Arndt, Paul   [Hrsg.]
La Glyptothèque Ny-Carlsberg: les monuments antiques (Texte) — München, 1912

Seite: 208
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PLANCHE 150.

Sarcophage romain.

Provenant de la Villa Pacca. Hauteur, om, 69; longueur, 2m, 20. Hauteur de la figure du couvercle, 0™, 61.
Restaurations: la partie antérieure du pied droit et le mufle du chien.

La face principale est remplie par la figuration d'un cortège bachique. Un satyre, portant une
outre sur l'épaule gauche, ouvre la danse. De la main droite, il cherche à arracher le vêtement de la
ménade debout à côté de lui. Celle-ci joue de la lyre et danse, en tournant le dos au spectateur (1).
Elle est suivie par une ménade complètement habillée et jouant de la double flûte phrygienne (2).
Après elle arrive un satyre portant un thyrse sur l'épaule et levant la main droite; puis, dansant et
exécutant de joyeuses cabrioles, Pan, portant sur l'épaule gauche un thyrse dont l'extrémité supérieure
est cachée par un mouchoir recouvrant la tête de Pan. Entre ses pieds, deux crotales reliés ensemble (3).
Pan, dirigeant ses regards en arrière, saisit de la main droite les rênes de deux lionnes qui traînent le
char de Dionysos. Les cous des deux animaux sont reliés par un joug. Un Eros, jouant de la lyre, est
assis sur la lionne du premier plan (4). Un deuxième est assis, une grappe entre les mains, sur le bord
antérieur du char. Un coussin moelleux est étendu sur celui-ci: Dionysos et Ariadne y reposent. Le
dieu, couronné de raisins, repose la main droite sur sa tête et la gauche autour du cou de sa compagne.
Son vêtement retombe sur le dos et les jambes en découvrant le sexe. Le char est accompagné par
un satyre portant un flambeau, ainsi que par deux ménades dont la première fait résonner les cymbales
en dansant, tandis que l'autre est debout tranquillement. La face latérale gauche est vide (5); la droite
présente un griffon. Sur le couvercle repose un homme au type de visage caractéristique pour l'époque
de Trajan, vêtu de la tunique et du manteau, le bras gauche appuyé sur un coussin; dans la main
gauche, il tient une coupe profonde, percée à la base; c'est par elle que l'on versait les libations à l'in-
térieur du sarcophage. Il tient à la main droite une longue guirlande de fleurs (hypothymis). Un petit
chien se serre contre le genou gauche du défunt.

Par le type de la figure du couvercle, on a daté le sarcophage de l'époque de Trajan (6). Mais
le couvercle n'y appartient pas parce qu'il est trop petit. Cependant, d'après le style, le sarcophage lui
aussi, n'a pas été exécuté beaucoup plus tard que vers le commencement du IIe siècle apr. J.-Chr. Parmi
les nombreuses figurations analogues, celle qui présente la plus grande parenté est une plaque de Berlin
(ici, fig. 1 26) (7) qui ne provient pas d'un sarcophage, mais constituait la dalle de fermeture d'un tom-

(1) On trouve une ménade ressemblante, mais drapée de façon différente, par exemple, sur un sarcophage de Dresde (Augusteum,
III, 113 ; cf. Hauser, Ncualiische Reliefs, p. 41).

(2) Réplique exacte, par exemple, sur un sarcophage de Naples, Phot. Alinari III75. Pour l'instrument, dans lequel la flûte gauche
se terminait par une sorte de pavillon (f'Auu-oç) se relevant à angle droit, un peu à la façon d'un fourneau de pipe, cf. Jan dans Pauly-Wis-
sowa, II, 2420 sqq.

(3) D'ordinaire on trouve sous cette figure, reparaissant si fréquemment dans les sarcophages, la cista mystica d'où s'échappe le
serpent. Cf. Roscher, Mythol. Lexikmi, III, 1443.

(4) Cf., outre le bas-relief de Berlin (850) mentionné ci-dessous, le sarcophage Casali: Ny-Carlsberg, pi. 152.

(5) Cf. pi. 152 et Matz-Duhn, 2288, 2362, 2726 (Einzelaufnahmen IV, p. 48); le côté non sculpté n'était sans doute pas visible,
non plus que la face postérieure.

(6) Altmann, Architektur und Ornamentik der antiken Sarcophage, p. 101.

(7) Catalogue, 850; Kekule, Die Griechische SkulplW2, p. 292 f.

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