Arndt, Paul   [Hrsg.]
La Glyptothèque Ny-Carlsberg: les monuments antiques (Texte) — München, 1912

Seite: 214
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fig.128

Les scènes du couvercle (1) se
passent dans un site rocheux animé par
quelques arbres. On y trouve à nouveau
Dionysos et Ariadne, étendus l'un en face
de l'autre, tous deux s'appuyant sur le
thyrse ; Dionysos tient de la main droite
le canthare. Entre eux, un Satyre avec
rhyton et lagobolon. Ariadne retourne la
tête, pour regarder derrière elle une
Bacchante, assise sur un rocher, qui joue
de la double flûte phrygienne(2),en même
temps que, de son pied droit, elle actionne
des crotales. Derrière Dionysos, une se-
conde Bacchante, dans la même position
qu'Hermès, immédiatement sous elle sur
la cuve. A droite du groupe, constitué par
les cinq figures qui viennent d'être décrites,
on voit Pan dans un pitoyable état, affaissé en arrière sur un rocher, la tête tombante et les bras
ballants, soutenu par deux Bacchantes : nous devons supposer qu'il est complètement ivre ou qu'il a été
maltraité par les Éros qui l'emmenaient dans la scène du registre inférieur. Plus loin à droite, une
Bacchante curieuse soulève le voile du van mystique posé sur un rocher. A côté d'elle et lui tournant le
dos, une autre Bacchante, agenouillée, soulève le couvercle de la ciste. Effrayé à la vue du serpent qui
s'en échappe, un Satyre (avec peau de bête et lagobolon) recule vers la droite en faisant le geste de
YAposcopeiwn. A l'extrémité opposée du tableau, nous retrouvons à nouveau Dionysos, le thyrse dans
la main droite, sur le point de monter dans un char traîné par deux panthères; de la main gauche il
touche l'aile d'un Éros, assis sur l'une des panthères et jouant de la lyre (3), pour l'inviter au départ.
La composition du relief est claire et simplement ordonnée; le sarcophage et le couvercle sont
en relation l'un avec l'autre et visiblement disposés l'un par rapport à l'autre (sauf que le groupe central
du couvercle a été déplacé vers la gauche). Toutefois, il n'existe pas entre les différentes scènes une véri-
table cohésion intime: dans le tableau principal, Dionysos et Ariadne ne font pas attention à la scène
de Pan, qui est cependant l'objet de l'intérêt général. Quant au relief du couvercle, on est particulière-
ment gêné par la disproportion dans la grandeur des figures : non seulement Dionysos et son épouse, mais
même des personnages secondaires, y sont représentés beaucoup plus grands que les autres. Quoi qu'il
en soit, ce sarcophage, qui est en outre dans un admirable état de conservation compte parmi les meilleurs
exemplaires de cette classe de monuments qui nous soient parvenus. A en juger par la dureté de l'exécution
et certaines particularités techniques, surtout l'aspect d'épongé donné au rocher, la date fixée par von Duhn,
à savoir l'époque d'Hadrien, me semble trop ancienne : nous pouvons descendre jusque vers l'an 200.

GEORG LIPPOLD.

Catalogue (1907), n°778. Matz-Duhn, 2344: on y trouvera la bibliographie plus ancienne; y ajouter: H.Moses,
A collection of antique altars, etc., 1813, sans numéros des planches. Brunn-Bruckmann, 410.

(1) Le couvercle est d'un marbre plus bleuâtre que la cuve; mais il est certain que couvercle et cuve vont ensemble.

(2) Cf. pi. 150, note 2.

(3) Cf. pi. 150, note 4.

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