Arndt, Paul   [Hrsg.]
La Glyptothèque Ny-Carlsberg: les monuments antiques (Texte) — München, 1912

Seite: 216
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le long de son bras gauche une branche de corail (?); devant lui il y a une ancre. L'autre, qu'on voit
de dos, porte la main gauche à son genou droit et allonge le bras droit contre une roue posée derrière
lui. Comme l'on retrouve souvent, dans des scènes analogues, des personnifications de la Terre et
de la Mer, nous pouvons ici également attribuer ce sens à ces deux jeunes hommes (i).

Les deux faces latérales sont décorées de boucliers ronds.

Les sarcophages représentant la légende de Phaéthon, entre lesquels celui de la Glyptothèque
est un des meilleurs et des mieux conservés, appartiennent tous à l'époque impériale déjà avancée, et ne
font que varier le même type fondamental ; en tant qu'œuvres d'art, ils sont tous médiocres. La com-
position en manque de clarté ; elle est surchargée de figures parmi lesquelles se remarquent de nom-
breuses personnifications et abstractions. Seul le groupe du milieu remonte, ainsi que l'a noté Furt-
wângler [Antike Gemmen, pi. LVIII, 2), à une grande création de l'époque grecque classique : la meilleure
reproduction nous en est fournie par un camée de Florence (Antike Gemmen, 1.1.) (2). Kyknos etEridanos
y sont indiqués simplement par le cygne et l'urne, ce qui doit mieux correspondre à l'original: puis,
on n'y voit qu'un seul Dioscure (Phosphoros), et il est devant le char, donc en train d'arrêter les
chevaux; ainsi l'autre Dioscure — qui d'ailleurs manque également sur plusieurs sarcophages —
est superflu et semble n'avoir été ajouté sur notre sarcophage que pour la symétrie.

L'exécution du sarcophage Jacobsen est dure et doit dater de la fin du IIe siècle apr. J.-Chr.

GEORG LIPPOLD.

Catalogue (1907), n° 783. — Bull. dell'Ist., 1834, p. 131 ; Annali, 1869, p. 130 sqq., pi. F (Wieseler; ; Matz-
Duhn, 3317; Roscher, Mythol. Lexikon, III, p. 2198 (Knaack).

(1) Cette explication des deux figures, proposée par Wieseler, me semble meilleure que celle de Matz et Knaack, qui mettent en avant
les noms d'Eridanos et Cœlus (cf. supra, note 2 et 3). Si Cailus apparaît une fois sous Ilélios {Bull, 1869. p. 67), cela ne prouve rien pour notre
sarcophage. La roue convient bien, ainsi que l'a montré Wieseler, pour une personnification de la Terre (de même que l'ancre, en pendant, pour celle
de la Mer) tandis qu'elle ne conviendrait pas pour Cœlus, qui est toujours représenté autrement.

(2) Cf. H. Steinmetz, De -entcrrum descriptionibus (Dissert. Gôttingen 1907), p. 8o, 2; Jahrbuch XXV 37, 3'). La même composition a
passé à des représentations de la mort d'Hippolyte. Cf. Robert, Sarkophage, III, 2, p. 170.

Fragment de sarcophage.

Hauteur, im,04; largeur, im,oS. Trouvé en 1885 ou 1886 à la Vigna Jacobini, devant la Porta Portese,
à Rome. Un certain nombre d'autres fragments du même sarcophage, trouvés avec celui-là ne sont pas entrés
à la Glyptothèque Ny-Carlsberg.

Ainsi qu'il résulte de la comparaison avec d'autres répliques conservées intactes, notre sar-
cophage représentait l'histoire d'Achille retrouvé et reconnu parmi les filles de Lycomède. Le frag-
ment Jacobsen provient de l'extrémité gauche du tableau. Les regards de tous les personnages sont
dirigés vers le milieu, où était figuré Achille, dans le moment où, encore habillé en fille, il saisis-
sait soudain les armes, en entendant le son de la trompette (la pointe de la lance subsiste dans notre
fragment, à droite en haut), et ainsi se trahissait aux yeux des envoyés des Grecs, Diomède et Odys-
seus. Nous voyons le sonneur de trompette sur notre fragment, au second plan; il porte le casque,
orné d'une tête de bélier, le bouclier et le glaive; de la main gauche, il tenait sa trompette (presque
entièrement brisée), et sa main droite était ramenée derrière la tête, geste typique pour le sonneur de
trompette. A droite se tient debout la vieille nourrice de Déidamia, avec son mouchoir de tête,
posant la main droite sur sa poitrine. Devant elle, au premier plan, est agenouillée Déidamia, l'amante

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