Arndt, Paul   [Hrsg.]
La Glyptothèque Ny-Carlsberg: les monuments antiques (Texte) — München, 1912

Seite: 221
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PLANCHES 157—160.

Sculptures de Palmyre.

Parmi les nombreux monuments originaires de Palmyre entrés à la Glyptothèque Ny-Carlsberg
et mentionnés pour la plus grande partie dans le catalogue de D. Simonsen, Sculptures et Ins-
criptions de Palmyre à la Glyptothèque Ny-Carlsberg (Copenhague, 1889), nous avons choisi les
échantillons suivants (1) pour en faire connaître le style:

PI. i57=Simonsen, pi. XI, G 1. Hauteur om,20. Tête de femme à coiffure richement ornée.

PI. i58=Simonsen, pi. XIII, G 15. Hauteur, om,24. Tête semblable, voilée.

PI. 159 (à gauche) = Simonsen, pi. XV, D 17. Hauteur, om,46 ; largeur, om,34. Partie supérieure
en relief d'une femme voilée et richement ornée.

PL 159 (à droite) = Simonsen, pi. VI, C 1. Hauteur, om,52; largeur, om,42. Partie supérieure
d'un homme en relief, à bonnet de haute forme, tenant dans la main droite un flacon et à la gauche
une sorte de coupe. A gauche de la tête, cette inscription: «Maie, fils de Mokimou Zagasch. Hélas!»

PI. 1 60 (à gauche) = Simonsen, pi. I, A I. Hauteur, om,56; largeur, om,49. Relief funéraire d'un
homme avec serviteur. Au milieu, un pilier sur lequel se trouve un bonnet couronné et orné d'une agrafe
tel que le porte l'homme debout à droite qui est le défunt. Son habillement se compose du chiton et de
l'himation. Dans la main gauche abaissée il tient un document plié. De l'autre côté de la stèle
se tient l'esclave avec un vêtement court sous lequel il porte une chemise à franges. A la main
gauche il porte par la poignée une boîte carrée; à la droite, un scrinium. Il porte les cheveux
courts, sauf la mèche flottante dite des esclaves. A gauche du défunt, cette inscription : «Hélas!
Yarhai, fils de Yarhai, fils de Yarhai, Yerî'bel [Malheur!?] (2).

PI. 160 (à droite) = Simonsen, pi. XIV, E 2. Hauteur om,3Ô; largeur, om,i95. Plaque votive.
Paumes des deux mains levées. Au-dessus, cette inscription: «Cet autel a été érigé pas V . . ., fils de
Malkou Malê à „Loué soit son nom éternellement", pour sa vie et celle de son frère, dans le mois de
Sivan an 502 (aer. sel.= 191 après J.-Ch.).»

Palmyre était le grand centre du commerce de l'Empire romain aux frontières de l'Orient,
et les grandes transactions commerciales avec la Syrie et l'Arabie aux IIe et IIIe siècle après J.-Chr.
y avaient déterminé un essor rapide et produit de grandes richesses. Les vestiges grandioses des
monuments architectoniques en sont un témoignage. Il est vrai que la finesse et l'élégance du
goût ne marchèrent pas de pair avec la grandeur et la magnificence. C'est surtout visible dans les
monuments funéraires où l'effigie surchargée d'ornements des défunts contraste étrangement avec la
grossièreté et la maladresse de l'exécution.

(1) Les sculptures de Palmyre sont taillées dans un calcaire local.

(2) D'après une aimable communication de M. Euting, de Strasbourg, le dernier mot entre parenthèses est une abréviation encore
inexpliquée, ou, si c'est vraiment un mot, il pourrait peut-être signifier: secours, assistance.
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