Arndt, Paul   [Hrsg.]
La Glyptothèque Ny-Carlsberg: les monuments antiques (Texte) — München, 1912

Seite: 14a
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clans le célèbre sarcophage de Bomarzo, au Musée britannique, porte même cinq antéfixes décorées
de masques de femme (103). La façade de l'édifice étrusque représenté sur le miroir Melacre-
Putulke laisse voir des extrémités de poutres horizontales: Otfr. Millier en avait déjà fait la
remarque (104). Il faut citer aussi le bas-relief de Chiusi, représentant une scène de mariage, que
Gamurrini a publié dans les Mittheilungen de Rome (105).

Les antepagmenta sont le revêtement des mutuli; cela n'a pas toujours été reconnu, bien
que le texte ne prête là dessus à aucun doute. Klenze, par exemple, décorait l'architrave de
moulures concaves; Perrault y appliquait une frise (106). D'autres limitaient beaucoup trop le
revêtement, en croyant qu'il n'y avait que les têtes des poutres qui étaient recouvertes chacune
d'une planchette(107), tandis qu'il est bien plus naturel d'admettre une bande frontale continue,
dans le genre de YâxQoyeloiov de l'inscription relative aux murs d'Athènes (108). Mais, après un
regard jeté sur les constructions en bois actuelles de l'Europe centrale, nous pouvons même
admettre un emploi encore plus étendu: par exemple, les corbeaux en forte saillie des maisons
de la Forêt-Noire sont entièrement revêtus (109). Piranèse, Rode, Choisy, etc. ont donc eu raison
de ne pas comprendre d'une façon trop stricte l'expression in frontibits et de revêtir de planches
la saillie tout entière. Car, si on prenait le mot tout à fait à la lettre, on ne pourrait pas même
admettre un revêtement de la base du fronton, que nous devons nous représenter cependant
comme offrant une surface continue.

§ 7. Le toit en pente (Fig. 3)

Supraque ea tympanum fastigii structura seu de matériel conlocetur, supraque id fastigium
columen, cantherii^ templa ita sunt conlocanda, îit stillicidium tecti absoluti tertiario respondeat.

Vitruve laisse libre d'élever le tympan du fronton en pierre ou en bois. Les pignons en bois,
qui se rencontrent souvent encore aujourd'hui dans les maisons en pierre (celles-ci, généralement
récentes) de la région des Alpes, représentent, avec le toit en forte saillie, ce qui reste de la
construction entièrement en bois qui régnait seule à l'origine. Pareillement le temple étrusque,
qui offre la seconde des particularités ci-dessus mentionnées, a été d'abord une construction faite
uniquement en bois, cela n'est pas douteux; néanmoins une comparaison minutieuse, comme celle
qu'a faite Klenze d'après les constructions en bois de la Rhétie, ne fournit que de maigres résultats
pour une restauration.

La hauteur du fronton n'est pas donnée. Il ne semble pas qu'il y ait eu en Etrurie une
règle fixe à ce sujet. Les restes conservés de frontons de temples et les représentations d'édifices
nous offrent parfois l'inclinaison de 13 degrés habituelle aux temples grecs, mais nous font voir
aussi des toits plus aigus et d'autres extrêmement plats (110). Pour ce qui est du tympan,
quelques commentateurs, prenant le mot antepagmenta au sens le plus étroit, comme désignant un

(103) Martha, op. /., p. 280, fig. 188.

(104) Etrusker, 2= éd., II, p. 24143; Inghirami, op. /., II, pi. 48, IV, pi 3.

(105) Rom. Mitth.y 1889, pi. IV, fig. 2 et 3. Dans la fig. 3, à gauche, le bord oblique n'apparaît pas clairement, parce qu'il est encore
recouvert de terre, ainsi que je l'ai constaté sur l'original. La corniche horizontale n'offre pas, à la surface supérieure, de revêtement en tuiles;
mais elle a une forte inclinaison, évidemment pour que l'eau de pluie n'y pût séjourner.

(106) Cette idée d'une frise, que rien ne justifie, se retrouve dans Marquez, op. I.

(107) Cf., au contraire, Semper, op. L, p. 186, qui rappelle les antepagmenta continus des portes dans Vitruve.

(108) C. I. A., II, 167, 1. 61 — 74 (Wachsmuth, Stadt Athtn, II, I, p. X. sq.). Cf. O. Mflller, De munim., pi. II, p. 56 sqq. (Kunstarch.
Werke, IV, p. 142 sqq.); Choisy, Etudes épigr. sur l'arch. gr., II, p. 43 sqq. (avec le compte rendu de Fabricius, Berl. th. Wochenschr., 1884,
p. 1317); Durm, Handb., II, I2, p. 160.

(109) Les maisons ordinaires de particuliers à Rome avaient aussi un revêtement sur le bord du toit; Vitruve, I, 9, § 16, p. 60, 15:
tabulae in subgrundiis etc.

(110) Par exemple, frontons élevés dans les urnes funéraires de Berlin nos 1265, 1266, 1299; fronton très bas dans le n° 1237.
Cf. aussi Noiizie degli scavi, 1885, pi. III, n° 6; 1889, p. 181 ; Durm, Handb. d. Archit., II», p. 58, fig. 51 et 52.

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