Arndt, Paul   [Hrsg.]
La Glyptothèque Ny-Carlsberg: les monuments antiques (Texte) — München, 1912

Seite: 17a
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Fig. 4-

D'après cela, tertiarium signifiant le tiers d'un tout (129), notre passage doit être traduit
ainsi: «La saillie de gouttière du toit terminé correspond au tiers (du toit terminé).» Chacune
des deux pentes du toit se partage donc en trois parties égales, dont la plus basse forme auvent (130).
Une forte avancée du toit est la caractéristique de l'ancienne maison italienne: c'est là qu'on
plaçait les lares grundules, c'est à son ombre qu'on a enseveli pendant longtemps les petits en-
fants (131), c'est sous sa pente qu'on installait, comme aujourd'hui encore dans la région des
Alpes, des pigeonniers et des ruches(132). On connaît ces toits des palais toscans de la Renais-
sance (133), avec les fortes saillies de leur chevrons souvent chargées d'une riche décoration: il
faut y voir une survivance de l'ancien art local. Je dois considérer comme une faute capitale de
la reconstruction que le comte Cozza a faite du temple d'Alatri(i34), dans la cour de la Villa
du Pape Jules, que l'auteur n'ait pas tenu compte de ce subgrundium, non plus que de la saillie
des mutuli; et cependant il eût dû être averti non seulement par Vitruve, mais par les restes
encore existants de toits de temples, restes qui sont connus depuis longtemps dans la science et
aisément accessibles. Par exemple, il existe au British Muséum ( 135) un afitepagmentu*" en terre

(129) Dans Caton (de re rus/., 95,1) il désigne aussi une mesure de capacité. Cf. Hultsch, Melrol., p. 1216.

(130) Rappelons ici quelques-unes seulement des plus notables explications antérieures. Celle de Philander fît longtemps loi, d'après
laquelle il s'agissait ici du triangle du fronton, à quoi Perrault répondait avec raison que cela ne voulait rien dire; mais lui-même, il ne pro-
posait pas grand chose de mieux (« Que la pente du toit soit pareille à celle du fronton qui doit être très élevé »). Genelli, Klenze, O. Millier appliquaient
le mot à la hauteur verticale des deux pentes du toit, laquelle devait être égale au tiers de la hauteur du temple, mesurée du sol à la corniche
(Genelli, p. 58, 61 ; Klenze, p. 74, 82). Fort arbitrairement Marini, prétendait (pie tertiarius, c'était le tiers de la hauteur des colonnes. Newton
croyait que l'eau devait s'écouler en trois points différents. Galiani avait eu déjà une idée pareille en principe, quand il imaginait un toit
à trois pentes.

(131) Fulgentius, de serm. prise, n. 7; Otfr. Millier, Kunstarch. Sclirift., III, p. 151.

(132) Varron, K. ;-., 3, 3.

(r33) Par exemple, le palais des Pazzi, à Florence. Cf. Purckhardt, Gesch. d. Renaissance in Italien, p. 62.

(134) Dans ma Puteol. Bauinschr., p. 719, j'avais parlé de cette reconstruction comme étant celle du temple de Falérii. M. le
professeur Winnefeld m'a averti de mon erreur: c'est seulement lorsque les trouvailles d'Alatri ne suffisaient pas, qu'on a emprunté
aux fouilles de Falerii. Il y a donc lieu de se servir de cette reconstruction avec la même prudence que des autres produits de fouilles exposés
dans ce musée.

(135) Inv., n° 92. 1 —21. 15; Fig. 4.

Ny-Carlsberg II
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