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Arndt, Paul   [Hrsg.]
La Glyptothèque Ny-Carlsberg: les monuments antiques (Texte) — München, 1912

Seite: 33a
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B.
MONUMENTS ÉTRUSQUES

PAR

GUSTAV KÔRTE

(PLANCHES 180—189).

PLANCHE 180.

Dessus (en forme de cippe) d'une urne cinéraire.

Provient de Chiusi. Hauteur, 0,m68. Calcaire fétide.

Le monument se compose d'un socle quadrangulaire et d'un couronnement conique; les
quatre côtés du socle sont ornés chacun de deux figures en bas-relief. Le tout formait le dessus
d'une masse carrée, de plus grandes dimensions, qui avait été creusée pour recevoir les cendres
du mort. Les urnes cinéraires de ce genre étaient en usage dans la région de Chiusi, au Ve siècle
avant J.-C. : c'est de cette région que provient également la matière employée. D'ordinaire, une
des deux parties seulement s'est conservée, généralement la partie supérieure, parce qu'elle était
massive. La collection Jacobsen possède, sans parler de plusieurs exemplaires de parties supérieures,
deux exemplaires de parties inférieures, lesquelles étaient les urnes cinéraires proprement dites (cf.
Catalogue [1898], PI. 55 et H. 60); il y en a un autre encore, par exemple, au musée de Berlin (1).
Quant à des monuments complets, je ne me rappelle en avoir vu qu'un seul, dans une collection
privée, à Rome. Le plus souvent, les parties supérieures sont dépourvues de leur couronnement,
qui est conservé ici. Ces monuments étaient toujours érigés à l'intérieur des chambres funéraires;
la nature de la pierre, qui est extrêmement tendre et se laisse tailler au couteau, n'eût point
permis de les dresser sur le tombeau même, à l'air libre, comme de véritables cippes(2).

Deux entailles faites à la scie dans le socle quadrangulaire et deux autres, moins profondes,
qui se croisent sur le cône de couronnement doivent avoir été faites par ceux qui ont pillé le
tombeau dans l'antiquité; ils voulaient s'assurer si le monument n'était pas creux et ne renfermait
pas, peut-être, des offrandes funéraires.

Les quatre bas-reliefs représentent chacun un homme et une femme marchant à droite
et exécutant une sorte de danse qu'ils accompagnent d'une vive gesticulation des mains. Deux
des hommes ont dans les mains des instruments de musique: une cithare (à), des flûtes (d)\ évi-
demment, ils font eux-mêmes, à certains intervalles, la musique de la danse à laquelle ils prennent
part. Tous sont vêtus d'un long chiton, qui laisse paraître les formes du corps, et d'un himation.
Les femmes portent l'himation drapé de telle manière que la niasse principale retombe par derrière,
avec deux pans en pointe par devant; et les hommes, au contraire, à l'exception d'un seul (c),

(1) Cf. Beschreïbung il. ant. Skulpt., n° 1222, p. 46g sqq.

(2) Cf. J. Martha, L'art étrusque, p. 342.

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