Arndt, Paul   [Hrsg.]
La Glyptothèque Ny-Carlsberg: les monuments antiques (Texte) — München, 1912

Seite: 36a
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PLANCHE 182.

Statue tombale creuse

(Récipient cinéraire).

Trouvée à Città délia Pieve, près de Chiusi. Hauteur, 1 m. Calcaire fétide.

Une femme, vêtue du chiton et de l'himation, chaussée de sandales, est assise sur un siège
à dossier et à banc de pieds; elle s'appuie du coude gauche sur le dossier; sa main gauche,
dont les doigts pendants touchent la cuisse, retient un fruit rond (grenade?); la main droite,
étendue à la hauteur des genoux, tenait dans ses doigts plus refermés un autre attribut
(probablement une fleur). Cet attribut avait été travaillé à part, il manque aujourd'hui; un trou
d'insertion avait été ménagé entre les doigts de la main. La tête et le cou constituaient un
morceau séparé, qui s'adaptait sur le tronc. La cavité du tronc, que fermait cette pièce rapportée,
était destinée, d'après les observations faites sur un autre exemplaire, à recevoir les cendres de
la morte.

Sur les boucles ondulées des cheveux, on remarque un diadème qui est d'une forme
étrusque caractéristique. Les deux côtés du siège sont ornés chacun d'un Sphinx en relief, dont
la tête est presque entièrement détachée du fond.

Il est douteux qu'on doive reconnaître Perséphoné dans cette figure et dans les autres
pareilles; c'est plutôt le portrait idéalisé des mortes mêmes, dont les cendres étaient contenues
à l'intérieur (1).

L'exécution porte la marque de l'art grec déjà libre, avec quelques restes d'archaïsme
toutefois, surtout dans la chevelure. Notre exemplaire, qui est dans un état remarquable de con-
servation, peut être attribué au IVe siècle avant J. C. Un autre, au musée de Palerme, est d'un
style plus sévère, et il offre des traits plus individuels, qui permettent d'y voir un portrait véritable.

Catalogue (1898), p. 350, H. 114. Description faite par moi dans Besckr. d. ant. Sk. (Berlin), p. 487.
Les urnes en terre cuite à reliefs estampés, trouvées dans le même tombeau, proviennent certainement d'ensevelisse-
ments postérieurs. J'ai un peu trop rajeuni, dans cette description, l'exemplaire de Berlin: il doit appartenir aussi
au IVe siècle.

(1) Cf. J Martha, L'art étrusque, p. 337 sqq., et nies observations sur l'exemplaire de Berlin {Besckr. d. atit. Sk., n° 1262, p. 487 sqq.)
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