Arndt, Paul   [Hrsg.]
La Glyptothèque Ny-Carlsberg: les monuments antiques (Texte) — München, 1912

Seite: 43a
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grecque du Massacre; car, dans Homère, c'est Ulysse seul qui emploie l'arc, tandis que son fils
manie l'arme habituelle de l'hoplite, et cette différence est toujours observée dans les reliefs
étrusques (2) qui s'inspirent directement des modèles grecs. L'auteur de notre bas-relief a voulu
simplement faire de son second personnage un pendant à Ulysse : c'est pourquoi il lui a attribué
aussi un arc, en môme temps qu'il lui composait un costume à l'imitation de celui des démons
féminins (Furies), qui se rencontrent si fréquemment sur les urnes cinéraires; on remarquera, en
effet, qu'un tel costume n'appartient jamais à des personnages masculins. Il résulte de là, sans
doute possible, que l'auteur ne comprenait pas le modèle dont il se servait (c'est une constatation
qu'on a souvent l'occasion de faire pour les monuments étrusques), et qu'il lui a tout bonnement
emprunté quelques motifs isolés, auxquels il a ajouté le groupe central, emprunté lui-même à
un autre modèle. Pour ce qui est de ce groupe, comme il ne se retrouve pas dans les reliefs
des urnes connues de nous, il nous est impossible d'en proposer une interprétation. En tout cas,
il n'est sûrement pas emprunté à une représentation du Massacre des prétendants.

Sur la bordure supérieure de l'urne cinéraire est gravée l'inscription: Aule : Vefana, la-
quelle donne le prénom et le nom de famille du mort, qui avait ses cendres là. Le mort lui-même est
figuré sur le couvercle, couché comme à l'ordinaire et tenant de la main droite une coupe. La
tête est ceinte d'une couronne en bourrelet; une autre couronne, beaucoup plus grande, est passée
autour du cou, et l'extrémité en est tenue par la main gauche; aux doigts de celle-ci on
remarque deux bagues. La coupe, les bagues et les attaches ou rubans de la couronne passée sur
le cou étaient dorées.

L'exécution du relief est assez grossière ou plutôt négligée; en revanche, comme le signale
justement le Catalogue de M. Jacobsen, les traits du mort sont relativement bien rendus et
d'une façon caractéristique, en vue d'un portrait.

Catalogue( 1898), p. 341, H. 93. Auparavant dans la collection Terrosi, à Cetona près deChiusi. Reproductions
dans Ami. deW /st., 1842, pi. E (E. Braun); Micali, Mon ined., 49,1 ; Brunn, / ri/, d. urne etr., I, 98, 8, p. 129 sq.; cf.
Schlie, Darst. d. Troischen Sageukr. au/ etr. Asclicnk., p. 195, 197. L'inscription dans Fabretti, Corp. iuscr. it. ant.
cevi, n° 1015. — A l'extrémité droite du bord de l'urne cinéraire, il y a un A peint (on le reconnaît aisément
sur la photographie); apparemment, on avait eu d'abord l'intention de peindre (au lieu de graver) l'inscription,
en la répartissant d'un bout à l'autre de la bordure.

(2) Ibid, XCVII, 6; XCVIII, 7.

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