Arndt, Paul   [Hrsg.]
La Glyptothèque Ny-Carlsberg: les monuments antiques (Texte) — München, 1912

Seite: 45a
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dessiné un guerrier tombé à terre, et il a ainsi réservé la place nécessaire pour les extrémités de
la plinthe. Mais il n'a pas pris le même soin pour les enroulements gravés dans la petite zone
voisine; il les a continués jusque dans les endroits que la plinthe devait recouvrir.

Le sujet représenté dans la zone à figures est un combat entre deux partis, dont l'un a
visiblement le dessous. A droite et à gauche de la poignée du couvercle, on voit un blessé
qui tombe; l'un tombe sur la face, et l'autre sur le dos. Sur le blessé se précipitent à la fois
des deux côtés opposés, pour lui donner le coup de grâce, deux guerriers ennemis, dont chacun
tient un cheval par la bride. Cela fait donc deux grands groupes symétriques, composés de trois
figures. Ils sont séparés l'un de l'autre, des deux côtés, par un petit groupe représentant un
combat singulier entre deux, guerriers dont l'un, blessé, tombe à la renverse ou s'affaisse sur
lui-même. L'armement des deux partis est le même : le guerrier vainqueur, dans le grand groupe
à gauche, porte un casque à pointe recourbée (dans le genre du bonnet phrygien, mais avec une
crinière), et un casque pareil sans crinière se trouve à côté du blessé tombé sur la face. Dans
le champ, entre les figures, on voit des armes diverses: les unes appartiennent aux combattants,
elles leur échappent des mains ou sont rejetées par eux; mais il est évident (pie la plupart ont
été simplement ajoutées pour remplir les vides. Le dessin est extrêmement soigné et correct;
tous les détails sont rendus avec une minutieuse attention, mais souvent les mouvements manquent
de vie véritable. On remarquera que les quatre guerriers qui ont un cheval sont tous quatre à
pied et courent à côté de leur monture. L'ensemble donne l'impression d'un certain nombre de
motifs distincts, que l'artiste a rassemblés, soit qu'il les ait tirés de quelque grande composition
ou extraits d'un répertoire de modèles. Tel était le procédé habituel des artistes latins, comme le
prouve d'une façon frappante le couvercle d'une autre ciste, exhumée peut-être en même temps
que la nôtre (5): on y trouve, en effet, toute la moitié gauche (cinq figures) de notre sujet même,
deux fois répétée, et du reste médiocrement exécutée. Un des guerriers porte au bras gauche,
au dessus du coude, un bracelet à bulles; cela est conforme à l'usage italiote. D'ailleurs, de
façon générale, il est certain que c'est en Italie même que l'ornementation des cistes a été faite,
presque toujours par de artistes italiotes, qui travaillaient sur des modèles grecs.

On constate, dans quelques cistes, une différence de style et de qualité entre les ornements
exécutés en relief et les ornements gravés : ce n'est point le cas dans notre exemplaire. On peut
lui assigner pour date le commencement du IIIe siècle av. J.-C.

Catalogue (1898), p. 330, H. 62. Reproduction (sans les disques et les chaînettes du récipient) dans les
Monum. dcir ht., Suppl., pi. XIV.

(5) Cf. Mon. dtW ht., Suppl., pi. XIII.

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