Arndt, Paul   [Hrsg.]
La Glyptothèque Ny-Carlsberg: les monuments antiques (Texte) — München, 1912

Seite: Verlagsinformation 1
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/arndt1912text/0326
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen Nutzung / Bestellung
facsimile
VERLAGSANSTALT F. BRUCKMANN A.-G., MUNICH

AVIS AUX SOUSCRIPTEURS DE „LA GLYPTOTHÈQUE NY-CARLSBERG"

La continuation régulière du présent ouvrage, que nous aurions
désirée nous-même tout des premiers, a subi quelque retard au cours de
ces dernières années. La cause en est surtout que deux pièces splendides
de la Glyptothèque, originaux du IVe siècle, semble-t-il, pour lesquelles
étaient déjà prêtes les planches 102 à 105, ont dû être réservées parce qu'elles
faisaient l'objet d'une étude spéciale de M. Franz Studniczka. Cette étude
a été couronnée de succès; mais elle a nécessité des recherches très
longues, se continuant d'année en année. Il va sans dire que nous ne
pouvions pas avoir le dessein d'en prévenir ici la publication.

Il s'agit de deux torses en marbre, un peu plus grands que nature,
représentant Artémis et une jeune fille en proie à une vive émotion.*) Ces
deux statues étaient depuis dix ans dressées côte à côte à Ny-Carlsberg,
quand M. Franz Studniczka remarqua, au cours de l'été 1898, qu'on en
pouvait composer un groupe, vu la correspondance parfaite des cassures:
le groupe ainsi composé montrait Artémis arrivant derrière la jeune fille,
celle-ci vivement émue et tombée à genoux.

Les comptes-rendus des fouilles romaines apprirent ensuite à M.
Studniczka qu'au moment de la découverte de ces deux torses on avait
exhumé une quantité de fragments qui s'y rapportaient. Malheureusement
on n'en avait pas fait l'acquisition en même temps pour la Glyptothèque
Ny-Carlsberg. M. Studniczka se mit à leur recherche et, aidé par quelques
autres amis de l'art antique, il en retrouva la plus grande partie dans
le commerce. Il résultait, entre autres choses, de ces découvertes nou-
velles qu'Artémis menait un grand cerf et que, par conséquent, la jeune
fille qui est à ses pieds doit être Iphigénie.

En outre, une enquête ouverte sur les circonstances de la première
trouvaille avait fait entrevoir la possibilité de découvrir de nouveaux restes
en recommençant les fouilles dans le sous-sol d'une maison de rapport
(située dans la périphérie des jardins de Salluste), à 17 m. environ sous
le pavé de la rue. Après l'aplanissement d'une série de difficultés sérieuses,
ces recherches supplémentaires purent être exécutées, et elles se trouvent
aujourd'hui également terminées. Elles ont fourni une grande quantité de

*) N°s 150 et 315 du Catalogue de M. Jacobsen (1898). Le n° 315 a été reproduit
dans le Bullettino comunale, 1886, pi. 14 et 15. Tous deux ont été l'objet d'une courte
mention de M. Furtwângler, Meisterwerke, p. 558, note 4.
loading ...