L' art: revue hebdomadaire illustrée — 1.1875 (Teil 1)

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Holland, et, dans vingt lignes de préface, elle a mis tout plein de
bonne grâce à remercier tous ceux qui lui ont prêté leur con-
cours : Miss Probyn, Sir James Lacaita, M. Taylor, ce dernier
attaché au British Muséum, et MM. Philip Delà Motte et Jeens,
les artistes qui ont illustré Holland Housc avec autant de talent
que [de goût. Gravures au burin, lithographies, photographies,
fac-similc d'autographes, gravures sur bois, ont été prodigués
pour la plus grande joie du lecteur, qui dévore ces pages où
revivent les nobles figures de Sir Stephen Fox, du premier Lord
Holland, de Charles James Fox, du troisième et du quatrième

HOILAND HOUSF. : Le jardin hollandais

Holland Housc; Sir Joshua Reynolds y resplendit d'un éclat
incontesté.

Cet ouvrage, que la princesse Marie de Liechtenstein appelle
un livre sans prétention, a reçu du public un trop excellent
accueil pour ne pas l'engager à en écrire d'autres ; c'est l'espoir
de tous ceux qui la lisent.

J ulls Raymond.

VI.

ENTRETIENS SUR LA PEINTURE, par René Ménard, rédacteur
en cher de la Galette des Beaux-Arts^avec cinquante eaux-fortes
et une traduction anglaise, sous la direction de M. Philip Gil-
bert Hamerton, rédacteur en chef du Portfolio. 1 vol. grand
in-40. Paris, Librairie de l'Art} 3, rue de la Chaussée-d'Antin,
Hippolyte Heymann, éditeur, 1875.

HISTOIRE DES BEAUX-ARTS, illustrée de 414 gravures, repré-
sentant les chefs-d'œuvre de l'art à toutes les époques, par
René MÉNARD, rédacteur en chef de la Galette des Beaux-Arts.
1 vol. in-40 de 516 pages. Paris, librairie de l'Imprimerie géné-
rale, 9, rue de J-'lcurus, et librairie de l'Echo de la Sorbonnc.
7, rue Guénégaud, 1874.

Dans ces deux ouvrages, notre collaborateur M. René Ménard
poursuit le même but : la vulgarisation de l'art.

Le premier se compose de dix-neuf entretiens sur la peinture
où il s'est appliqué à résumer le plus brièvement possible les traits
principaux du talent artistique d'un grand nombre de peintres,

Lord Holland et de tous les contemporains, illustres hôtes d'une
résidence privilégiée, objet de l'éternel respect des arts et des
lettres, qui y ont constamment été tenus en haut honneur.

A l'histoire des Barons Holland succède la description minu-
tieuse, mais jamais aride, de l'habitation célèbre qui porte leur
nom; c'est là un véritable tour de force littéraire qu'une femme
seule pouvait exécuter avec autant d'esprit, et encore fallait-il
qu'elle eût vécu de longues années dans ce brillant séjour pour le
posséder à ce point et y attacher si profondément le lecteur.

Il va sans dire qu'il est grandement question d'art dans

Holland h o u s e : Le grand escalier.

dont plusieurs sont peu connus en France. Le XIIIe entretien est
surtout remarquable à ce point de vue. L'auteur y parle du
paysage en Angleterre et apprécie d'un trait rapide Richard
Wilson, le patriarche des paysagistes anglais, dont les ouvrages
et le nom même sont à peu près inconnus chez nous; John Bar-
ney Crome, que nous ne connaissons guère mieux; Gainsborough
dont les œuvres n'ont presque jamais franchi le détroit et dont
nous commençons à peine à soupçonner la gloire. Constable et
Turner nous sont moins étrangers, sans nous être beaucoup plus
connus. Il y a trois ans, le musée du Louvre n'avait pas une
seule toile de Constable; il en a trois maintenant. Nous en devons
deux à la générosité de M. John Wilson, et la troisième a été
achetée par l'Administration à la même époque.

Cependant, comme le fait très-justement remarquer M. Mé-
nard, nul pays n'était peut-être plus intéressé que la France à
posséder des toiles de ce peintre illustre, car, en somme, c'est à
lui que nous devons en grande partie la transformation qui a fait
du paysage une branche si importante de l'art français.

Gainsborough n'a pas eu d'influence directe sur l'école fran-
çaise, par la raison que ses œuvres y étaient, il y a vingt ans,
encore parfaitement ignorées, mais il n'en est pas moins vrai que
ce grand artiste a eu la gloire, avec Constable, d'apporter dans
le paysage anglais un élément entièrement nouveau et d'avoir
amené un renouvellement complet dans la manière de comprendre
ce genre de peinture, lequel a passé d'Angleterre en France à la
suite de quelques tableaux de Constable.

« Toutes les idées qu'on .1 en France sur la couleur et sur la

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