L' art: revue hebdomadaire illustrée — 1.1875 (Teil 1)

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d'autres que les anciens n'avaient pas les mêmes idées que nous sur la propriété artistique et l'origi-
nalité. Ainsi trois des figures qui ornent le beau vase de Salpion, au musée de Naples, sont identique-
ment reproduites dans un bas-relief du même musée.

Les statues de style archaïque sont rares dans toutes les collections. Le musée de Naples en pos-
sède deux très-remarquables, une Athènè et une Artémis , trouvées toutes deux à Herculanum.
L'Athènè est dans l'attitude du combat, la lance levée, le bras gauche entouré de l'égide comme
d'un bouclier. Malgré le mouvement très-accentué de la figure, la draperie garde la raideur symé-
trique de ses plis. Cette disposition régulière, qui caractérise le costume grec dans les œuvres d'an-
cien style, se retrouve dans l'Artémis d'Herculanum. Quand cette statue a été découverte, elle

Trépied en bronze (Musée National de Naples).

présentait de nombreuses traces de couleurs, qui malheureusement ont en grande partie disparu. Ce
qui en reste suffit cependant pour résoudre définitivement la question controversée de la polychromie
dans la sculpture. On peut citer aussi, comme appartenant au vieux style grec, deux statues athlétiques,
qu'on désigne sous les noms d'Harmodios et d'Aristogiton. Cette désignation paraît vraisemblable, car
on voit deux figures dans un mouvement analogue sur une médaille d'Athènes. On peut encore regarder
comme un ouvrage grec d'une très-bonne époque, le trophée représentant une jeune captive assise à
terre, entre deux autres jeunes filles qui supportent l'entablement. Une inscription en beaux caractères
annonce que ce monument est un trophée élevé à la Grèce pour une victoire sur les Caryens. Ainsi se
trouve justifiée l'explication donnée par Vitruve du nom de Cariatides.

Dans la grande période républicaine de l'art grec, la sculpture était presque exclusivement reli-
gieuse ou athlétique. Les statues divines étaient quelquefois en or et en ivoire; le plus souvent
c'étaient des acrolithes , c'est-à-dire des mannequins revêtus de riches étoffes, dont la tête et les
extrémités étaient en marbre ou en métal. Il devait arriver souvent que ces mannequins tombant de
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