L' art: revue hebdomadaire illustrée — 1.1875 (Teil 1)

Seite: 221
DOI Artikel: DOI Seite: Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/art1875_1/0242
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen Nutzung / Bestellung
0.5
1 cm
facsimile
NICOLAS-TOUSSAINT CHARLET. 221

Pour lui, le dessin ne consiste pas « à polir, lécher et pointiller de charmants petits riens dans
l'album d'une châtelaine ». Ce genre de dessin est celui qui mérite le nom d'art d'agrément. C'est
l'art inutile, en admettant même que ce soit un art. « J'ai donc travaillé, dit-il, pour l'ingénieur et
l'homme de guerre dont le temps est absorbé par de sérieux et pénibles travaux... Je leur ai fait du
paysage à peu de frais, écrit et massé un bout de terrain, un fragment de roche, quelques buissons,

quelques arbres, où les morceaux de clairs et d'ombres sont indiqués par de simples lignes horizontales
ou perpendiculaires, par quelques piqués noirs. J'ai mis de côté les finesses et malices d'exécution,
qui, ne prouvant rien, n'en apprendraient pas davantage.

« J'y ai joint quelques figures au trait; j'ai tracé le plus simplement possible, sans tours de force,
sans ce qvi'on appelle en terme d'atelier fcelles. Les ficelles sont la triste ressource des gens qui
n'ont que des bras, mais de tète et de cœur, point. Arrière donc les ficelles! on doit chercher à être
fort sans cesser d'être simple. »

Plus loin, il dit : « Dans les nos 43-46 j'ai cherché à rendre facile et simple la manière de saisir
loading ...