L' art: revue hebdomadaire illustrée — 1.1875 (Teil 1)

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CATALOGUE DES ESTAMPES DE LA MARQUISE DE POMPADOUR. 259

eux de la musique sérieuse. D'immenses progrès avaient été réalisés dans le courant du xvi1' siècle et
le premier essai de drame musical fut tenté à Florence en 1594, mais ne fut entièrement réalisé que
six ans après, à l'occasion du mariage de Marie de Médicis avec Henri IV.

Il est inutile de dire qu'entrée dans cette voie la musique ne devait plus cesser de s'enrichir
d'oeuvres sublimes.

M. Fétis a érigé un véritable monument à l'art musical, et l'on doit lui savoir gré, à lui savant,
d'avoir fourni une foule de documents à l'appui de ses opinions.

Les airs notés, les figures copiées sur celles qui décoraient les monuments ou les manuscrits
de l'antiquité, les instruments de musique des divers pays et des différentes époques, gravés avec le
plus grand soin, ne sont pas de simples illustrations, mais des documents indispensables pour l'intel-
ligence du texte. A la seule vue des instruments un artiste ou un simple amateur peut se rendre
compte des effets qu'ils produisaient et reconstruire par la pensée la nature de leur sonorité. Le
génie du peuple qui en faisait usage se retrouve dans leur aspect et l'on peut dire l'origine de certains
instruments communs à tous les peuples, tels que la harpe, la flûte, le tambour. Pour le peintre
comme pour le musicien, il y a donc de très-utiles renseignements à trouver dans le livre de M. Fétis
et il évitera à beaucoup d'entre eux des erreurs et des recherches.

F. Desenne.

CATALOGUE

DES

ESTAMPES DE LA MARQUISE DE POMPADOUR

Voici l'énumération des sujets. Pour la description des estampes, nous renvoyons au livre de
M. Leturcq et aux développements académiques de YOracteur.

Frontispice.

I. Louis XV.

II. Triomphe de Fontenoy.

III. Deux Têtes de femme.

IV. Les Préliminaires de la paix, 1748. — Louis XV, en Hercule, est debout entre la Victoire et la
Paix qui se le disputent.

V. Portrait du roi.

VI. QApollon couronnant le génie de la peinture et de la sculpture. — 11 parait que cette représentation du
roi, sous la ligure d'un Apollon entièrement nu, fit grand scandale parmi les ennemis de la marquise,
et alarma vivement la pudeur de la Cour.

VII. Tête d'oAugusle.

VIII. Miuerre bienfaitrice et protectrice de la gravure en pierres précieuses.
Voici la note écrite par Guay, à propos de cette estampe :

« Mi uerre bien fai Irise et Proclrectrise de La Grareure en Pierres précieuse. Guay a gravé cette Pierre
en creux pour transmetre a la Postérité la Proctretion que Madame de Pompadour a daigne luy a corder
sa reconnesance et des plus respectueuse et des plus Seinsère.

« Si la graveure en Pierre cet conservée on le doit à la Minerve du Siècle, elle a protrégê ce ar en itra-
raillan etfesant vivre le graveur.

« Se époque et de plus Véritable à Paris ce 14 avril 1758. »

Voici maintenant la paraphrase de YOracteur:

« La Déesse debout pôse une corne d'abondance sur le tour à graver; derrière elle un génie relève
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