L' art: revue hebdomadaire illustrée — 1.1875 (Teil 1)

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3i8 L'ART.

de la curiosité romaine, Jules César, Lucullus, Pollion, Salluste, Sylla, Cicéron, Atticus, Varron. Ils
sont tous de la grande famille des collectionneurs et nous pouvons hardiment les inscrire en tète de^
nos archives nobiliaires.

Je vous fais grâce de la branche carthaginoise, bien qu'elle compte un nom fameux, Annibal qui
fut grand amateur de bronzes antiques. J'arrive à la branche grecque... mais vous doutez peut-être
que les Grecs fussent des collectionneurs comme nous, et vous supposez que j'invente à

Philippe III, roi d'Espagne.
Dessin de Charles Waltner, d'après le buste en marbre appartenant à M. Baur.
(Exposition de l'Union centrale des Beaux-Arts. de 1874.)

plaisir des aïeux invraisemblables. A ce compte, que pensez-vous de la bibliothèque de Pisistrate,
de celles d'Aristote et de Théophraste? Qu'est-ce que ce personnage qui possédait la lyre
authentique de Paris et voulait la vendre à Alexandre? Que dites-vous des trente mille manu-
scrits d'Épaphrodite de Chéronée et de ces chefs-d'œuvre de calligraphie sortis des mains de
Callinus et d'Atticus que les Grecs recherchaient avec tant de soin et payaient si cher? Non,
monsieur, la Grèce armait trop les arts pour ne pas former des collections publiques et privées.
Ces temples antiques remplis de sujets profanes tels que Y Hélène de Zeuxis, les Héros de la guerre
de Troie, le portrait du danseur Bathjlle placés au milieu de bronzes, de coupes, de miroirs et de
pierres gravées, ces temples sont de véritables musées et Strabon ne se trompe point quand il
les appelle des galeries de tableaux.
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