L' art: revue hebdomadaire illustrée — 1.1875 (Teil 1)

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une salle d'étude pour le public, qui serait admis désormais à y
travailler de même qu'à la Bibliothèque nationale. On cherche,
en réalité, à attirer l'attention des travailleurs spéciaux sur les
riches documents que possède la Manufacture, et que l'insuffi-

sance des anciens locaux ne permettait pas de mettre en valeur
comme ils vont l'être prochainement. C'est là une excellente
mesure dont on doit l'initiative au conseil de perfectionne-
ment. .

LA SOUSCRIPTION AU

Total des listes précédentes............ 375 fr.

Adrien Dubouché, directeur du Musée céramique de

Limoges............'..... 20

Parent.................... 20

Jules Breton.................. 20

Emile Breton................. 20

Guillaumet.................. 5

M'"" Gredelue................. 10

E. Grand................... 20

Mn,c Claire Gentil, à Lille............ 20

A reporter. ... 510 fr.

CHRONIQUE

Angleterre. — « The Architect, » un des journaux hebdo-
madaires les plus autorisés, un de ceux dont la rédaction esc en
tous points remarquable, publie dans son numéro du 27 mars
un article d'un extrême intérêt sur Y Architecture gouvernemen-
tale à propos de la Nouvelle Galerie Nationale, décidée en prin-
cipe, qu'il est toujours question de commencer d'après les plans
de M. Edward Barry, adoptés depuis une éternité et que l'on
ne commence jamais. Il serait cependant grand temps de loger
les trésors de la National Gallery d'une manière digne de tant de
chefs-d'œuvre. The Architect n'hésite pas à opposer la conduite
de la France à ce qui se fait en Angleterre où, selon lui, on est
toujours prêt à payer sans broncher « vaisseaux et soldats,
ponts et aqueducs, » tandis qu'on ne rencontre u qu'hésitation
et répugnance, opposition et dédain » toutes les fois qu'il s'agit
de « ces grandes constructions architecturales et d'autres entre-
prises arcistiques qui ont toujours été l'orgueil des grandes
nations et les principaux témoignages de leur histoire. » The
Architect se demande : « Qu'y a-t-il donc dans la condition
sociale et politique de la Grande-Bretagne qui constitue une rai-
son plausible d'un pareil système? Quand la France était écrasée
sous le talon d'un conquérant et saignée financièrement comme
jusqu'ici ne l'a jamais été aucune nation, il y a eu presque quel-
que chose de touchant dans les mesures qui ont été prises pour
continuer les travaux publics d'architecture , ainsi que pour les
autres branches de l'art. Même lorsque ses artistes avaient péri
presque par milliers sur les champs de bataille et dans les hôpi-
taux, et que ceux qui survivaient étaient prêts à faire n'importe
quoi pour gagner leur pain quotidien, même alors la nation, loin
de se laisser entraîner par le séduisant prétexte que le peuple
anglais décore toujours du titre de louable économie, la nation
française ne conçut pas même l'idée de sacrifier le Goût na-
tional à l'intérêt de la bourse nationale. La France pouvait endu-
rer la perte de bien des choses , mais non point sacrifier l'art ; c'est
que l'art n'est pas, comme nous le.supposons faussement, un pur
objet de luxe qui périt par l'usage, mais bien plutôt une semence
de perpétuelle culture qui amène une récolte sûre, certaine, de
richesses permanentes. Ainsi en est-il pour la grande République
de l'Ouest; quand nous apprenons qu'on y dépense d'énormes
sommes en constructions magnifiques et qu'on n'est pas moins
large, s'il s'agit d'achats de tableaux, de sculptures et d'autres
objets d'art, nous voyons que tout cela y est regardé, et fort légi-

MONUMENT DE COROT

Report....

510

fr.

Edouard Reynart, administrateur des Musées de Lille.

20





20



Louis Schoutteten, à Lille. . .

20





10



Niederhausen-Kœchlin, à Mulhouse.....

10



Eugène Pécher, à Bruxelles.........

5



Total. . . .

595

fr.

N. B. Dans notre première liste, page 286, une erreur typo-
graphique a fait mettre M. Louis Sauvaige, à Litre, au lieu de
Lille.

ÉTRANGÈRE

5 avril 1875.

timement, comme un placement de l'argent du pays pour le plus
grand intérêt du pays. »

Nous ne saurions trop remercier notre confrère de Londres
du cordial témoignage qu'il rend à la France; ses paroles iront
au cœur de quiconque s'intéresse parmi nous aux questions
d'art.

— La précieuse collection formée par M. William Stauncon ,
de Longbridge, près de Warwick , et que le défunt considérait
comme une œuvre de passion, l'œuvre 'de toute sa vie, ne sera
pas dispersée, suivant son désir. Son fils, M. John Staunton, a
offert comme témoignage de piété filiale, à la ville de Birmin-
gham, cette incomparable réunion d'antiquités du Warwickshire.
Parmi les pièces les plus remarquables, signalons le splendide
Cartulaire du prieuré de Sainte-Anne à Knowle, grand in-folio
sur vélin, admirablement enrichi de miniatures qui datent de
quatre siècles, et contenant non-seulement les noms des bienfaiteurs
du prieuré et le détail de ses biens, mais encore les missels pour
le service religieux avec le plain-chant et avec quantité de lettres
initiales ornées de miniatures aussi fraîches et en aussi bel étac
de conservation que si elles venaient d'être exécutées.

— Le 24 mars a été inaugurée l'exposition d'aquarelles de
la Société des Artistes de Birmingham.

— A Londres, une exhibition d'objets d'ameublement a été
ouverte le 22 mars par un membre du Parlement, Lord Sandon,
à l'Ecole d'Art de la Cité et de Spitalfields.

— On annonce que le nouveau tableau- de Miss Thompson,
une Charge à aterloo. ne sera pas terminé à temps pour être
envoyé cette année au Salon de la Royal Acadcmy.

Belgique. — MM. Gallait et Portaels organisent, avec le
concours d'autres artistes, une exposition au profit de la Caisse
de retraite des artistes.

— M. Eugène Smits, le peintre de Roma, vasce toile qui a
figuré avec succès à l'un des Salons de Paris et qui appartient au
Roi des Belges, exposera prochainement une série d'études et
plusieurs de ses tableaux dans la galerie d'un des marchands de
tableaux de Bruxelles, M. Bernheim.

— La réouverture du Musée royal de Belgique, qui avait été
annoncée comme très-prochaine, est de nouveau ajournée, bien
que la plus grande partie des collections ne soit plus visible
depuis quatre ans.

— En matière de beaux-arts on fait toutes choses en Belgique
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