L' art: revue hebdomadaire illustrée — 1.1875 (Teil 1)

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SALON DE 18

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— Le jury de peinture a terminé depuis plusieurs jours l'exa-
men des tableaux envoyés par nos artistes pour l'exposition an-
nuelle du Palais de l'Industrie. Les autres jurys ayant moins de
travail avaient fini plus tôt.

Le nombre des ouvrages reçus cette année est de 2,300

environ, auquel il faut ajouter à peu prés 2,000 exempts.

Les œuvres exposées au Salon atteindront donc le chiffre de
4,000 au moins, chiffre plus élevé encore que l'année précédente,
où il était de 3,297.

Il y aura donc environ 800 numéros en plus au catalogue.

FAITS DIVERS

— Les membres de l'Académie des Beaux-Arts ont rendu leur
jugement dans le concours Duc.

A l'unanimité, le jury a décerné le prix de 4,000 francs à
M. Dutert, auteur du projet n° 2, dont le sujet est : Une Ecole
de commerce dans le midi de la France, fondée par une associa-
tion de négociants, se composant d'une habitation avec tous les
accessoires, d'une grande bibliothèque et de deux classes : l'une
pour 150 élèves externes et l'autre pour 50 élèves internes.

Concours pour le monument de Coulmiers. — MM. les mem-

M. Coquart, qui vient de sortir victorieux de ce concours
d'une réelle importance, est architecte de l'École des Beaux-Arts.
C'est à lui qu'on doit la transformation artistique de la grande
cour vitrée de notre école nationale en musée des plâtres.

M. Coquart termine en ce moment deux autres monuments
funèbres : celui des généraux Clément Thomas et Lecomte,
et celui d'Henri Regnault, qu'il fait en collaboration avec
M. Pascal.

— La commission du Jockey-Club, chargée de l'acquisition

bres de la section d'architecture de l'Institut se sont rendus sa- | d'un objet d'art d'une valeur de dix mille francs qui doit être donné
medi, 10 avril, à l'École des Beaux-Arts pour juger le concours j en prix aux courses du printemps de 1876, ouvre, comme les années
funéraire commémoratif de la bataille de Coulmiers. précédentes, un concours entre les artistes français ou établis en

Le nombre des exposants était de 75.
Voici les numéros primés avec leurs devises :
1er Prix. — N" 38; Spcs illorum immortalitate plena est...
(Sap.).

2e Prix. — N° 42, Vale.

Trois mentions honorables ont été décernées ensuite aux
n°" 59, Patrie: 6. Mourir, c'est renaître; z<y; Scilicet.

Après le jugement, M. le président du comité de secours aux
blessés du Loiret a procédé à l'ouverture des cachets qui ont fait
connaître les noms des lauréats, savoir : M. Coquart, Paisant,
Oudiné fils, Clemenceau et Hedin.

M. Coquart, auteur du premier projet primé, est chargé de
l'exécution de l'œuvre.

M. Paisant recevra une somme de 300 francs.

Les deux premiers projets restent la propriété de la commis-
sion de secours aux blessés du Loiret.

Ce monument sera élevé sur le lieu même du combat, et près
de l'emplacement qu'occupent les sépultures provisoires.

Les noms des officiers et soldats qui ont péri seront gravés
sur les parois du monument; ces noms sont au nombre de 800.

Le monument portera la date de la bataille, 9 novembre 1870,
et les numéros des régiments ainsi que la désignation des corps
d'armée auxquels ils appartenaient.

France qui voudront soumettre des projets à son appréciation.
Ces projets doivent être déposés au secrétariat de la Société,
1 bis, rue Scribe, avant le 15 juillet 1875, terme de rigueur; ils
seront examinés par la commission, qui notifiera sa décision le
ier août.

L'objet d'art devra être terminé et livré le 1" avril 1876. La
plus grande latitude est laissée aux artistes pour la conception de
leur œuvre (la forme du bouclier exceptée) ; ils auront à tenir
compte seulement de la matière, qui doit toujours être pré-
cieuse.

— Le vice-président du Cercle de l Union artistique. M. Mau-
rice Cottier, n'est pas seulement un collectionneur éminent, c'est
encore un homme d'infiniment d'esprit. Il vient de se délasser de
ses graves études sur l'Exposition universelle de Vienne, en écri-
vant avec tout plein de belle humeur un livret d'opérette en
collaboration, pour la musique, avec M. de Boilhé. Compositeur
et librettiste ont affronté les feux de la rampe la semaine der-
nière, dans la galerie même du bel hôtel qu'occupe, rue de la
Baume, M. Maurice Cottier, et le succès a été étourdissant.

Des artistes de l'Opéra-Comique s'étaient chargés d'interpré-
ter la partition, que distinguent des qualités vraiment originales
et de faire valoir toute la verve du poème où l'auteur a semé
les traits spirituels en prodigue habitué à ne pas compter.

CHRONIQUE DE L'HOTEL DROUOT

re

— La vente des Dix, comme on l'a appelée, et comme elle
stera, selon toutes probabilités, annuellement baptisée, a com-
plètement répondu aux espérances de ses fondateurs : son succès
a dépassé celui de leur première tentative, de l'an dernier.
MM. Ed. Daliphard, Karl Daubigny, Feyen-Perrin, M. de
Groiseilliez, Hector Hanoteau, Gustave Jundt, Charles Lapos-
tolet, Louis Lemaire, Mouillon et Potémont, le peintre-graveur,
avaient chacun à cette vente sept tableaux, études et esquisses
très-poussées. Les soixante-dix numéros ont produit un total
de 30,065 francs, divisés comme suit :

Contingent de MM. Daliphard....... 1,975 lr-

— Karl Daubigny. . . . 4,480

— Feyen-Perrin. .... 5,620

Contingent de MM. de Groiseilliez..... 2i59° fr-

— Hanoteau....... 3,-43°

— Jundt........ 3i39°

Lapostolet...... 2,815

— Lemaire....... 2,59°

— Mouillon....... i ,275

— Potémont....... 1,900

Nous devons à l'obligeance de MM. Daliphard et Hanoteau
la communication de leurs dessins à la plume d'après les tableaux
catalogués sous les n'" t et 32 ; nous les reproduisons en fac-
simile.

— Deux jours après, le 8 avril, M' Charles Pillet adjugeait des
tableaux modernes provenant des collections du baron de Liebig,
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