L' art: revue hebdomadaire illustrée — 1.1875 (Teil 1)

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386 L'ART.

Séville vient confirmer encore cette idée. Il a vu l'architecture, il a été frappé, il a fait son étude sur
nature', et s'est efforcé de fixer l'impression des rayons ardents du soleil sur ces murs blancs, cherchant
à rendre les teintes d'ombres transparentes portées par les grands plans en saillie, les reflets assourdis
des ors dans les coupoles à stalactites, des azulejos, des tapis, l'éclat des armes et des lampes de
cuivre noyées dans la pénombre, cet assoupissement particulier à l'Orient et à la nature de l'Andalousie.

ClRCASSIEN.

Gravure de Smccton et Tilly; d'après une aquarelle de Fortuuy.
(Collection de M. Schwacher).

Un jour enfin, en regardant son étude palpitante de lumière, il a pensé cpie cette salle de la justice
conviendrait à la scène des Supplicies : il a assis alors dans l'ombre de la porte en fer à cheval un
juge arabe ou un kodja, secrétaire de quelque tribunal qui assiste somnolent à l'effroyable supplice
de deux noirs étendus, nus, tout de leur long sur la dalle brûlante, les pieds passés dans une cangue ;.
voués sous ce soleil de plomb à une immobilité mortelle. Au premier plan, un autre condamné, la
tête et les mains passés dans les trous de la planche du supplice, cuit impitoyablement sous les
rayons de feu, tandis que dans l'ombre des salles fraîches, au doux murmure des eaux jaillissantes,
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