L' art: revue hebdomadaire illustrée — 1.1875 (Teil 1)

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décidé, nous l'avons vu, à ne peindre que ce qui l'impressionnerait et l'attirerait invinciblement; c'est
ainsi qu'il avait commencé une toile qui n'aurait pas été du goût de tout le monde et qui représentait
un abattoir à Naples. Il avait été séduit par les chaudes colorations des chairs pantelantes et du sang
noir ruisselant sur la dalle, par les gammes de tons des murs où suintait l'humidité produite par les
effluves sanguinolentes de ce charnier. A côté de cela ses cartons regorgeaient d'esquisses et de projets

La Prière.

Gravure de Smeeton et Tilly; d'après une aquarelle de Fortuny.
(Collection de M. H. Oppenheim).



de toute sorte. La vente dispersera bientôt les toiles qu'il laisse achevées ou inachevées. Ce qui le
préoccupait à ses derniers moments, c'est une scène de Charmeurs de panthères dans un intérieur
d'architecture mauresque, dont on dit le plus grand bien, mais que nous n'avons pas encore vue.

L'artiste exécutait avec une rapidité sans seconde et line habileté tout à fait rares: quelques-
unes des aquarelles où il a représenté des personnages d'assez grande dimension ont été enlevées en
deux journées. Sa facture était très-personnelle, pas toujours franche d'ailleurs, mais il avait une
véritable magie d'effet, des procédés curieux et bien originaux; il opposait des rehauts pleins de
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