L' art: revue hebdomadaire illustrée — 1.1875 (Teil 2)

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L'ART.

est ici très-répandue — on rencontrera un beau croquis de Ko Mati, jeune, debout, le visage triste, les
bras pendants et pris dans les plis de son long manteau. Ce grand artiste — dont malheureusement
nous ne connaissons guère les œuvres qu'en épreuves fatiguées — a fait très-original ce type traditionnel
de la mélancolie. On dirait presque d'une Ophélie.

La Ko Mati errante, assise sur le revers d'un chemin, non loin d'un ruisseau dont la symbolique
nous sera donnée par l'explication d'une de ses poésies, est empruntée à un volume de Boun Sen, la

Collection de ses peintures, imprimé à Osaka. Boun Sen a le dessin un peu rond. Deux tons, un gris et
un rose jaunâtre, dont nous n'avons pu traduire que la valeur, viennent généralement compléter les
détails.

On rencontre quelquefois des Ko Mati dans la famille très-nombreuse et très-variée des Netqkès,
c'est-à-dire de ces petits ivoires sculptés que nous appelons improprement des boutons et qui servent à
suspendre à la ceinture la blague à tabac et la pipe.

La Ko Mati, effaçant ses poésies dans un bassin en laque, tracée d'un trait rapide et indicatif, est
prise dans un ouvrage en deux volumes dont je n'ai pu me faire traduire le titre, et qui me paraît
destiné à fournir des modèles aux artistes laqueurs. M. Henry Somm, ici, comme dans ses autres
dessins, a très-fidèlement conservé le caractère de l'original.
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