L' art: revue hebdomadaire illustrée — 1.1875 (Teil 2)

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L'ART.

— L'esquisse originale du Collin-Maûlard, de Wilkie, vient ' 49- Robert Mols.....Rade d'Anvers......1,675

d'être léguée par miss Breclel à la National Gallery, et bientôt, î1- Ch- l- MULLER .... Busékjf jeune femme (Di-

rectoire).......I;3°°

56. PiNCIIART........VAmour en Chine {II). . . 1,425

du nom du peintre et porte la date de 1811. Le tableau se trouve j8 Jean Portaels.....La Favorite du Sultan. . . 4,000

dit l'Athenœum. elle sera publiquement exposée. Elle est signée

00

actuellement à Buckingham Palace. 59. Th. Ribot.......L'Homme à la manche jaune. 1,5

L'esquisse, vendue par Wilkie à son protecteur, le comte de 61 • Léon Rien et......Paysage......... 7

Mulgrave, a été revendue avec d'autres tableaux appartenant à ce 62 • Edouard Richter. . . Visite à Vaccouchée. . . . 2,800

grand seigneur, en 1832, au prix de 115 livres 10 shillings. Elle
est pleine d'esprit, riche et chaude de ton.

Bf.lgique. — Une vente de tableaux modernes provenant
principalement du cabinet de M. L. Van de Kerkhove-Van den
Broeck, de Gand, a eu lieu le 27 avril à Bruxelles.

Voici les prix les plus intéressants :

J. HlPPOLYTE BOULENGEK. Le Ruisseau de Falmagne

(étude)........ Mî° fr.

to. coessin de LA Fosse. . Le Soir ; souvenir de Médéah. 800

11. COROT.........Effet de crépuscule..... 1,325'

14. Cil. Fr. DaL'BIGNY. . . . Paysage......... i>°5°

21. DeJonghe. ...... Agaceries........ 3,°5°

33. Dyckmans.......L'Attente........ r,T90

37. Gabriel et De Haas. . Vue prise en Gueldre. . . 1,020

39. Glssow........ Un portrait d'amant. . . 1,650

41. Innocenti.......Cache-cache........ 1,200

45. L.amorin1ère......Paysage......... 1,650

46. E.m1le Levy......La Charmeuse...... 3,400

63. Roelofs........Effet de crépuscule. . . . 1,000

64. Th. Rousseau (???). . . Esquisse......... 270

67. Alfred Stevens. . . . La Chinoise de Paris (es-

quisse). ....... 3,Iol>

68. Octave Tassaert. . . Le Rêve de l'Enfant Jésus. 3,450
70. Aug. Toulmouche. . . Le Dernier Coup d'ail. . . 4,300

78. Horace Vernet (1829). Femme romaine...... 300

79. Emile Ville......Les Petits Orphelins . . . 1,500

81. — L'Ara favori....... 1,400

91. G. Washington. . . . Marche de caravane. . . . 730

92. — L'Abreuvoir........ 500

94. Ziem.........Vue de Venise....... 3,35°

—-Le 18 mai seront vendus à Anvers les tableaux, esquisses,
études et dessins délaissés par feu le baron Gustaf Wappers,
peintre du roi des Belges, de la reine Victoria, du roi Louis-
Philippe; ancien directeur et professeur de l'Académie d'Anvers,
correspondant de l'Institut de France.

Turquie. ■— On dit que le Sultan vient d'acheter plusieurs
tableaux à MM. Gérôme et Gustave Boulanger.

L'AFFAIRE FRÉDÉRIC VAN DE KERKHOVE1

« Saint-Nicolas, 29 avril 1875.

« Monsieur,

0 Je trouve dans votre numéro du 25 de ce mois une expli-
cation que j'accepte à propos de ma lettre non insérée par vous.
J'y vois aussi, au sujet du don fait à l'Etat par M. Van de Ker-
khove, le redressement d'une erreur commise par M. Tardieu.
Voilà donc des incidents vidés. Je ne m'arrêterai pas aux ré-
flexions que vous faites à propos de ma « virulence », celle-ci ne
s'étant jamais adressée qu'aux principes et aux systèmes et non
pas aux hommes, que dans cette polémique j'ai mis tous mes
soins à ne point blesser. Vous conviendrez avec moi que l'on n'a
pas usé des mêmes scrupules à mon égard.

« Puisque vous êtes disposé, monsieur, à m'ouvrir loyalement
vos colonnes pour celles des pièces de ce procès que je désirerais
vous communiquer, je vous prie de vouloir bien insérer, en même
temps que la présente, dans votre plus prochain numéro, les trois
documents ci-annexés. Le premier aura sans doute échappé à
M. Tardieu , qui a extrait du même numéro du Journal des I
Beaux-Arts une lettre de M. B. Dumortier, lettre qui n'avait
pas été donnée par moi comme une pièce probante, mais simple-
ment comme une marque de sympathie de la part d'un des
meilleurs citoyens de la Belgique2.

« Recevez, monsieur, l'assurance de ma considération distin-
guée.

« Ad. Siret. u

Lettre de M. Rit ter. consul allemand à Roulers.

» Roulers, 20 mars 1875.

« Mon cher monsieur J. Van de Kerkhove,

« Je suis avec grand intérêt la polémique que vous soutenez
contre un critique d'art très-entendu, très-compétent, mais aussi
très-entier, trés-entêcé dans ses appréciations : j'ai nommé M. Jean
Rousseau. Je prévois qu'avec votre caractère, votre loyauté bien
connue, vous vous laisserez entraîner dans une voie qui donnera
tous les avantages à votre habile adversaire et contradicteur. En
présence de la situation que l'on veut vous créer, il est de mon
devoir de venir réagir contre de pareils agissements et de décla-
rer sur l'honneur, dans l'intérêt de la justice et de la vérité,
qu'en vous rendant visite de temps en temps, je ressentais tou-
jours un véritable plaisir mêlé d'étonnement à voir peindre votre
jeune fils. Je fis souvent compliment à sa mère sur le talent si
précoce de Fritz, en lui prédisant, en riant, une noble et grande
carrière artistique à la Rubens. J'ai eu souvent en main les
petits panneaux sur lesquels l'enfant s'escrimait avec des bouts de
crayons mal taillés, ou bien un petit couteau tout chargé de cou-
leur qu'il appliquait sur ces panneaux de bois. Cette application,
| qui paraissait être faite au hasard, produisait des effets prodi-
| gieux ; les profondeurs du ciel et la transparence des eaux étaient
merveilleuses, les rochers de diverses couleurs, leur stratifica-
| tion eussent fait honneur à un géologue émérite.

1. Voir tome i", pages 257, 288, 307, jsû et 401

2. M. Siret, qui dirige depuis longtemps un journal d'art, doit nécessairement ignorer moins que personne que l'intervention de M. Barthélémy Dumorlier,
en matière artistique, est d'importance absolument négative; il est non moins « incompétent en la matière » que M. Devos, ancien procureur du roi à Bruges,
ainsi que ce dernier a la loyauté, le bon goûl et la prudence de le proclamer bien haut pour ce qui le concerne.

Si nous étions assez mal inspiré pour nous passer la fâcheuse fantaisie de publier, comme pièces probantes, les nombreuses marques de sympathie
adressées à MM. Jean Rousseau et Charles Tardieu au sujet de leur attitude dans toute cette affaire, on nous accuserait a bon droit d'en être réduit aux plus
pauvres arguments.

Nous laissons à notre collaborateur, M. Tardieu, le soin de répondre à la communication de M. Siret que nous voyons avec plaisir apporter plus de calme et
de sobriété de langage dans la défense de son panégyrique du soi-disant phénomène brugeois; nous nous bornerons, en ce qui nous concerne personnellement, à faire
observer que l'art est à nos yeux chose trop sérieuse pour que nous ne continuions pas à préférer les témoignages du directeur et des professeurs de l'Académie de
Bruges aux certificats de n'importe quel consul, fût-il consul à Roulers.

Quant au témoignage littéraire de M. Héris, nous apprécions ce morceau épistolaire comme il doit l'être, mais M. Siret est un homme de trop de valeur pour
ne pas trouver avec nous que ce modèle de style ne perdrait rien à être corroboré par la signature de M. Etienne Le Roy, commissaire-expert des Musées royaux
de Belgique, pour n'en citer qu'une au hasard.
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