L' art: revue hebdomadaire illustrée — 1.1875 (Teil 2)

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224 L'ART.

succès essentiellement éphémère s'est trouvé n'être qu'un succès de curiosité. Je crains fort qu'il en
soit ainsi du pendant : la Peinture, portraitscommandés {appartient à la collection des Palmiers de Nice) (n" 13),
car c'est sous ce titre passablement prétentieux que figurent au Salon les portraits en question. L'an-
cien marchand de tableaux, aujourd'hui l'un des hôtes permanents de Nice, n'aime pas à faire les
choses simplement et c'est drapé dans la toge antique qu'il s'est fait peindre, lui et les siens, visitant
un atelier et occupés à y examiner des tableaux, tandis que lui-même en cause, sans doute très-docte-

ment. Comme portraits, tout cela est d'une extrême ressemblance; comme œuvre d'art, c'est bien
étrange, et on n'est guère séduit, malgré d'adorables séductions de coloriste dans une gamme très-
claire et un faire d'une sûreté extraordinaire.

M. C. Cucking, ministre des Etats-Unis à Madrid (n° 37), par M. Ch. Éd. Armand-Dumaresq, est
une peinture intéressante, c'est vivant et anglo-saxon jusque dans l'exécution. J'aime infiniment
mieux cette incarnation nouvelle que le chic agaçant de l'atelier de M. Couture, qui se retrouve dans
la Reddition de Yorktown, le 18 octobre 1781 (n° 36) et dans le Hussard chamborand (n° 38).

M. Resnard : Portrait du jeune B. (n0i87). Vêtu de bleu, appuyé sur un fau teuil qui tient beaucoup
trop de place, cet enfant manque de corps, de fermeté ; c'est très-loin d'être à la hauteur du charmant
portrait exposé l'an dernier, tout en en rappelant un peu certaines qualités de tons et d'exécution.
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