L' art: revue hebdomadaire illustrée — 1.1875 (Teil 2)

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AUX ARTISTES

epuis la publication du chapitre X du Salon de M. Paul Leroi1, j'ai
reçu plusieurs lettres relatives au prix annuel de 1,000 francs fondé
par l'Art. La plupart de ces lettres ont pour but de s'enquérir si,
dans la pensée de ses fondateurs, ce prix est réservé aux seuls artistes
français.

Je m'empresse de répondre que, en matière d'art, nous n'admet-
tons aucune distinction de nationalité. Nous n'avons égard qu'au
mérite. C'est là pour nous une règle absolue, dont nous ne nous
écarterons jamais. Dès le premier jour, nous nous sommes appliqués
à donner à cette Revue un caractère international, comme on peut
s'en convaincre par la liste de nos collaborateurs. Si la France a pu à certains moments tenir la tète
du mouvement artistique, l'histoire nous la montre à d'autres époques dépassée dans cette même
voie par des nations voisines. L'art est un fait non pas national, mais humain, et ce n'est pas nous
qui songerons à le renfermer dans des frontières qui ne sont pas faites pour lui.

Je profite de cette occasion pour faire savoir à nos lecteurs que notre lauréat de cette année,
M. Georges Becker, l'auteur de « Respha protégeant les corps de ses fils contre les oiseaux de proie '2, »
nous a prévenus qu'ayant récemment visité la Belgique et la Hollande, il compte se rendre à Venise
et à Rome.

Eugène Véron.

1. Voir tome ii, page 178.

2. Voir tome ii, pages 178 et 197.

LÉDA.

Gravure de Smeeton et Tilly, d'après le tableau de Louis Courtat '

1. Voir tome II, page 136.
Tome IT.

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