L' art: revue hebdomadaire illustrée — 1.1875 (Teil 2)

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SALON DE 1875. 247

ni l'aspect de l'endroit, mais c'est aimable au possible et toutes ces petites figures sont gaies, fraîches
et pimpantes comme il convient aux gens qui vont s'amuser au bord de la mer.

M. Charles-Henri Pille. — La Lecture du décret du 24 février IJQ3 en Bretagne (n° 1641)); Marché
à Anvers, Belgique (n° 1646); Vieilleries (n° 1647). Ce n'est Pas Ie premier venu et c'est même quel-
qu'un; il pratique une façon de peindre qui lui est très-personnelle; une grande délicatesse de tons
gris et argentins constitue la dominante de sa palette; il rend à merveille mille détails intéressants;
ses personnages sont encore trop collés les uns contre les autres, la perspective aérienne laisse à
désirer. En progrès néanmoins.

M. Pierre Carrier Belleuse. — Le Plat du baptême (n° 363) : il y a quelque chose là dedans; il
faudra voir l'an prochain. En attendant le jeune artiste rappelle Pille, mais avec beaucoup moins de

La Seine et le quai d'Orsay vus des bains de la Frégate.
Fac-similé d'un dessin d'Eug. Grandsire, d'après son tableau.

finesse. Sa tête de femme est laide et maniérée; ses contours sont trop cernés; il devrait soigner
davantage son dessin et nettoyer un peu sa palette.

M. Charles Gosselin. — Marée basse (n° 953) : la plage est triste et désolée; un moulin occupe la
droite. Impression simple et mélancolique, très-juste. M. Gosselin vit à File-Adam; on l'ignorerait que
sa peinture se chargerait de révéler le voisinage de Jules Dupré et l'étude trop intime du maître dont
cet élève de Gleyre reproduit tellement la manière que cette assimilation, s'il n'y met bon ordre,
l'empêchera de devenir jamais M. Charles Gosselin. Le cas est encore plus évident dans Lisière de bois
(n° 954) ; il n'y manque qu'un peu plus de maestria dans la forme pour être un Jules Dupré.

M. Gustave-Albert Catoire. — Un Moulin dans l'Oise (n° 385) : il se détache vigoureusement sur
le ciel; à l'horizon le village; quelques meules d'une silhouette ferme et bien accentuée. C'est vive-
ment senti et franchement rendu.

Prendre garde de tomber dans le noir et éviter l'abus des empâtements étendus avec le couteau à
palette.

M"e Caroline Espinet. —Bateaux échoués près de Lorient (n° 773) : joli petit tableau habilement
peint; c'est vrai, juste et arrangé avec goût.

M. Dominique Rozier. — Il fait honneur à son maître, M. Vollon, par la manière dont il a brossé
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