L' art: revue hebdomadaire illustrée — 1.1875 (Teil 2)

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SALON DE 1875. 277

Bretagne, Danemark, Suède, Autriche, États-Unis d'Amérique, Belgique, Espagne, Russie, Italie, ou
rien du tout, comme c'est le cas pour Mme Calamatta et pour M. F. Fagerlin.

Il faut être juste cependant; cela cotiterait trop de peine de se renseigner auprès de Mme Cala-
matta qui habite 24, rue Vintimille, et ce serait par trop humiliant, car enfin il faudrait lui avouer à
elle qui est née Française, — elle est fille de JVI. Raoul Rochette, — qu'on a égaré, Dieu sait où, les
paperasses relatives à ses médailles de 1842 et de 1845, et qui contiennent nécessairement toutes les
indications qu'il faudrait lui demander à nouveau".

A côté du nom de M. Schenck, on lit simplement : « duché de Holstein. » Écouen n'est pas loin
et l'artiste y habite, c'est fort vrai; mais il n'y a sans doute pas de fond spécial affecté au paiement
de la carte-correspondance tout au moins indispensable pour solliciter de M. Schenck des informations
moins sommaires.

Nous ne sommes pas au bout! — C'est vraiment admirable, la façon dont les bureaux de la direc-
tion des Beaux-Arts se tiennent au courant de la nécrologie artistique. Pour ne citer que quelques noms
au hasard : MM. Van Schendel, Ph. Van Brée, A. Roberti, Antoine Melbye, sont morts depuis long-
temps ; d'après le livret du Salon, ils sont bel et bien en vie.

Ils font de la bonne besogne, les bureaux de la direction des Beaux-Arts1!

Paul Leroi.

{La suite au prochain numéro.)

1. Quelques-uns des journaux étrangers ont reproché au jury du Salon de n'avoir pas, dans le placement des tableaux, fait
preuve d'une impartialité suffisante. Nous ne savons pas ce qu'il y a de fondé dans ce reproche. Il est vrai qu'un certain nombre des
œuvres des artistes étrangers semblent avoir été peu favorisées, mais nous ne pouvons croire qu'on se soit mis eu dépense de patriotisme
pour une pareille besogne. Nous croyons bien plutôt qu'il faut s'en prendre au hasard, aux convenances des cadres et à la fantaisie des
employés chargés du placement, auxquels le jury laisse évidemment trop de latitude à cet égard.

Pour notre compte nous avons tenu à bien montrer que cela ne nous a pas empêchés de les examiner avec soin. Nous l'avons dit
plusieurs fois déjà et nous tenons à le répéter, nous regardons comme un devoir de ne considérer dans l'art que l'art lui-même, quelles que
soient la personnalité ou la nationalité de l'artiste. Cette revue est essentiellement internationale et tient à garder ce caractère qu'elle a
affirmé dès le premier jour par les noms mêmes de ses rédacteurs.

Nous avons déjà publié des articles de M. Philip Gilbert Hamerton, le fondateur et rédacteur en chef du Portfolio, de Londres, et de

M. J. Comyns Carr, l'éminent critique d'art de la Pall Mail Galette. M. Sidney Colvin nous en promet pour une époque rapprochée.
L'Italie nous donne le concours du savant professeur, M. Alberto Rondani, du comte Pompco Gherardi, président de l'Académie royale des
Beaux-Arts d'Urbino et rédacteur en chef du journal d'art II Raffaello, du commandeur Aurelio Gotti, directeur général des Musées de
Florence, du marquis Pietro Estense Selvatico et de M. Giovanni "Vico. En Belgique, nous avons eu l'heureuse fortune de trouver des colla-
borateurs aussi distingués que M. Jean Rousseau, le pénétrant et spirituel critique de VEcho du Parlement, M. Ch. Tardieu, l'éminent
rédacteur en chef de l'Indépendance belge. M. Gust. Lagye, le fondateur et le rédacteur en chef de la Fédération artistique d'Anvers. Nous
publierons prochainement des articles du professeur d'esthétique de l'Université de Genève, M. William Reymond^ auteur d'une histoire
de l'art. M. Charles Vosmaer, le critique hollandais, dont le jugement fait [autorité, veut bien aussi nous prêter le secours de ses
lumières.

Nous sommes heureux d'annoncer à nos lecteurs que d'autres critiques d'art, non moins distingués, d'Autriche et des Etats-Unis
d'Amérique, ont bien voulu nous autoriser à ajouter leurs noms à la liste de nos collaborateurs, et que nous avons dès maintenant entre les
mains des articles signés par eux.

Ce sont : MM. le docteur Bûcher, conservateur du Muséum impérial de Vienne (fur Kunst und Industrie), rédacteur du Kunsthandwerk;
Jacob Von Falke, vice-directeur du Musée autrichien à Vienne; Friedrich Lippmann, conservateur honoraire des Musées impériaux de
Vienne, et M. H. N. Powers, recteur de S'-John, à Chicago. (Note de la Rédaction.)
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