L' art: revue hebdomadaire illustrée — 1.1875 (Teil 2)

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SALON DE 1875. î7,

(n° 3008), — qui pèche par une certaine mollesse d'exécution, mais qui est .très-bien conçu et qui est
bien d'ensemble; — prix de Rome pour la gravure en médailles en 1866, M. Degeorge est remar-
quablement doué; il a eu à soutenir des luttes pénibles pour devenir de graveur statuaire; c'est une
vaillante nature de laquelle il y a beaucoup à attendre.

La seconde catégorie de récompenses s'applique
à Céphale et Procris de M. Ernest Damé (n° 2995), un
programme d'école habilement rempli ; — au Petit
Justicier de M. Guilbert (n° 313 5J 5 — c'est un peu
une grande statuette et c'est assez grêle, mais c'est
fort juste de mimique, plein de vie et d'intelligence;

— à Hébé et l'Aigle de Jupiter (n° 3274), par M. G. F*.
Michel, — autre consciencieux programme d'école;

— à M. Augustin Moreau-Vauthier pour son triple
envoi trois fois intéressant : Sainte Geneviève, statue
en pierre, Néréide, plâtre, et l'Amour, statuette en
ivoire rehaussé d'or, d'argent, de pierres fines et de
marbre-onyx (nos 3286 à 3288); — à M. Léopold
Mprice et à son Hylas (n° 3291) qui n'est pas préci-
sément une nouveauté, non plus que les Néréides, les
Bacchantes et autres réminiscences annuelles dont le
Salon de 1875 avait son contingent, — enfin à
M: Roubaud pour un Joueur de triangle (n° 3376), dont
la valeur ne dépasse pas une bonne moyenne.

Pour les douze médailles de troisième classe,
nous avons Jeanne d'Arc entend une voix céleste
(n° 283$), de M. Albert-Lefeuvre, un élève de M. Fal-
guière qui est une espérance; — le Réveil, de M. Al-
phonse Cordonnier (n° 2974); — l'Orphée (n° 3025),
de M. Jules Desbois; — la charmante Domenica de
M. Paul De Vigne dont j'ai déjà dit tous les mérites1;

— Mil huit cent soixante et on\e (n° 3109), une bonne
pensée quoique un peu confuse, de M. Geoffroy; —
les gravures sur pierre fine de M. Ernest Hue, un des
derniers fidèles d'un art trop délaissé2 ; — M. Adolphe
Itasse, l'auteur de « deux groupes-torchères, marbres
polychromes, bronze, émaux cloisonnés, mosaïque » :
le Baiser et la Rosée (n"s 3165 et 3166), l'idéal du
mauvais goût; — la Diane (n° 3184), de M. Alfred Le petit Justicier.
Lanson; — l'Enfance de Bacchus (n° 3266), de Fac-similé d'nn desoin de S«int-ânîèGautier,
.M. Louis Martin; ■— le Ganymède (n° 3318), de d'après la statue de Guilbert.

M. Lucien Pallez; — tous ces jeunes gens ont terri-
blement le culte des vieilleries! — En présence d'un ennemi; une lionne et ses lionceaux (n" 34215),
groupe énergique de M. Charles Valton3; — et l'œuvre d'un créole, M. Louis Edmond Laforesterie,
de Port-au-Prince; Rêverie (n° 3180) est un marbre qui, à d'heureuses qualités, de très-heureuses
même, allie plus d'un défaut. La tête, bien pensive, est tout à fait digne d'éloges ; le torse en général
est d'un beau modelé; mais la figure est assise sur une peau de mouton dans des conditions telles

1. Voir tome II, pages ioj, 106 et 107.

2. Diane de Poitiers, d'après Jean Goujon, buste, sardoine (n° 3472), et Prévost, de la Come'die-Fr.inçaise , camée sur onyx (n° 3473).

3. Je ne dois pas oublier de signaler l'œuvre importante d'un autre animalier, M. Auguste Cain. Son groupe en plâtre : Lion et lionne
se disputant un sanglier, est d'un grand effet décoratif et ne peut que grandir encore !a légitime renommée de l'artiste. On devrait lui com-
mander le bronze de ce groupe pour le Jardin des Tuileries.
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