L' art: revue hebdomadaire illustrée — 1.1875 (Teil 2)

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4oo L'ART.

partout, devrait être ranimée par ces notes de coloriste qui manquent à son pinceau, mais se sont
toujours trouvées au bout de son crayon de lithographe ou de dessinateur éminent; —M. Victor Dupré,
qui joint à beaucoup de mérite le malheur de faire trop penser à son frère, l'un des maîtres souverains
du paysage moderne ; — M. Delpy, qui produit des tableaux fins et clairs, mais monotones et dépour-
vus d'accent; — l'Hiver, de M. Lavieille, à qui il ne manque que la note vibrante, pour être une
œuvre excellente; — M. Lambinet, praticien très-habile, si habile même qu'il semble que peindre soit
pour lui chose purement mécanique; — M. Marcelin de Groiseilliez, distingué, mais stationnaire ; —
M. Flahaut, que recommande une certaine recherche de la ligne et de l'impression; —M. Pelouse, qui
est brillant, qui a de l'entrain, mais aussi une facture saccadée, heurtée et des verts criards; —M. Léon
Richet, qui a assez de valeur personnelle pour vouloir enfin être lui-même et cesser de chausser les

Des Pécheurs de crevettes fuient le gros temps (Côte de Flandre).
Fac-similé d'un dessin de Félix Cogen, d'après son tableau.

excellents souliers de Diaz;—M. Théophile Chauvel, dont les Environs de Précy (n° 434) et de Magnj-
les-Hameaux (n° 43 5) n'ont été vus que des raffinés, mais ont faitleur joie par leurs finesses rappelant le
meilleur temps des vieux maîtres hollandais; — le talent toujours jeune d'Eugène Cicéri ; — les Côtes de
Saintonge et les Chênes des Bretons dans le parc de Carnine, par Léonce Chabry, et ce Rocher de Carlus
(n" 1537)7 Par ^* Nazori> un étrange qui vous a une façon de peindre toute particulière et obtient des
effets inattendus. Ses silhouettes sont heureusement déterminées et ses ciels ont une lumière et une
transparence extrêmes. Les détails se devinent plutôt qu'ils ne se voient; ils sont noyés dans des colo-
rations variées qui passent on ne sait comment des notes les plus sombres aux plus lumineuses, par des
frottis et des glacis toujours d'un ton très-cherché, très-distingué. Artiste, en un mot, essentiellement
original et non moins bizarre.

Faisons nos adieux à la peinture par les fleurs et les natures mortes.

M. Biaise Desgoffe est inguérissable ; il a la nostalgie de la pétrification; il en mourra. Que cela
s'appelle Thé dans une Chambre d'artiste (n" 653) ou Un vieux Poirier (h° 654), c'est invariablement
étonnant, stupéfiant, étourdissant de fini, de rendu, mais c'est de même matière partout; du marbre
et toujours du marbre'; aussi n'y a-t-il plus que M. Prud'homme qui s'extasie là devant, et M. le duc de
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