L' art: revue hebdomadaire illustrée — 1.1875 (Teil 2)

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EXPOSITION DES OEUVRES DE BARYE

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ans son article sur Barye, notre collaborateur, , exposition, dont la date n'est pas encore fixée, se fera à la salle

M. Genevay, exprimait le vœu que l'on pût
organiser une exposition complète des œuvres
de ce génie immortel et encore imparfaitement
connu.

Nous sommes heureux d'annoncer qu'il a obtenu de la famille
du grand sculpteur l'autorisation nécessaire.

A son appel, quelques amis et admirateurs de Barye^ à la tête
desquels nous pouvons citer MM. Barbedienne et H. Moulin, se
sont réunis; et nous pouvons affirmer dès aujourd'hui que cette

Melpomène, avec le concours et sous le patronage de l'éminent
directeur de l'Ecole des Beaux-Arts, M. Guillaume, qui est en
même temps un artiste d'une trop haute valeur et un homme
d'une intelligence trop élevée pour ne pas être un des plus fer-
vents et des plus pénétrants admirateurs du grand homme que
nous venons de perdre.

Nous donnerons la semaine prochaine des détails plus com-
plets.

CHRONIQUE

Allemagne. — M. Hans Makart, 'un des chefs de la jeune
école de peinture en Allemagne, a ouvert à Vienne son atelier au
public. On y voit ses deux nouvelles compositions : Bacchus et
Ariane et Durer à Anvers, à l'entrée de Charles-Quint. La pre-
mière était d'abord destinée au rideau de FOpéra-Comique de
Vienne; mais diverses circonstances ont déterminé l'artiste à
renoncer à ce projet. L'idée de la seconde est inspirée par le
journal d'Albert Durer et par une conversation du vieux maître
avec Melanchthon.

Durer rapporte dans la relation de son voyage aux Pays-Bas :
« Mon hôte me conduisit à l'Arsenal d'Anvers, dans l'atelier des
peintres qui préparaient l'arc de triomphe sous lequel devait
passer le roi Charles. » Et plus loin il raconte : « J'ai donné un
sou pour le programme imprimé de la cavalcade d'Anvers. Le
roi fut reçu triomphalement. Les portes étaient richement ornées;
il y avait toute sorte de spectacles, beaucoup de joie, et de si
beaux ports de femmes que j'en ai vu peu de pareils. » Lorsque
Melanchthon vint le voir à Nuremberg, en 1526, Durer lui dit,
pendant une de ses visites, qu'en cette occasion il avait en sa qua-
lité de peintre regardé les femmes avec beaucoup d'attention, de
très-près, et d'une façon presque inconvenante. « Ces filles, disait-
il, étaient les plus belles de la ville d'Anvers, presque nues, et à
peine couvertes d'une gaze très-transparente. Il n'était pas rare
de voir des filles nues dans de semblables fêtes, et même c'était
un honneur pour celles à qui il était donné de se laisser voir
ainsi publiquement, car c'était le privilège des plus belles. »

Ces citations donnent un aperçu du sujet du tableau et
du parti qu'en aura tiré M. Hans Makart, qui cherche Titien
et Veronèse, et qui aura tenu sans doute à justifier la réputa-
tion de coloriste dont il jouit en Allemagne. M. de Lutzow,
dans l'avant-dernier supplément de sa revue, Zeitschrift fur
bildende Kunst, fait un grand éloge de ces deux compositions,
surtout de la seconde.

■— La dernière livraison mensuelle delà revue de M. de Liïtzow
contient des lettres inédites du peintre Cornélius au célèbre his-
torien Niebuhr (1818 à 1821), et donne un portrait de Cornélius
jeune, d'après un dessin au crayon d'Olivier qui doit dater
de 1819.

— Le 16 août a été inaugurée près de Detmold, dans le Teuto-
burger-Wald, la statue colossale d'Arminius, œuvre du sculpteur
Ernest Von Bandel, qui a consacré à ce travail quarante
années de sa vie. M. Van Bandel a soixante-quinze ans.

■— Au commencement de ce mois on a découvert à Mayence,
en travaillant à certaines reconstructions, toute une nouvelle
série de tombes romaines, notamment un grand sarcophage en
grès rouge qui a été transporté avec son couvercle au Musée de
la ville, composé en grande partie des produits de semblables

ÉTRANGÈRE

25 août 1875.

découvertes. L'inscription de ce sarcophage n'est pas encore
entièrement déchiffrée. Il y a aussi le cercueil en pierre d'une
femme dont le corps avait été entièrement couvert de plâtre
humide, si bien que la forme du corps et le dessin des tissus,
particulièrement du coussin sur lequel reposait la tête, sont res-
tés nettement gravés sur ce manteau de gypse. On a trouvé en
outre les débris d'une coupe en verre sans pied, qu'on est par-
venue à reconstituer presque intégralement et qui figure désor-
mais parmi les objets les plus curieux du Musée de Mayènce.
Sur cette coupe, qai a servi aux libations funèbres, sont repré-
sentées des scènes de chasse au sanglier et au léopard, assez
grossièrement gravées sur le verre.

— La Société des Arts de Munich se met à la disposition de
tous les propriétaires ou dépositaires d'œuvres et d'objets d'arc,
■— administrations publiques, églises, particuliers, — pour leur
donner gratuitement, s'ils le désirent, son opinion sur l'authen-
ticité, l'origine, le caractère et la valeur marchande des objets
sur lesquels ils se croiraient incapables d'émettre un jugement
correct. Elle adresse à cet effet à tous les journaux allemands une
circulaire qu'elle leur demande de reproduire.

Angleterre. — Les ouvriers, en creusant les fondations du
nouvel Opéra, sur le quai de la Tamise à Londres, ont trouvé
une profondeur de trente pieds une admirable épée ancienne. La
garde est en or massif et le tranchant droit, encore aiguisé quoi-
que un peu rouillé. Sur le pommeau sont gravées des armes.
L'arme, qui semble appartenir à l'époque d'Edouard II ou
d'Edouard III, aura été jetée sans doute dans la rivière, ou bien
sera tombée dans le fleuve pendant un combat sur un vaisseau de
guerre.

— L'Art Club de Livérpool a ouvert, le 9 août, une expo-
sition de laques japonais appartenant à son président, M. Bowes,
dont la collection, si nous en croyons un article de M. G. H.
Rathbone dans YAcademy. est peut-être la plus importante et la
plus variée du monde entier.

— La Vénus polychrome de Gibson, la Vénus à la pomme.
qui fut remarquée à Londres à l'exposition universelle de 1862,
vient d'être vendue à Hooton Hall au prix de 1,310 1. St.; c'est-
à-dire 32,750 francs.

■— Grosvenor House, dont la galerie de tableaux contient des
œuvres de Rubens, Rembrandt, Murillo et autres grands maîtres,
est ouverte au public, même le dimanche.

Cette innovation, qui fait honneur au bon sens du duc de West-
minster, est un pas dans la voie de la sécularisation du dimanche
anglais, et une atténuation du formidable ennui que le chômage
forcé impose à la population londonienne.

— La trente-deuxième réunion annuelle de la plus ancienne
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