L' art décoratif: revue de lárt ancien et de la vie artistique moderne — 2,2.1900

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M. DUFRÊNE PAPIER PEINT (FABR. PAR M. PETITJEAN A PARIS)

une décoration pictoriale susceptible d'intéresser
réellement, on sentirait ie besoin de voir sur ce
meuble une re-décoration pictoriaie ? Est-ce que
celle-ci n'apparaîtrait pas oiseuse, importune,
n'aimeraiton pas mieux que ce meubie reste
dans son rôle, qu'il se contente du genre d'in-
térêt qui lui est propre, et que, pour ce qui
est de l'ordre pictorial, il ne se mêle pas de
lutter, à armes trop inégales, contre les resplen-
dissements de couleur de la décoration murale?
Un autre. On a chez soi un papier peint à
dessin voyant, descendant à peu près jusqu'à
terre; tout près, un tapis à dessin voyant; tout
contre, des rideaux à dessin voyant. C'est tout
bonnement barbare. Est-ce que le plus simple
bon sens ne dit pas que pour que le dessin des
rideaux soit mis en valeur, il faut qu'il se
détache d'un fond tranquille; qu'il soit isolé
d'autres dessins; que tous ces dessins juxta-
posés s'écrasent mutuellement, que l'effet de
chacun est annihilé par les autres?
Je m'arrête; s'il fallait montrer point par point
le désordre de ce qui nous entoure, je n'en
Unirais pas. J'arrive au cœur du sujet. Nous ne
possédons pas de formes de véritable décoration
murale ; la décoration murale est indispensable ;
que doit-elle être?
La réponse devient facile après tout ce qui
précède.
1° La décoration murale doit être rxvzA'z?
xfAzAz'z-^ ^/z/s- ^zzz'jyzxzz/ <7zz zzzzVz'czz. Pour cela,
il faut qu'elle soit localisée à certains points du
mur ; qu'elle soit sur celui-ci le fait accidentel ;
qu'elle ne constitue pas Ax c/dz'aw xAx zzzz'Ahzx,
mais un fait particulier sur la clôture du milieu.

2° La décoration murale doit se tenir à
distance des autres éléments d'ordre pictorial
entrant dans l'intérieur; le dessin sur 1e mur
ne doit pas être juxtaposé au dessin du tapis,
à celui des rideaux, des portières ou à d'autres.
U Dès que la peinture murale devient une
vraie décoration, dès qu'elle prend possession
du droit d'être le centre d'intérêt par excellence,
elle ne doit pas être coupée ou masquée au
hasard par d'autres objets, meubles etc.
Et par conséquent, nous voilà conduits à la
surface murale unie, ou texturée par un motif
uniformément répété à unités inapparentes, avec,
à la partie supérieure, une frise décorative; non
la pâle frise des Anglais, la frise qui n'est
qu'une terminaison (combien illogique!) du
papier peint avec lequel elle se confond presque,
mais une peinture à laquelle l'attention joyeuse
aille à l'instant même où l'on entre, et qui ne
lâche plus le spectateur, si je peux m'exprimer
ainsi.
Les personnes qui abandonnent le papier
peint ordinaire pour la frise ont raison. Dans
l'intérieur bourgeois, la frise est la disposition
décorative par excellence. C'est d'elle que déri-
vent toutes celles qui répondent au but.
Parlons de la frise.
On peut l'entendre de deux manières. Dans
l'une c'est une bande plus ou moins large,
sur laquelle le dessin se détache d'un fond dont
la couleur tranche avec celle du reste du mur.
Cette disposition offre plus de commodités au
dessinateur, parcequ'elle lui permet de faire aussi
bien des dessins zzzczzAxzzA que des dessins <A^y-
c<7?xxAx77?y la ligne de base de la frise lui fournis-

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