L' art décoratif: revue de lárt ancien et de la vie artistique moderne — 2,2.1900

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L'ART DÉCORATIF

tion; c'est pourquoi l'Associalion pour la protection
de la propriété industrielle a, par ses démarches,
déterminé le gouvernement à soumettre aux Cham-
bres, le 20 février dernier, un projet de loi qui, par
son exposé des motifs et par son texte, fixera la
jurisprudence de ces dernières années en matière de
sculpture.
Voici son article unique :
€ Il est ajouté à l'article V de la loi des iç-2q
juillet 1793, un paragraphe ainsi conçu :
Te wzbùe up/wA'en.A'g sczz/pfezzns A?
yliizines on zPo/vzeuzeufs.
Cette loi votée, il sera désormais bien entendu
queT^tm/s yue so/ezz7 7ezné/v7e
wte/ue z7n7/z.s7n/c//e hr /hrvara ^ elle sera égale-
ment protégée par la loi qui couvre tes ar-
tistes. O. G.

A CTUELLEMENT, les saillies des constructions
/\ parisiennes sur l'atignement des rues sont
T A, régies par le décret de 1882, qui fut un pro-
grès relatif en son temps. Ce décret fut étu-
dié en partant de l'idée que toute saillie est un aban-
don des droits de l'hygiène aux besoins du lucre
plutôt qu'à ceux de l'art, et de la crainte que les
saillies trop grandes ne devinssent une cause d'acci-
dents.
Depuis, le sentiment plus juste de l'art, la
conviction que la banale ornementation de surface
des façades, autrefois en honneur, ne peut suffire à
imprimera l'architecture urbaine un caractère en
rapport avec nos idées, nos besoins, nos commo-
dités, les progrès techniques de l'emploi du fer et de
l'acier dans les constructions ont fait de ce décret
plus qu'une entrave, une impossibilité à l'œuvre de
l'architecte. L'administration préfectorale l'a com-
pris depuis longtemps, et en fait, le décret de 1882
est devenu lettre-morte ; on use d'une large tolé-
rance envers les encorbellements,bow-prindows etc,
dont les saillies restent dans les limites du raison-
nable.
Il fallait néanmoins remettre les règlements d'ac-
cord avec les faits. A cet effet, une commission
de révision du décret de 1882 fut nommée il y a trois
ans, et M. Louis Bonnier, son rapporteur, se livra
à de remarquables études sur le sujet, qu'il élargit
en y faisant intervenir non-seulement le principe de
proportionner les saillies autorisées à la largeur des
voies, mais la possibilité de placer les voies étroites
dans des conditions d'hygiène, d'éclairage et de
pittoresque toutes nouvelles par le retrait en gra-
dins des alignements d'étages.
Il va de soi qu'ü nous est impossible de parler
des mille considérations techniques et autres qu'un
tel sujet comporte. Les trois rapports présentés à
la Commission par M. Louis Bonnier en 1897, 1898^
et 1899 les développent dans toute leur étendue ;
ce sont des documents d'un intérêt extrême pour
tous les intéressés.
Le nouveau réglement,élaboré par la commission
et adopté parle conseil municipal, est actuellement
soumis à la sanction du conseil d'Etat ; il n'attend
plus que cette formalité pour entrer en vigueur.Ses
principes sont de rendre les saillies permises en
avant de l'alignement proportionelles à la largeur
légale des voies ; de les enfermer dans des gaba-
rits a ou lignes enveloppantes très-simples, dans
lesquelles les architectes auront toute liberté de se

Un exemplaire des trois rapports de M. Louis Bonnier
est à la disposition des architectes et autres personnes qui
voudront les consulter dans nos bureaux.

mouvoir sans qu'il soit spécifié de saillie particulière,
aux différents objets inscrits dans ces limités ; de'
favoriser le développement des silhouettes en auto-
risant de nouvelles et importantes, saillies pour la
partie ornementale des combles; de régi entente ri'éta-
blissement des co ns tractions en encorbellement prohi-
bëesparle dëcretdet882,de manière quelles contri-
buent à décorerla voie publique, en prévenanteepen-
dantdansla mesure du possible qu'elle troublent les
voisins dans leurjouissancede vue; de ne préconiser
ni interdire aucuns matériaux, ni modes d'emploi ;
de provoquer l'élargissement successif en quelque
sorte automatique, par les constructeurs eux-mê-
mes, des rues étroites, en leur accordant la faculté
d'augmenter la hauteur des constructions à condi-
tion de ménager des retraits déterminés aux
étages.
Le nouveau règlement dérangera peut être les
habitudes de ceux qui ne font rien que .par routine,
mais il sera pour ceux qui sauront s'en servir une
mesure féconde dont l'aspect des rues de Paris pro-
fitera. O. G.

^—'.ES LIGNES sur l'/V/Aon urA'sA'yzte e7 AYD/'u/re
g aht cztunfon AhPugHy, dont notre jeune coila-
borateur M. Albert Thomas — chargé dans
cette revue des comptes-rendus d'exposi-
tions — est l'actif et dévoué secrétaire, sont plus
qu'une note de camaraderie ; elles signalent un
effort derrière l'intérêt local duquel il y a un intérêt
plushaut.Tous les groupements locaux dans un but
sérieux et défini doivent être encouragés.
La centralisation n'est- elle pas le mal qui nous
mine sourdement, mais sûrement, et la source .des
dangers qui menacent la France, en ce temps où
quelque chose change dans l'équilibre des races ?
Dans ce numéro même, M. Marius Vachen en fait
apparaître ia grandeur, quand ii montre, dans un
article lumineux, ce que l'Allemagne doit depuis
trente ans au soin qu'eile prend de s'en garder.
L' " Union artistique de Lagny " qui, dans ia
pensée de ses fondateurs, doit devenir "l'Union
artistique de la Brie '' veut établir des liens de soli-
darité entre tous ceux de cette contrée qui s'adon-
nent aux arts, aux lettres, à l'archéologie et à l'his-
toire. Elie a déjà organisé une exposition d'œuvres
d'artistes du pays à l'automne dernier : Aman- jean,
Léon Fiée, l'excellent lithographe Hôner, président
de l'asssociation, Ibels, Lhermite y étaient fort bien
représentés. Une jolie revue trimestrielle, établie
avec un goût parfait par les soins et sous la direc-
tion de M. Albert Thomas, témoigne par l'intérêt
de son contenu — dans lequel nous trouvons enlre
autres choses quelques poésies inédites d'Adolphe
Retté — la vitalité d'un essai digne de toutes les
sympathies. J.

XPOSIT10NS OUVERTES ou PROCii'.iNES à Paris, en
province et à l'étranger.
Salon de 1900, Soct'eie' des d;7;'s/es /runen/s,
du 7 avril au 7juin, place de Breteuil. —-
Æ.T/M.s;7;'ot: des mutines y'upomds, organisée par
M. Hue, du 23 avril au ig mai, à l'Ecole des Beaux-
Arts.— Exposition de l'ŒttwedelVudeaH du 17 mai
au 13 juin, à l'Ecole des Beaux-Arts. — Exposition
de NM. Ponnurd. Ntmn/ee Dem's, De/s, A. Mud/o/
Aenmmm Pu;:/, Peu/ Prmson, Housse/, -Senns/en,
Vadodon, Vnd/and, du 2 au 22 avril, galerie Bern-
heim jeune, 8, rue Laffitte.— Pcddm'es mmvdes


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