L' art décoratif: revue de lárt ancien et de la vie artistique moderne — 2,2.1900

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---wV)- JUIN 1900


Mms M. v. BRAUCHITSCH CHEM]N DE TABLE BRODÉ

de Rothenburg, et plus tard avec ses autres
agents, on le voit écrivant de sa propre main
ses instructions et donnant les mesures des pans
de murs et des iieux pour lesquels il commande
des tableaux et autres œuvres d'art. A ces
commandes s'ajoutèrent des présents, dont le
plus précieux se compose de cinq groupes en
marbre de Pigalle et de L. S. Adam offerts
par Louis XV.
Les peintres français que Frédéric s'efforcait
d'attacher à Berlin, comme Pesne et Van Loo,
et les sculpteurs comme F. G. Adam, Sigisbert
Michel et Tassart achevèrent d'emplir les
châteaux royaux d'œuvres qui sont leur gloire,
et dont l'influence sur le développement des
arts en Allemagne fut grande.
Le prince Henri, frère de Frédéric, partageait
ses goûts et s'associait à ce patronage éclairé.
Il rapporta notamment de Paris, où il s'était
lié avec Houdon, des porcelaines de Sèvres et
des tapisseries admirables.
C'est d'un choix de ces œuvres que l'Em-
pereur Guillaume a gracieusement fait orner
les salons du pavillon de l'Allemagne: elles y
forment une réunion de trésors d'art presque
sans précédent. En même temps qu'elles
retracent une des faces de la vie de Frédéric-
le-Grand, qu'elles le montrent honorant l'art, la
science et la philosophie françaises et leur plus
chaud ami, elles rappellent la part importante
que le goût et l'art français eurent dans le
développement artistique de l'Allemagne au
18"^ siècle.
Ce choix d'œuvres ne peut, naturellement,
donner qu'une idée incomplète de l'ensemble
de celles que les palais royaux renferment. Les

difficultés du transport, la nature et la destination
des espaces qui doivent les contenir dans le
pavillon de l'Allemagne ont forcé d'exclure du
choix maintes œuvres de premier ordre qu'on
eût voulu pouvoir contempler à Paris. Néan-
moins, ce qu'on a pu présenter suffit à former
une collection incomparable d'œuvres françaises
du 18"*" Siècle. Les peintres favoris du grand
roi: Watteau, Lancret, Pater et Chardin y
tiennent la place d'honneur.
Des treize tableaux de Watteau des palais
royaux, quatre sont à l'Exposition; si l'absence
des deux plus belles créations artistiques du siècle
dernier, l'AzzzAzz'yzzz'zzzz'zzz' y^z/j Cy2%<?7'<? et l'Azz-
.rz'zjo-zzz', ne doit pas manquer d'éveiller bien des
regrets, celles-ci sont cependant de tout premier
ordre. Ce sont : la A^fczz zf <377z<?zz7*, l'A77Z<?zz^
23 7zz <rz377zAz3g*7z<?, les Az-Tgyztr, et le Lzwtwz*.
On a pu représenter Lancret par un choix
d'œuvres plus nombreux. Des vingt-six tableaux
que possède l'Empereur, dix sont présents, et
parmi eux, plusieurs des œuvres capitales du
maître. Parmi elles, il faut nommer en tête
le ÆbzzÆwz' et la Lhzzz/'zz^'zzzh zzfzzzzy A y^zzz^/Avz,
achetés pour le roi en 1744 par le comte de
Rothenburg à la succession du prince de Ca-
rignan. Au château de Potsdam, ils décorent
le salon du thé des appartements de Frédéric.
11 faut aussi désigner particulièrement à l'intérêt
la ZLzzz.rz' 77z7/zzg*wAz', signée et datée de 1732,
le Lh/z7z-Æ3z7/z37'<7, également signé, le Azy^zzy
?Z7"772Z7Z7, la Lz3772z77gV, la Az37ZZ*C7'7ZF 772ZZg*2%WZ' et
la Twzz'zzzzzz' zA Azyzr.rz'.
Jean-Baptiste Pater, celui des élèves de Watteau
qui approcha le plus du maître, est représenté
par trente-huit tableaux dans la collection du

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