L' art décoratif: revue de lárt ancien et de la vie artistique moderne — 2,2.1900

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—sëD- L'ART DÉCORATIF


Mme M. V. BRAUCHtTSCH TENTURE BRODÉE

particulièrement de contempler à l'Exposition
les deux petits tableaux que Lëpicié reproduisit
en gravures publiées en 1742 sous les titres
la Vtw'zw'zw.s'z' et^ la Chardin a fait
du premier, daté de 1738, le second exemplaire
daté de l'année suivante, qui se trouve au Louvre.
Aux tableaux de ces quatre maîtres il faut
ajouter, comme formant la partie la plus précieuse
de l'extrait exposé des collections de Frédéric
le Grand, la ZA'cA37wAb73 de de Troy,
deux portraits de genre par Coypel, ceux
d'Antoine Pesne — parmi lesquels le beau por-
trait en buste de Frédéric — et de Van Loo.
Les difficultés du transport ont été le grand
obstacle à l'envoi surtout pour les sculptures.
Il était impossible, vu leur poids, de penser à
déplacer le et la LFwAy de Pigalle, les
grands groupes de L. S. Adam, les figures ex-
quises de Lemoyne, de Vallée et de Coustou.
On n'a pu envoyer à l'Exposition que des
œuvres de moindres dimensions, telles qu'un
AV^/a/w en buste de L. S. Adam, un buste en
bronze du roi Charles XII de Suède de Bou-
chardon, un buste en bronze du cardinal de
Richelieu attribué à Girardon, mais qui doit
être en réalité de Bernini, et un petit marbre
de Tassaert. A ces pièces ont été ajoutées:
par S. M. l'Impératrice Frédéric le buste en

bronze du prince Henri par Houdon, et par
l'Académie des sciences à Berlin, le buste en
marbre de Voltaire par Houdon dont Frédéric
le Grand fit présent à ce corps savant.
Des magnifiques tapisseries des Gobelins et
de Beauvais que possède l'Empereur, on n'a
pu détacher pour les envoyer à l'Exposition que
deux pièces. L'une, un portrait de Louis XVI,
se distingue par une perfection d'exécution re-
marquable, et toutes deux par leurs superbes
encadrements ajourés et dorés. Dans une lettre
adressée à son royal frère, le prince Henri écrit
que ces deux tapisseries sont des présents offerts
par le roi de France.
Plusieurs vases en marbre ou en porphyre,
richement décorés en bronze doré, sont des
pièces de choix, telles que le grand roi en fit
fréquemment acheter à Paris dans les ventes.
Parmi les meubles que Frédéric fit venir de
Paris, les pendules jouent un rôle important
L'Exposition en offre deux qu'on peut qualifier
d'uniques pour la beauté des formes et des
bronzes. Le beau cartonnier du château de
Sans-Souci fut acheté à Paris par Frédéric en
1746 au prix de 2000 thalers.
A tous ces trésors d'art, il fallait un fond
digne d'eux. S'il était impossible de transporter
au pavillon de l'Allemagne à l'Exposition les

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