L' art décoratif: revue de lárt ancien et de la vie artistique moderne — 4,2.1902

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L'ART DECORATIF


par conséquent, à l'abri des intempéries.
Tout était donc admirablement concu et
cependant l'architecte, auteur de la nef,
avait manqué de prudence.
Comme son prédécesseur, auteur du
clocher, il avait négligé de bien étudier le

fondation se manifestèrent rapidement. Dès
le XIIT' siècle il fallait doubler un arc du
transept, qu'on dut étayer plus tard. Le
glissement et le déversement des piliers du
clocher détermina au XV^ siècle la reprise
en sous-œuvre de l'arc voisin de la nef. Au
XIV" siècle,
il avau déjà
été nécessaire
de reprendre
une des piles
voisines de la
façade. Plus
tard l'angle
nord-ouest
du clocher
fléchit, pivo-
tant sur l'a-
rëte et déter-
minant la ro-
tation de la
flèche dont
les arêtiers se
tordirent, et
l'écartement
des piles dé-
termina l'é-
c r o u 1 e m e n t
Tune partie
des voûtes.
Pour conso-
lider ce qui
subsistait, on
construisit
hâtivement
d'énormes pi-
liersquiache-
vèrent de dé-
figurer l'édi-
fice, mais qui
conservèrent
heureuse-
ment tous les
fragments de
sculptureprc-
AAUre-aaUe/ , ,, ,
venant de 1 e-
crouiement
de la nef, parce qu'ils furent employés comme
matériaux de remplissage '.
Tel était l'état déplorable de l'église

i Je les ai retrouvés en démolissant ces piliers
et ils ont repris leur place dans les travées
reconstruites de la nef.

sol sur lequel il fondait l'église : il avait
arrêté ses fondations à un banc de pierre,
solide en apparence, mais sous lequel* s'é-
tendent des couches de glaise inclinées et
mouillées par les eaux de sources nom-
breuses.
Les désordres résultant de ce défaut de

L. MAGNE (Groupe de St M arceaux)
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