L' art français: revue artistique hebdomadaire — 2.1888-1889 (Nr. 54-105)

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Deuxième année. — Nn 96

LE NUMERO : 15 CENTIMES

23 Février 1889

L'ART FRANÇAIS

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Texte par Firmin Javel

Illustrations de MM. SILVESTRE & Cie, par leur procédé de Glyptographie

Bureaux : 97, rue Oberkampf, à Paris

ABONNEMENTS. — Paris : un an, 9 francs; six mois, 5 francs. — Départements : un an, ÎO francs; six mois, 6 francs.

L’EXPOSITION CLAUDE MONET

LA SCULPTURE

AU PANTHÉON

M. Edouard Lockroy sou-
mettait récemment au con-
seil des ministres un pro-
jet réorganisant sur des
bases plus larges le comité
des travaux d’art. Selon ce
projet, ce comité, qui au-
trefois se composait pres-
que exclusivement de fonc-
tionnaires, comptera égale-
ment désormais parmi ses
membres un certain nom-
bre de sénateurs et de dé-
putés, des artistes — pein-
tres, sculpteurs, architec-
tes — et des personnes
désignées par leur compé-
tence en matière d’art.

Les principales attribu-
tions de la nouvelle com-
mission consisteront à dési-
gner les artistes auxquels
des commandes pourront
être laites, à examiner les
maquettes proposées pât-
eux, à donner leur avis sur

les

EXPOSITION DES LAUREATS DE FRANCE.

Nous étions conviés, ces jours derniers, à visiter, dans
salons de MM. Boussod
et Valadon, une nou-
velle série de paysages
et de marines rapportés
d’Antibes par M. Claude
Monet.

Il y a là des impres-
sions très diverses. Le t

maître se plaît à noter
■tous les caprices de la s A

lumière, tous les aspects T %

du sol, tous les éclats et ^ ‘

toutes les mélancolies
du ciel, tous les cour-
roux et toutes les accal-
mies de la mer.

Ce qui est vraiment
merveilleux, c’est que,
quoi qu’il retrace, M.

Claude Monet s’exprime
toujours en un langage
neuf, vibrant, hardi,

Nul n’y saurait demeu-
rer sourd. On est tout
de suite conquis, en-
thousiasmé, à moins
que... Maistant pis pour
ceux qui ne veulent
pas entendre. Ces hom-
mes, assurément, n’ai-
ment point la musique.

Notez que M. Monet
serait le premier à pro-
tester contre cette assi-
milation; mais je m’y
obstinerai toujours : sa
peinture est essentielle-
ment musicale.

Parti de l’impression-
nisme naïf ou voulu,
le maître est arrivé au

LONDRES I888

«




son pinceau, le feuillage des oliviers frissonne et secouesa poussière
d’argent; les figures des jeunes filles errantes dans les prairies
s’enveloppent, se meuvent, vivent, en un mot, et laissent cepen-
dant au paysage son in-
comparable charme.

On ne sait lequel ad-
mirer surtout : de ce
champ avec des meules
de blé s’enlevant sur un
ciel rose, ou de ce pan-
neau de grands arbres
verts, aux branches re-
tombantes, qui se pen-
chent sur un paisible
cours d’eau, avec des
transparences et des
« réflexions » exquises.
Tout cela est d’un très
grand style.

dernier degré de la sé-
duction. Sous son pin-
ceau, la vague se soulève et inonde, de sa blanche écume
froufroutante, les roches grises émergeant de l’onde courroucée.
Il semble au’mi lesvoie, ces roches, apparaître etdisparaître... Sous

olaria. — Enfants de M. Francis Planté

les demandes de concours
adressées à l’Etat par les
villes et les départements ;
en un mot, à étudier tout ce qui se rapporte à la décoration des édifices
publics, pour laquelle un crédit d’un million est annuellement inscrit au
budget des Beaux-Arts.

Ainsi réorganisé'-, ,1a commission cnr-snlfati’"» des Beaux-Arts pourra
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