L' art français: revue artistique hebdomadaire — 2.1888-1889 (Nr. 54-105)

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L’ART FRANÇAIS

des chevaux de course. M. Julien Le Blant, avec le Prisonnier-,
M. Emile Adan, avec l’Appel ; M. Eugène Lambert, avec des
Chats, toujours intéressants; M. Fernand Pelez, avec une sa-
voureuse étude de petit mendiant; M. Tony Robert-Fleury, avec
Une Parisienne, charmante fantaisie d’un peintre de grand talent;
MM. Vayson, Barillot, avec de jolis animaux; M. Toulmouche,
qui est à la fois représenté ici dans le portrait et dans la scène de
genre; MM. Cazin,Français, Montenard, Ziem,Pelouze, Auguste
Flameng, Dauphin, Le Poittevin, avec des paysages extrême-
ment remarquables, M. Charles Le Roy, avec des Fleurs d’une
pénétrante saveur, ajoutent à l’intérêt de l’exposition du Cercle
de l’Union artistique, qui comprend également de bons mor-
ceaux de sculpture.

LES BEAUX-ARTS A L’EXPOSITION

La direction dés Musées vient d’être autorisée à se dessaisir, pour la
durée de l’Exposition universelle, des œuvres suivantes :

Le Pèlerinage de Sainte-Odile,de Brion ; les Romains cle la décadence,
de Couture ; Portrait de il/"10 Bécamier, de David ; la Liberté sur les
barricades, de Delacroix ; l'Officier de chasseurs à cheval, de Géricault ;
ia Danse espagnole, d’Eug. Giraud ; les Océanides, de Lehmann ; le
Maréchal Prim, d’Henri Régnault: l'Abjuration d'Henry IV, de Rouget;
les Environs de Informe St-Siméon (Ronfleur), de Karl d’Aubigny.

Le Premier miroir, de Baujault ; le Prince impérial, de. Carpeaux;

I Amour prenant un papillon, de Ghaudet ; Cyparissc pleurant son faon,
de Ghaudet ; Pécheur napolitain, de Rude; La Pérouse (buste marbre),
de Rude ; le Massacre des mamelucks, de Rida ; Réfectoire de moines
jrccs. de Rida.

Ges tableaux et ces sculptures font, comme on sait, partie des collec-
tions du Louvre.

Au Luxembourg, l’administration se dessaisit des peintures et des
marbres bien connus :

Les-foins, cle Rastien-Lepage ; 'Le labourage rcivernaD, de M11’ Rosa j
•kmheur; Inauguration du nouvel Opéra, de Détaillé ; la Bataille de '
d/érino, de Meissonier ; La baralteusc, de Millet; Portrait de il/"10 de
itonne, par Ricard ; Les Armures, de Yollon.

'eanne d'Arc, de Chapu ; Madame Sabatier (buste marbre), de Cle-
ger ; Buste de nègre, de Gordier ; Chanteur florentin, de Dubois ;
Martyr chrétien, de Ealguière ; Vainqueur au combat de cocqs, de
1- aiguière ; Monseigneur Darboy (buste), de Guillaume ; David,
de Mercié.

Le maiie de Versailles enverra, de son côté, une soixantaine de
batailles, de portraits, de dessins. Nous citons dans le nombres :

Le Pont de Taillebourg, la meilleure toile d’Eugène Delacroix, le por-
trait de Parère, peint par David, deux portraits du Premier Consul-,
celui de Greuze et celui d’Isabey . le Portrait de Napoléon LU, peint par
Elandrin • le fameux et merveilleux portrait du général Lasalle, de
Gros ; le Lafayetlc, de lloudon ; les trente dessins de Dutertre sur la
campagne d’ Egypte.

Le Musée de Compiègne se dessaisit enfin du célèbre tableau- de Gros :
Napoléon passant une revue de grenadiers.

Le musée de marine enverra aussi au Champ de Mars quelques-uns
de ses plus précieux modèles.

SALON DE 1889

eu lieu au palais de l’Industrie, les opérations du j

scrutin poui I 1 0 de- membres d..i- de sculpture, d'architecture

et de gravure au pi urbain >Salon :

Statuaires.- Nmnbri de votants, fût i MM. Mathurin Moreau, 377

voix: — Etienne I * • t ■ .u n . 345 ; — Dm. Eniitheriu, 21)11 ; —

Paul Dubois, 292 ; ÜarlIiuMi, 21)1 : Merci- . 281; — Saint-

Marceau, 274 ; lia crias. 272 ; —Falguie- Vlliert l.elruvre. 2(18; —

Guillaume, 2(ib ; -— Ruisseau, 253 ;— Gmll--. • ! lin-lin 2i I : Thomas,

2b):—' Gain bus. 232: • ■ Cavalier. 215; 211 : —• Tun 210; Dela-

jilanclie, 200 ; •— Morice, 205 ; — Aime Millet. 202.

Sculpteurs animaliers. — I rémiet, 205 voix : - Gain, 200.

Graveurs en médailles. — Alpliée Dubois. 320 voix: ■ i11

( lliaplain, 188.

Graveurs eu pierres fines. — Vaudel. 202 voix.

Jurés supplémentaires. — Croisv, 101 voix Bom ber, 181; lilanrhard

170 : Cliva, 17t.

irchiteeliive. — Nombre des votants : 118. —Sont élus : MM. Raillv, 105 ; —
oquart, 1)3; — Daumet, 07 ; — Pascal, 1)7: — May eux, 1)5 ,*— Vaudretner, 94,—

Moyaux, 94 ; Ginain, 87 ; — Garnier, 79 , — Leclerc, 78 , — Loriot, 77 : — An-
dré, 71.

Jurés supplémentaires : MM. Raulin, 49 : — Corroyer.

Gravure et lithographie, burin.—Votants : 25. —Sont élus : MM. Didier 22•

— Waltner, 21 ; — Alphonse Lamotte, 19 ; — Achille Jacquet, 17.
Lithographie. — Votants : 45. — Sont élus : MM. Gilbert, 40; — R. David, 30-

— Mauro, 33 ; — Sirouy, 30.

Eau-forte. — Votants : 129.— Sont élus : MM. Chauvel, 100; — Lecouteux, 80,

— Emile Boilvin, 70 , — Courtry, 69.

Bois. — Votants : 119. — Sont élus : MM. Robert, 87; — Bande, 74 ; — Bar-
bant, 71); — lluyot, 71.

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LE MONUMENT DE CLAUDE LORRAIN

On sait que le jury du concours pour l’érection à Nancy d’un monu-
ment à Claude Gelée, dit Claude Lorrain, a désigné, pour l’exécution, le
projet de M. itodin.

M. Ealguière a abtenu une prime de 1,500 francs ; M. Gautherin, une
prime de 1,000 francs, et MM. Delaplanclic, Marqueste et Peynot, chacun
une prime de 500 francs.

Le projet de M. Rodin se compose d’un piédestal quadrangulaire, dont
la base antérieure se confond avec le flanc et la croupe de deux beaux
chevaux, aux naseaux largement ouverts, à la crinière frémissante, conduits
par le génie de la lumière. Sur ce piédestal, d’une noble allure, Claude
Lorrain est représenté debout, la palette à la main, dans l’attitude de la
méditation.

Rien qu’il eût à soutenir un redoutable voisinage, notamment celui de
M. Ealguière dont la maquette est également superbe, M. Rodin ne pou-
vait manquer d’enlever fous les suffrages, tant l’allégorie, chez lui, s’ex-
plique et s'impose avec une clarté absolument française. Il était impossible
de rappeler plus heureusement, et plus magistralement, que Claude
Lorrain eût pour maître le soleil.

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Nos Illustrations

C’est encore dans la ville de Claude Lorrain que nous conduit M. Voi-
lin. dont l'Arrivée d'une batterie sur une place de Nancy est une cons-
ciencieuse étude, une toile honnête et sincère.

Quant au tableau de M . Eourié : la Dernière gerbe, nous avons eu
occasion d’en parler iri-même et.d’exprimer le regret que cette grande
composition n'ait pas été goûtée à l’égal de la Noce à Yport, du même ar-
tiste, l’un des succès du Salon précèdent. Nous espérons que la Dernière
Gerbe trouvera, auprès de nos lecteurs, un accueil plus favorable, car
c’est une page d’un réel mérite.

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Jlchos Artistiques

L’exposition des tableaux, études et dessins composant l’atelier du regretté
Eugène Lavieille, s’est ouverte le 16 avril, dans les galeries Durand-Ruel,
ainsi que nous l’avions annoncé.

Une foule d’artistes, de critiques d’art et d’amateurs se pressait devant
les dernières œuvres du grand paysagiste, dont le talent est une fois de
plus consacré par cette belle manitestation.

X

M. Frémiet, l’éminent auteur delà statue équestre de Jeanne d’Arc, qui
décore la place des Pyramides, a envoyé, au Salon, la même statue refaite,
selon une conception nouvelle. C’est là un cas de conscience artistique
que nous devions signaler.

X

La superbe collection de tableaux de M. Secretan ne sera ni vendue en
adjudication, ni cédée au baron Hirsch, comme on l’a annoncé.

M. Secretan a divisé sa galerie et partagé ses tableaux entre la plupart
de ses créanciers, tout en se réservant le droit de reprendre, à une époque
déterminée, ces toiles, en payant les sommes pour lesquelles elles sont
engagées. Si ce remboursement n’a pas lieu, les établissements de crédit
auxquels ces tableaux ont été donnés en nantissement, en deviennent pro-
priétaires et alors, seulement, iis pourront en disposer.

Le Gérant r SJLVESTP.E

Paris, — Glyptugrapliic SILVESTBE & Cu, rue Oherkamjif, 07
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