L' art français: revue artistique hebdomadaire — 3.1889-1890 (Nr. 105-157)

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Troisième anmV.

N° 110

LE NUMÉRO : 15 CENTIMES

3 Août. 1889

L'ART FRANÇAIS

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Texte par Firmin Javel

Illustrations de MM. SILVESTRE & Cic, par leur procédé de Glyptographie

Bureaux : 97, rue Oberkampf, à Paris

ABONNEMENTS. — Paris : un nn, 9 francs; six mois, 5 francs. — Départements : un an, lO francs; six mois. 6 francs.

GROUPE, marbre

‘Par C\C. Jules Printemps.

C’est à la décoration d'un tom-
beau qu’est destiné le groupe de
M. Printemps, symbolisant la dou-
leur sous ses deux expressions les
plus poignantes : la douleur de la
veuve et celle de l’oiphelin.

Ce groupe est exécuté dans la
manière concise des grands statuai-
res du dix-septième siècle. Le dé-
tail v est sacrifié à l’harmonie d’en-
semble, et le dessin en est essen-
tiellement décoratif. Rien n’est plus
vrai que l’attitude de cette jeune
femme penchée sur la tombe d’un'
être cher à son souvenir, et qui
tient à la main la fleur tradition-
nelle, gage d’une éternelle piété.

RÊVERIE

Par M. Emmanuel Benner.

La peinture de M. Emmanuel
Benner se distingue par un vil sen-
timent de ce qu’on nomme, en
terme d’atelier, l’enveloppe. Très
épris de la forme , l’aitiste s’efforce
de placer ses figures dans l’air res-
pirable. Il les entoure de silence,
si je puis dire. Il leur donne vo-
lontiers pour cadre la majesté des
grands bois déserts. Ce sont ces
particularités qui nous charment
dans la « Rêverie » que nous pu-
blions aujourd’hui et qui figurait
avec honneur au dernier Salon.

LA LEÇON

'Par AL Bangnereau (IE.-A.)

On ne se lasse pas de critiquer
M. Bouguereau et, d’autre part, on
ne se fatigue point de l’admirer.
C’est le plus discuté des maîtres
contemporains. Pour lui, je le sup-
pose insensible à l’éloge comme au
blâme car, depuis ses débuts, il n’a
pas varié dans ses convictions. Il
est demeuré fidèle à son culte pour
ce qu’il estime le Beau. Composi-
teur d’une rare fécondité, il a pro-
duit une couvre considérable, enri-
chi les musées et les galeries du
monde entier et il continue à pein-
dre avec une inaltérable sérénité.

Quelque opinion que l’on pro-
fesse à l’égard du maître, on nous
saura gré de reproduire l’un de
scs derniers tableaux: la « Leçon »,
d une expression si séduisante, d’une
grâce si sincèrement juvénile, un
des grands succès du Salon de 1889.

SALON DE 1SS9
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