L' art français: revue artistique hebdomadaire — 3.1889-1890 (Nr. 105-157)

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L’ART FRANÇAIS

LA VAGUE, par M. P. Dupuis.

Ici nous tombons en plein songe. Cette esquisse, propriété d’un amateur
distingué, M. Prieur, est plus spontanée, plus personnelle, si l’on peut ainsi
parler, que le tableau définitif. C’est la pensée elle-même, gracieuse et prime-
sautière que le peintre a jetée sur cette petite toile et, à ce titre, vaut bien
d’autres de ses aînées plus travaillées peut-être dans le soin de la vigueur et
de l’énergie, mais aussi moins naturelles et moins naïves.

Le renouvellement du Comité des yo

Le renouvellement du Comité de la Société des Artistes français,
composé de 90 membres élus pour trois ans et dont les pouvoirs expi-
raient avec l’année 1890, a eu lieu le samedi 27 décembre, au Palais de
l’Industrie, sous la présidence de M. Bailly.

Le nouveau Comité est formé des noms suivants :

Section de peinture: Votants. 1075 : MM. Bonnat (de l’Institut), 947
voix; Tony Robert-Fleury, 945; Julien Lefebvre, 936; Benjamin
Constant, 930; J.-P. Laurent, 912; F. Cormon, 906; Pelouze, 900;
J. Breton (de l’Institut), 897; A. Maignan, 897; E. Luminais, 887;
J.-J. Henner, 885; H. Harpignies, 880; A. Vollon, 880; Bouguereau
(de l’Institut), 878; Guillemet, 875; Humbert, 876; C. Bernier, 869 ;
Raph. Collin (nouveau), 868; Détaillé, 865; F.-L. Français, 864;

G. Ferrier, 863; Busson, 860; Vayson, 858; Yon, 836; Gérôme (de
l’Institut), 853 ; Doucet (nouveau), 847; Tattegrain (nouveau), 831;
Pille, 827 ; Merson (nouveau), 821; Saintpierre, 820; François Fla-
meng (nouveau), 804; A. Morot, 803; De Vuillefroy, 740 ; Dawant
(nouveau), 731; Le Blant (nouveau), 709; Galliardini (nouveau),
671 ; Dantan (nouveau), 651 ; E. Renouf, 632; Vibert (nouveau), 628;
Hébert (nouveau), 627; Renard (nouveau), 604; Léon Glaize, 599;
Zuber (nouveau), 575 ; Barrias (nouveau), 558; Pelez (nouveau), 525 ;

H. Lévy, 425 ; Demont-Breton (nouveau), 422; Wincker, 412; Julien
Dupré (nouveau), 369; P. Lagarde (nouveau), 352.

Section de Sculpture : Votants, 224. — MM. Etienne Leroux, 184
voix; Mathurin Moreau, 179; Boisseau, 161 ; Bartholdi, 156; Guilbert,
135 ; Alphée Dubois, 152; Blanchard, 143 ; Doublemard, 136; Gau-
thier (de l’Institut), 133; Tureau (nouveau), 132; Paul Dubois (de
l’Institut), 126; Chapu (de l’Institut), 121; Mercié, 119 ; Barrias (de
l’Institut), 118 ; Thomas (de l’Institut), 112 ; Cavelier (de l’Institut),
109; Albert Lefevre (nouveau), 104; Paris (nouveau), 103; Cariés
(nouveau), 103; Carlier (nouveau), 95.

Section d’Architecture : Votants, 110. — MM. Vaudremer(de l’Insti-
tut), 98 voix; Garnier (de l’Institut), 97; Coquard (nouveau), 87;
Bailly (de l’Institut), 82; Daumet (de l’Institut), 73 ; Pascal, 73 ; Genain
(nouveau), 68; Alph. Normand (nouveau), 49; Leloue (nouveau),
45 ; Loviat (nouveau), 44.

Section de Gravure : Votants, 222. — MM. Lamotte (nouveau), 205
voix; Sirouy, 204; Langeval (nouveau), 201; Jules Jacquet, 200;
Chauvel (nouveau), 199; Robert, 197; Mauron (nouveau), 197;
Didier, 195; Flameng (nouveau), 123; Lefort (nouveau), 122.

M. Delaunay qui, sans être candidat, avait réuni un nombre de
suffrages suffisants, n’a pas été proclamé élu parce qu’il n’est pas
membre de la Société des Artistes Français.

LA NOUVELLE SALLE DE LA FERRONERIE

AU LOUVRE

Le conservateur du département de la Renaissance, du Moyen-Age
et de la sculpture moderne, au Louvre, vient d’avoir l’heureuse idée
de réunir dans une même salle tous les ouvrages en métal, autrefois
dispersés dans plusieurs galeries, ou même qui n’avaient pu, faute de
place, être encore exposés.

Il a ainsi formé une merveilleuse collection, que le public doit être
admis à visiter ces jours ci, dans le grand salon qui contenait autrefois

le legs Davillier, au premier étage, à la suite des salles réservées à la
mission Dieulafoy.

Dans une grande vitrine qui occupe tout le panneau du fond, entre
deux ravissants meubles de Boule surmontés de groupes en bronze,
est disposée une précieuse suite de statuettes, de plats d’étain allemands
ou vénitiens, de chandeliers en fer, de coffrets, d’horloges. On y
remarque entre autres un Arion de Riccio, les Deux larrons attribués à
Michel-Ange, des chandeliers de la chapelle de Montmorency, deux
figures par Jean de Bologne ayant servi à décorer des chenets et que le
legs Bareiller a fait entrer au Louvre il y a quelques mois, des bronzes
de Donatello et de son école, des plats de François Briot et de son imi-
tateur Enderlin, etc.

Au milieu de la pièce une seconde vitrine est réservée aux médailles
et aux plaquettes. Elle est flanquée de deux tables où sont disposés des
ouvrages de coutellerie et de serrurerie.

En pendant, deux armoires encadrées de colonnes de marbre suppor-
tant des bustes, cachent les pans coupés. Celle qui est située du côté
des anciens appartements enferme des bronzes rares du seizième, du
dix-septième siècle et surto.it, à côté d’une charmante frileuse de
Houdon, d’admirables Barye : une panthère, un ours debout et quatre
petits éléphants qui n’avaient encore jamais été exposés. L’autre
armoire contient de beaux mortiers en bronze, et au milieu d’œuvres
du même métal, datant du Moyen-âge comme des chandeliers en forme
de cavaliers, deux paires de fers à gauflres aux armes pontificales ache-
tées récemment en Italie.

Contre la fenêtre du centre, une vitrine contient l’orfèvrerie : reli-,
quaires, coupes, calices, patènes, baisers de paix.

Enfin, près de la porte qui donne dans les salles Dieufafoy, se dresse
la splendide armure de Henri II, montée par des ouvriers du Musée
d’artillerie, tandis que, près de l’autre porte, ont été disposés des bou-
cliers et des épées.au milieu desquelles brille la dernière acquise, la
langue de bœuf aux armes delà maison de Mantoue.

Comme l'armure de Henri II, cette vitrine est surmontée d’un tro-
phée de pistolets, de hallebardes et de masses d’arme.

Deux beaux meubles de Boule, placés entre les fenêtres complètent
l’arrangement de cette salle, qui va compter entre les plus belles du
musée.

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pCHOS ^LRTISTI ^_UES-

Le peintre Emile Van Marcke, d’une famille flamande, qui vient de mourir
subitement à Hyères, était né à Sèvres en 1827.

Elève de Troyon, il devint et resta animalier comme son maître. Comme
lui il s’en tint au gros bétail, et le peignit depuis le Salon de 1857, °ù h
débuta, avec un talent fait surtout de probité et d’observation patiente. Le
paysage dont il entourait ses boeufs et ses vaches n’avait rien de spécialement
poétique, et rien, dans sa peinture, ne pouvait passer pour transcription litté-
raire de la réalité campagnarde. Van Marcke peignait bêtes et gens et horizons
du même pinceau solide et sincère, juste d’effet, mais toujours dans la
moyenne mesure et sans nouveauté de vision.

Il laisse le renom d’un artiste très estimé, que les suffrages de ses cama-
rades ne manquaient jamais d’élire dans les premiers du jury du Salon.
Médaillé en 1867, 1869 et 187O, E. Van Marcke obtint une médaille de pre-
mière classe lors de l’Exposition universelle de 1878. Il fut fait chevalier de la
Légion d’honneur en 1872.

Emile Van Marcke avait débuté au Salon de 1857 avec un paysage, Envi-
rons de Villeneuve-!'Etang. Il laisse un œuvre considérable, des toiles repré-
sentant des sites d’un caractère simple, des pâturages avec troupeaux, des
ruisseaux, des gués, des étangs, des bois, des habitations rustiques.

X

Le personnel de la direction générale des travaux de l’Exposition a offert à
M. Alphand son buste sculpté par M. Coutan.

X

L’architecte français, M. Marcel, a obtenu le premier prix du concours
ouvert à Bucarest pour la construction du palais du Sénat roumain. Le second
prix a été décerné à M. Ballu.

L’Administrateur-Gérant ; SII.VESTRE
.Glyptograpbie SILVESTRE & C1”, rue Oberkampf, 97, à Paris.
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