L' art français: revue artistique hebdomadaire — 3.1889-1890 (Nr. 105-157)

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Quatrième année.

N» 206.

LE NUMÉRO : 25 CENTIMES

SAMEDI 4 AVRIL 1891

L'ART FRANÇAIS

Revue Artistique Hebdomadaire

Directeur littéraire : Directeurs artistiques :

FIRMIN JAVEL

Bureaux : 97, rue Oberkampf, à Paris

SILVESTRE & O

ABONNEMENTS. — Paris & Départements : un an, 12 francs; six mois, 7 francs. — Union Postale un an, 15 francs; six mois, 8 francs

NOS ILLUSTRATIONS

PORTRAIT DE M. MAURICE BARRÉS
par M. J. Blanche,

Le jeune et célèbre auteur du Jardin de Béré-
nice, M. Maurice Barrés, est certainement l’une
des plus originales et des plus curieuses physiono-
mies de Paris. C’est ce caractère subtil et divers
que M. J. Blanche s’est efforcé de définir en ce
portrait. Je n’ose dire qu’il y ait réussi, considé-
rant (peut-êcre par ignorance de la mathématique)
certains problèmes comme insolubles.

M, Blanche, toutefois, a fait œuvre d’artiste,
et c’est tout ce -que nous pouvions exiger.

UN ATELIER DE PEINTURE
par Mlu J. Houssay.

Toujours de la grâce, toujours de la science et
de la conscience dans l’interprétation des êtres et
des choses, et avec cela une réserve si chaste
dans la transcription d’une jolie figure nue !

Mlle. Joséphine Houssay n’a jamais rien produit
de plus charmant que ce petit tableau, très remar-
qué à l’Exposition des femmes peintres et sculp-
teurs.

LA GRAND’MH RE, par Mlle KlumpTte.

M’-ie Klumpke, à la même exposition, forçait
r attention par plusieurs ouvrages, peintures et
pasteis. d’une vigueur peu commune et d'une
puissante séduction. Nous publions aujourd’hui,
des envois de.l’éminente artiste, l’un des plus in-
téressants, l’un de ceux où la pénétration psycho-
logique est poussée le plus loin. Regardez bien la
vieille fileuse dont la tête se penche sous ie poids
des ans, dont la fatigue a clos les paupières. Il y a
là une vie entière d’honnêteté, de tendresse, de
dévouement obscur. Cela est écrit sur ce front
vénérable, auquel chaque ride semble mettre une
beauté de plus.

UN CONNAISSEUR SÉRIEUX, par M, Cbataignon,

Ici, en revanche, nulle préoccupation que celle
de représenter exactement une belle fille nue en
contemplation devant son image. Modelé et
dessin, j’approuve tout en faveur du « sujet » ; en
d'autres termes, j’oublie pour un instant qu’en art
le sujet n'existe pas... ou si peu... f. j.

J. Blanche. — Portrait de M. Maurice‘Barrés.
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