L' art ornemental: revue hebdomadaire illustrée — 2.1884

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DIX CENTIMES LE NTJMÉRO

PARIS : 29, cité d'Antin. Paraissant tous les Samedis. BRUXELLES : A. N. Lebègue et O.

TURIN : Mattirolo Luigi, Via Po. Directeur et Rédacteur en Chef : G. DARGENTY NEW-YORK : Brentano Brothers.

Paris et Dé». : Un an, 5 (r. — Six mois, 2 fr. 50 ON S'ABONNE SANS FRAIS DANS TOUS LES BUREAUX DE POSTE Union postale : Un an, 8 (r. — !ix mois, 4 Ir.

EXPLICATION DES PLANCHES

Évangél:

laire.

Lampadaire.

Le lampadaire que nous reproduisons est un bronze du Musée national
de Naples. Il est de cette forme que les Latins désignaient par la dénomi-
nation de lychnuchus. Le lychnuchus est plus particulièrement un pied
de lampe disposé de manière à en supporter plusieurs. 11 est opposé au
candélabre qui, lui, ne portait qu'une lampe. Un grand nombre d'ustensiles

Des diverses collections dont se compose le Trésor impérial de Vienne,
une des plus intéressantes est certainement celle des joyaux et reliques du

saint-empire romain, c'est-à-dire de de cette sorte, de formes et de des-

l'ancien empire d'Allemagne. Cette sins différents, ont été découverts

collection unique est malheureuse- ^igifeiSBWsa.^^'?^ dans les fouilles d'Herculanum et

ment incomplète. Les orages des fc(||S elfe I ^° P°mPe') et c'est l'un d'eux que

siècles passés en ont détruit une ^ ^^W^^^^^W^^^^^^r^t î reProduit notre gravure. Tous ces

partie. Mais les restes, assez nom- "^É^^^^^âf^^^'l^^i^^^I^^^^^^^^W^^^^^^^^^^^a I Ij'chnuchi ont ce caractère commun

breux encore, sont doublement pré- jjll lllt^ ^ue 'es lampes y sont, comme dans

cieux, tant au point de vue de l'his- Uts'l i^m^^^&^^W^^^^Ê^^^^^^m^^^^^^^^^^^^ÊiBi I notre planche, suspendues par des

toire de l'art et de la curiosité qu'à ^MSIIl^^^»^^^^^^^^^^^^É^^^ir^P®^i^^^^^^^I H chaînes au lieu d'être portées sur

celui de l'histoire proprement dite. wipi jj^^^K^^S^^^^^^^^^^^^^i^^i^^^^^^^^^^^«r I «n plateau (superficies), comme c'est

Ces reliques ne remontent pas ^^Pjljj^^^^^^^^^^^^i ^^^^Ë™^^™|^j^^^^^^P^^^^j[ ji le cas pour les candelabra. C'est une

au delà du xi« siècle. ''111 4 1''»^^^®^^^!^^^' ^SB^^P^^Mifl^ff [f^^^^^^^ ■ particularité dont il faut tenir grand

Deux objets seulement font Si m yé^ÉSwj^ffl^^iil^^O^^^^^r^*4"^''tUfr': ; t$Miwitiil^ ' I compte, comme établissant une difi'c-

exception, ce sont la lance de saint Mfi I■fê&$jjKsF&Jf% j^^^g^^Hti I rence entre les deux objets et entre

Maurice et l'évangéliaire sur lequel |f|| 1 ^HSBWPswtffliiwIl^Pi^^' <^^wawBwl^^^ 1 I les mots qui servent à les désigner,

les anciens empereurs prêtaient ser- ''.^S I [^Pî^'^'^raffl B^^^^^j^^B^^ÉHi^' j

ment lors de leur couronnement. î|fflJ if ''I^nilll^^^^l^^]^^^?^^^^»'''^K^^^ I[fllf' Pendule du ?rince Esterhazy.
Ces deux objets sont cites dans les « j||Œ|v ' l^^M^ralWMllII^^^É^ '' Cette pendule appartient à la
archives des Othons, et ils datent très SI If J» chambre du Trésor de Fohrohten-
probablement de l'époque carohn- « ll^W, iwMm^BmSm^^MÊÊfi^^f'l *tein, qui contient d'innombrables
gienne, sinon des temps légendaires M| i||il^^^^^^^^i^^'S^^'^^^^^^PI^^M^^^^B{' richesses et des œuvres d'art mer-
des Mérovingiens. JMl^ veilleuses. C'est à l'Exposition d'ob-
Pour l'évangéliaire que nous 'iffll 11 :lMraiîË^S^lH^fe*^^CI«*Vsi&'S^^^ÊSBMW^ÂWt^M ' • . >• • • • x r» ,

Wm 19 flitF*^^» M | jets d art anciens, organisée a Pesth

reproduisons, il s'agit, bien entendu, WÈm II •SPfôlTOI!5:SÉl81w 1 • I or > n c .

Bilan JtVlt^ en 1876, qu elle fut exposée en com-

du manuscrit et non pas de la re- si SMm&^oM • 1 .... ,, .

WWm il WWmSr^MÊiv M^^^W^^^^^Bw^mM^^^^S^iÊê^^^W'iH pagnie de quantité d autres pièces

liure. Cette reliure est en effet de rtlraiB! KlwoSsK' S^wlilli fflk^^^^œKffiWMftMWl'^BïSsffi^^^f 1*1^ S -n

tlISlSS'^ MtiE^§Si£yP^ " merveilleuses, appartenant aux prm-

beaucoup postérieure au manuscrit »|'(^^^^l^^^^g^fHR!^^^ ? cipales familles et aux Musées de

Hongrie.

qu'elle orne et protège. Elle ne date
que du xvc siècle. Sur le plat, est une

plaque en argent doré et repoussé, fMïlj^MgM^^^^^^^^^^MÏ^^I I Louis XII. - Anne de Bretagne.

représentant le Seigneur sur son

trône céleste; à sa droite, la Vierge fff|f 1 ^^^^^Ê^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^S^M f Partout où Charles VIII passait,

Marie, tellement engoncée dans son ™M|^^^M^^^^Êr^^^^^^Êê^^^^^^^^MÊ^Ê^^r °n ^rapl>!l't cn son honneur des me-

vêtement et son abondante cheve- fffflf f^w^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^lf f dailles. L'une d'elles est un grand mé-

lure, qu'on la prendrait plutôt pour klfl|l daillon sans revers. Charles VIII est

un saint Joseph barbu; à la gauche ^1m.^^^^S^S^^SΣ^^^^^^^^^^^^^Ï^^^^^^^ coi,1'é du mortier et porte le cordon

duSeigneur,l'archangeGabriel;dans ' ..J^*™™^1111,1.....smmni^»^ j. r,.,^ de Saint-Michel. Le roi de France

les coins, les symboles des quatre Évanoeliaire était d'une laideur peu commune et

évangélistes. Les fermoirs portent le ^ * ^ sa physionomie sans finesse et pleine

monogramme de l'orfèvre et le poin- . de bienveillance fait un contraste

çon de Nuremberg. Quant au ma- remarquable avec celles des princes

nuscrit, sur parchemin coloré en violet et orné de lettres d'or, la tradition

rapporte qu'il fut trouvé sur les genoux de Charlemagne, lorsque son tom-
beau fut ouvert à Aix-la-Chapelle par l'empereur Othon II.

italiens de ce temps, où l'on trouve presque toujours dans l'expression une
grande pénétration unie à une certaine rudesse. L'artiste, dit M. René
Ménard, a su tirer tout le parti possible du profil ingrat de Charles VIII et
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