L' art ornemental: revue hebdomadaire illustrée — 3.1885

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1DI2C CENTIMES LE NUMÉRO

PARIS : 20, cité d'Antin. Paraissant tous les Samedis. BRUXELLES : A. N. Lebègue et C».

TURIN : Mattirolo Luigi, Via Po. Directeur et Rédacteur en Clief : G. DARGENTY NEW-YORK : Brentano Brothers.

Pjm's el Dép. : Un m, 5 fr. — Six mois, 2 fr. 50 on s'abonne sans frais dans tous les bureaux de poste Union postale : Un an, 8 (r. — Six mois, 4 fr.

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EXPLICATION DES PLANCHES <v\¥llft ¥$f #9féfo T™1? f 7fa comraegrand"

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i^^yM^HBnpf^*|j^' ^j' ^^lÉÉiy l'on reprit la fabrication de la porce-

Brûle-parfums en bronze. ÏÏ^^JŒ^ ' ' " "•" C^lsPI ^ °" Se souvient d'un Passa§e de

j^V*^^—^~^^^^^^"^T VOsservatore Iuorentino que nous avons

Ce brûle-parfums ou cette jardinière ^^^^^^^^^^BÊ^m(S^^^^ cité et dans lequel l'auteur dit qu'il

— car il est assez difficile de déterminer \ ■ . . ■ ■ , , . croit qu'elle fut reprise sous Cosme II,

exactement si c'est l'un ou l'autre — 'mi^^M^^^^^'^^^^^M neveu du grand-duc François, et qu'il

appartient à la catégorie des objets de ^^^C^^^^S^X^SS^^Wi1^^^^^^ cn existe la preuve dans un Giornale

décoration intérieure. Le meuble éle- g ^^^^^^^S^^^SÊ^f^^^^^4^^Êi Corte où se trouve le récit d'une fête

gant que reproduit notre gravure re- T^MB^^j^ ■ '"^^^MbL^ mBÊ^f^M solennelle donnée au palais Pitti en

pose sur trois faunes souriants à pieds TL^Mi "^fe/jiTii: '"f''' ' ' iGi3. II y est dit que les bulletins de

de boucs élancés, qui montrent avec wtef «Éarfr ^ÊÊÊ ■/M*\>**f?l forme carrée furent faits en matière

quelle liberté et aussi avec quel art les J|a^|7^ jidiw^iÊMÏ■ ^MÊ aPPelée porcellana et qu'on y avait
anciens savaient utiliser les choses de % i(&*fmÈw ÈS'SÊÊ'^"ti^^^^B^ÊÊtS^ imprimé les armoiries aux six pâlies et,
la nature et les adapter à la décoration I9» ïiR'sâ'rl ^^«ÏBP»^ au revers, un cimeterre.

^KW/t^^. question ne durent pas être les seules

Porcelaine des Médiois. ^Jjr^^^Sj^Ë^^f^Mj^^ porcelaines fabriquées à cette époque,

EHUyk WÊffîM fflhl&S mais il serait impossible d'en identifier

Comme on l'a vu, des documents . B^Lw-zJ ' wÊiïmBj ^HPfeSÏ aucune parmi celles qui sont parvenues

publiés postérieurement à cette lettre É^S^T IPÉillM jusqu'à nous. Un fait intéressant et qui

ont enlevé à Florence l'honneur d'avoir >Rp|sjm ffiryH ÊËSÊË résulte d'un document certain, que nous

produit les premières porcelaines euro- «Hra^L TOfïSlI mHtBT trouvons superflu de reproduire, c'est

péennes. En revanche, celles delà capi- iPlls jËffl MmÊP ■ l'établissement à Pise de la fabrique de

taie des Médicis sont les seules dont 'liPI fj S f W porcelaine précédemment en activité à

les amateurs connaissent des spécimens, ^IIIl /iË Mm Florence, fabrique qui, nous l'avons

du moins jusqu'à présent. liDr Rll \Èiï d'f' ava't dû être fort négligée et peut-

Que devint sa fabrique à partir wKe 111 bsH ^tre complètement abandonnée pendant

de 1584 ? L'absence de documents nous WÈ K ||Él un certain temps. De ce document très

empêche de répondre à cette question. lÈÊj W. wm instructif, il faut conclure que la fabri-

Nous ne savons si elle continua d'être ÊM B| Bn cation était dirigée en 1620 à Pise par

florissante pendant quelque temps. Il Jsj$Ê- te Niccolo Sisti, un personnage dont le

est probable qu'elle dut être négligée, Km H Hfi\ nom était resté ignoré et qui précé-

si ce n'est momentanément abandonnée, . ÈM fl Kft demment l'avait exercée à Florence,

après la mort du grand-duc François, M» Kvt C'est donc sans aucun doute sous la

arrivée peu d'années plus tard. Son Wm W&Sfa mu direction de Sisti que furent faits les

frère, le grand-duc Ferdinand Ier, qui US -témmMÈmi ï&k bulletins aux armes des Médicis dont

lui succéda cn 158/, avait les mêmes .^^^T ^lt „„,,imi J'1 ""^^^^^^^^^ iNHi^ ^ vient d'être question, et qui servirent

goûts que lui pour les arts céramiques, ^'èS^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^Êl^^t' comme billets d'entrée à l'occasion

et il dut continuer sa protection aux fl^^^^^^^ ***3!^|SKpf' 1 d'une fête donnée à la cour de Florence,

maîtres qui exerçaient cet art. En effet, '^°^*l!i^pP»^ La fabrique transportée à Pise

un certain Niccolo Sisti, dans une sup- par Niccolo Sisti, suivant l'ordre de

plique adressée à Cosme II, dit que le Brûle-parfums en bronze, trouve a Pompei. Cosme II, paraît avoir été encouragée

précédent grand-duc (Ferdinand Ier) Musée national de Naples. et subventionnée par le prince de Tos-

« l'a appelé pour introduire en Toscane cane plutôt qu'établie à ses frais, comme

la fabrication des maïoliques, à la manière de Faenza, et des porcelaines, l'était sans doute celle qui existait à Florence sous le règne du grand-duc
et qu'il voulut que ledit Niccolo fît exercer cette industrie à Florence, François. Cosme payait sans doute au potier les objets que celui-ci fabri-
et ensuite à Pise, pendant plusieurs années. quait suivant son ordre, et qu'il destinait, soit à son service, soit à des
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