L' art ornemental: revue hebdomadaire illustrée — 3.1885

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116 L'ART ORNEMENTAL.

On sait, par les comptes du receveur général de Lorraine, Georges | Parmi les débris se rencontrent des Iragments de poteries, de verres,

de Moyne, qu'elle fut achevée en 151 a, et il est juste de remarquer que ' de métaux; sur les murs quelques traces d'ornementation.

l'influence de la Renaissance y est déjà prépondérante.

Elle fut élevée sous la direction de Jacot de Vaucouleurs. L'imagcur

Mortier de Lambert Yassoes (i5 94).

Mansuy Gauvain tailla les gargouilles de la façade du Palais et sculpta la
statue équestre du duc Antoine, qui se trouvait dans une niche, au-dessus
de la porte d'entrée.

Il est probable qu'il ne s'en tint pas là et qu'on lui doit aussi les bustes

M. Chaumartin, propriétaire du terrain, qui a personnellement dirigé
les fouilles, a pu recueillir une belle tête de Minerve, en mosaïque égale-

Mortier de Nicolas Viriat ( i 7 i 3).

ment. Il nous fait l'honneur de nous prévenir que nous recevrons de lui
des renseignements détaillés sur ses nouvelles découvertes.

— La ville de Nice met au concours le monument à élever à la mémoire

affrontés de René II et d'Antoine, placés entre deux de Garibaldi. L'emplacement choisi est naturellement

pieds-droits découpés à jour. Ce Mansuy Gauvain . la place qui porte le nom du général.

fut souvent employé par le duc Antoine, quoiqu'il ^ Jf^V. 'ÊLjit La statue sera en marbre blanc.

y eût en Lorraine un sculpteur qui lui était bien "^S^^SÊÊÉ^i^^^&^BB^ L'œuvre totale devra être terminée avant le

supérieur. Nous avons nommé Ligier Richier. j|Iffjf^^^^^^!^— i^EfEt <a» * 3i janvier 1887.

On a souvent accuse les Fédérés qui, sous le ^^^^^^ÊffjC~""-ï^ f^" —

nom de Marseillais, allaient au secours de Mayence "Iflli \ /' **" '^^^Àv cS> " — <-)n continue en ce moment les fouilles régu-

assiégé, d'avoir commis des actes de vandalisme sur '^W^Ê^^^^^^^^w/S^i Hères commencées, il y a quelque temps, pour dégager

leur passage. Il n'en.est rien à l'égard de Nancy. Ce J*-^^S^^^^^S^Ê^^'<^BtSk. les restes très considérables qui existent encore du

lut par une délibération du 3o août 171)2, que le corps Cv1!âiK^''^wzrx jKwWg camp retranché établi par les Romains à Carnuntum,

municipal décida la suppression immédiate des s ta- ^W'^^^^^^^Ê^^Ê^^^jt sur 'e Danube, où Marc Aurèle résida pendant trois

tues, des armoiries et des inscriptions rappelant la /^^kjSS^^^v^^l^^^^^^^i ans lors de son expédition contre les Quadcs, et où il

mémoire des souverains. La statue du duc Antoine / ^^l^^^^^y^g^^g^i^fe,^. composa ses immortelles Pensées.

dut être comprise dans cette proscription. En 1848 \ïl'^^^S'^^'~' ' '"Î^SéI^^K.*^^ On a déjà mis au jour le forum du camp, des restes

seulement on songea à réparer ces désastres, et, en (J_^j|p!S^^^ de plusieurs temples qui l'avoisinaient, notamment

1851, la statue du duc Antoine, sculptée par Jiorné ^^>^J^m l^jjS^^p^L^^^yy un temple de Mithra, une très belle statue d'Hercule

Viard, d'après une des planches de la pompe funèbre ^^^i^^^^^^^^^^x^ et une foule de menus objets, armes, bijoux, vases, etc.,

de Charles III, par Claude de la Ruelle, fut placée datant des n° et 111° siècles de notre ère.

dans la niche qu'occupait celle de Mansuy Gauvain. v^&^f^^^^feS"i>&S^»

^w-jjjggsp 2^*TOasss>9 , — Dans les travaux de prolongement de la rue du

— On vient de découvrir, à Sainte-Colombe-les- , Statuto, à Rome, les fouilles sont continuées avec

. , • Cul-de-lampe tire de l «Orthographia » . .

Vienne (Isère), deux belles mosaïques de 1 époque la plus grande circonspection et sont surveillées par

romaine. L'une, qui a de grands dessins, un vase au DE ''0Ii' ^ANIEL Preisler. un arci1itecte délégué de la Commission archéolo-

centre et des poissons aux extrémités, est admira- gique municipale.

blement conservée. Les couleurs sont vives, bien nuancées et donnent à

l'ensemble un aspect fort gracieux. Ses dimensions sont de 2 mètres sur 3.

La seconde, d'un travail plus délicat, plus artistique, est moins bien

conservée; les encadrements en torsades doubles sont tout à fait charmants.

Le dessin général, d'un coloris un peu atténué, est relevé par des oiseaux,

canards, bécasses, perroquets, etc., etc., représentés avec leurs couleurs

naturelles.

Les bleus, les verts, les jaunes ont encore un éclat surprenant.

Les dimensions sont, au maximum, de 3 mètres sur 4.

Ces deux mosaïques, fort remarquables, sont à im,5o de profondeur dans
le sol; elles avoisinent des restes de constructions qui appartiennent à une
des nombreuses villas romaines qui longeaient le Rhône en face de Vienne.

La découverte la plus importante a été celle d'une chapelle domestique
renfermant les dieux lares.

Cette petite chapelle était revêtue de riches plaques de marbre, dont
il reste des traces sur quelques points, et avait une hauteur de 3 mètres.
Contre la paroi principale était pratiquée une niche dans laquelle on a
trouvé la statue d'Isis, représentée sous la figure d'une jeune femme, la tête
surmontée d'un globe. Cette statue est presque de grandeur naturelle et est
parfaitement conservée. Si elle n'est pas d'un travail exquis, elle n'en est
pas moins précieuse.

Les autres lares retrouvés dans Pédicule sont : Jupiter Serapis, Diane,
Vénus, Mars, Hercule, Ariane, Bacchus, etc.

G. Dargenty.

Paris. — Imprimerie de l'Art. E. Ménabd et J. Auort, 41, rue de la Victoire.

Le Gérant : EUGÈNE VERON.
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