L' art ornemental: revue hebdomadaire illustrée — 4.1886-1887

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L'ART ORNEMENTAL.

Cet objet est intéressant autant par son ancienneté que par son i
mérite artistique. La finesse et la perfection des ornements si légèrement
repoussés et des figurines gravées sont incroyables.

Portrait de Henri IV.

La bibliothèque de l'Institut possède un recueil d'estampes fort inté-
ressant, qui jadis a fait partie de la bibliothèque de l'abbaye de Saint-
Germain des Prés. Il paraît avoir été formé dans la seconde moitié du
xvii0 siècle par un collectionneur plutôt que par un véritable amateur.
C'est un volume grand in-folio relié en veau fauve, composé de 144 feuil-
lets sur lesquels sont collées, outre deux ou trois dessins, environ 23o eaux-

fortes et gravures sur bois, sur cuivre et en clair-obscur. Sans aucun souci
de classement et probablement à mesure qu'elles arrivaient en sa posses-
sion, le propriétaire les insérait les unes à la suite des autres, mais non
sans les avoir suffisamment rognées pour les faire tenir à la place qu'il
leur destinait : les œuvres de Mantegna, de Cranach, de Duvet (le maître à
la licorne), d'Albert Durer, de Rubens, etc., se trouvent pêle-mêle avec
celles des artistes d'un mérite fort secondaire. Toutes ces pièces sont con-
nues, toutes, à l'exception du remarquable portrait de Henri IV que nous
reproduisons, et dont la rareté, on le voit, n'est pas le seul mérite. Comme
il est permis de le supposer d'après-son titre, il a été gravé en Angleterre
et pour des Anglais, et, sans aucun doute, du vivant du prince, c'est-à-dire
avant le 14 mai 1610. Ce portrait est resté jusqu'à il y a quelques années

complètement inconnu en France, car il n'est peint au nombre des 79 por-
traits décrits dans la Bibliothèque historique de la France; on le cher-
cherait en vain parmi les 400 ou 450 que possède le Cabinet des estampes,
et enfin il manque aussi à la riche collection du château de Chantilly. D'où
vient-il? A-t-il été gravé d'après une peinture ou un dessin? Fait-il partie
de quelque ouvrage anglais que nous ne connaissons pas ? Quel est le nom
du graveur? Peut-être a-t-il disparu, grâce au ciseau du collectionneur ? Ce
sont des questions que nous ne pouvons résoudre.

Cariatides portant les signes du Zodiaque.

Ces cariatides ornaient le salon du château de Vaux.

PETITE! CHEONIQUE

— La plupart des journaux ont publié la note suivante, que nous croyons
devoir reproduire k titre de document :

Au moment où les subventions théâtrales vont venir en discussion devant les
Chambres et où, comme chaque année, on en demandera la suppression, sans
l'obtenir, il n'est pas sans intérêt dç mettre en regard les chiffres suivants avec
les 800,000 francs de la subvention de l'Opéra : à Berlin, i'Opéra et le Théàtrc-
Royal de drame émargent au budget du royaume pour une somme de 2 millions 1/2
de marks, soit 3,125,000 francs. A cette somme l'empereur ajoute une allocation
personnelle de 450,000 marks, soit 562,000 francs, et une autre somme de
3oo,ooo marks, destinée à combler le déficit qui se produit régulièrement chaque
année, soit 375,000 francs. Ce qui fait une somme totale de 4,062,000 francs.
A Vienne et à Saint-Pétersbourg, il en va de même.

G. D ARGENT Y.

Paris. — Imprimerie de l'Ait, E. Mknard et J. Augrv, 41, rue de la Victoire.

Le Gérant ; EUGÈNE VÉRON.
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