L' art pour tous: encyclopédie de l'art industriel et décoratif — 28.1889

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^Bibliographie

d'occuper un moment ceux qu'il croit plus grands que lui, j grâces dans un ordre de choses où les législatures ne

il a la faiblesse de se tenir pour honoré. Qu'il attende. - peuvent distinguer que les grands talens, il existe entre

_ j Plusieurs de vous, Messieurs, ont assisté à quelqu'une ces corps et les dépositaires du pouvoir exécutif une

de ces assemblées où, parmi des hommes étrangers à la bienveillance mutuelle, une faveur réciproque, garant

Histoire de l'Art pendant la Renaissance, par Eugène ^ ■ ge égente rmdigence vertueuse, cou- tacite de leur alliance secrette, et, si les circonstances le

Mùntz, conservateur de l'Ecole nationale des Beaux-Arts. D ... , . t • ■ ) ,, ■ , , ■ ,.-... ,' . ^ , ,

ronnée, dit-on: elle attire les regards, ils la cherchent, ils permettaient, de leur complicité future. En voulez-vous la

■ L'accueil favorable fait au beau travail de MM. Perrot s'arrêtent sur elle.....je ne les peindrai pas, mais ce preuve? je puis la produire. Je puis mettre sous vos yeux

et Chipiez sur l'Histoire de l'Art dans l'Antiquité devait ^ point ,à rhommag.e que mérite la vertu. Il est vrai les bases de ce traité, et pour ainsi dire les articles préli-

cngagerles éditeurs à compléter leur oeuvre en consacrant , détaillé de l'acte généreux que l'on couronne minaires. Écoutez ce même d'Alembcrt dans la préface du

une étude analogue à VHistoire de l'Art pendant la Rc- M . , , Tu,. i • -i i * -, ■ -, . i ,

„, , , ,,, .. , . . ,„ „,,„„ excite des app audissemens, des battemens de mains..... recueil de ces mêmes éloges, révélant le honteux secret

naissance. D autre part, nul n'était plus a même de mener 11 ' B '

à bien ce grand travail de critique et d'érudition que le J'ignore si j'ai mal vu; mais secrètement blessé de toutes des académies, et enseignant aux rois l'usage qu'ils peu-
savant conservateur de l'École des Beaux-Arts, un des ces inconvenances, et observant les traits et le maintien vent faire de ces corporations pour perpétuer l'esclavage
écrivains qui connaissent le mieux leurs xvc et xvi° siècles. de la personne ainsi couronnée, j'ai cru y voir, d'autres des peuples.

Le premier volume, que noiis avons sous les yeux, est l'ont cru comme'moi, l'impression marquée d'une secrette « Celui qui se marie, dit Bacon, (c'est d'Alembert qui

consacré à l'Italie et à l'ère des Primitifs. L'auteur y étudie et involontaire tristesse, non l'embarras de la modestie, » parle) donne des otages à la fortune. L'homme de lettres

successivement l'architecture, de Brunellesco à Bramante ; majs ,a gene du déplacement O vous qu'on amenait ainsi » qui lient à l'académie, (qui tient, c'est-à-dire, est tenu,

la sculpture, de Donalello à Verrocchio ; la peinture de ^ ,a g ,imeg nob]eg el honnet mais simples et » enchainé j rhomme de lettres donne des otages à la

Masaccio à Mantegna, et les arts décoratifs pendant la . ,„,.,■■ • ,. , ,, . , ,.

... , „. . .,. -, . i „,i- ignorantes, savez-vous d ou vient ce mal-être intérieur qui » décence, (vous allez savoir ce que cest que cette décence

même période. Une place suffisante a ele faite a la partie 1

bibliographique, et l'histoire de l'art se développe avec me- affecte même votre maintien? c'est que vous portez le ,, académicienne.) Celte chaîne, (cette fois il l'appelle par

lhode°appuyée sur des détails de mœurs et des anecdotes poids d'un grand contraste, celui de la vertu et du regard » son nom), cette chaîne d'autant plus forle qu'elle sera

qui, loin de nuire au récit, permettent de mettre en relief des hommes. Laissons là, Messieurs, toute cette pompe » volontaire, (la pire de toutes les servitudes est en effet la

l'idée poursuivie par l'artiste et animent la narration. puérile, tout cet appareil dramatique qui montre l'immo- » servitude volontaire : on savait cela), cette chaîne le

Nous signalerons tout particulièrement à nos lecteurs la raJe prétention d'agrandir la vertu. Une constitution, de » retiendra sans effort dans les bornes qu'il serait tenté de

grande place réservée, dans ce volume, aux industries sages loix, Je perfectionnement de la raison, une éducation » franchir, (on pouvait en effet, sous l'ancien régime, être

d'art: l'orfèvrerie, la miniature, la glyptique l'émail, la ce- vraiment pubilque voilà les sources pures, fécondes, inta- » tenté de franchir les bornes.) L'écrivain isolé et qui veut

ramique, la verrerie, la ferronnerie, la broderie, etc.; , , ,. ,, ,

enfin, au mobilier et au costume. Plus de 500 gravures '^sables des mœurs, des vertus, des bonnes actions. » toujours l être est une espèce de célibataire, (un vaurien

dans le texte et 33 planches tirées à part illustrent le récit L'estime, la confiance, l'amour de vos frères et de vos » qu'il faut ranger en le mariant à l'académie,) célibataire

et forment une véritable collection de motifs où l'artiste concitoyens..... hommes libres, hommes raisonnables, » qui, ayant moins à ménager, est par-là plus sujet ou

pourra puiser des informations précieuses. recevez ces prix; tout le reste, jouet d'enfant ou salaire » plus exposé aux écarts. (Aux écarts! par exemple,

L'Histoire de l'Art pendant la Renaissance doit com- d'esclave. » d'écrire des vérités utiles aux hommes et nuisibles à leurs

prendre 5 volumes, distribués de telle sorte que chacun j>aj m.rêté vos regards, Messieurs, sur chacune des » oppresseurs.)

d'eux forme un ensemble complet (1). A en juger par le fonctions académiques dont la réunion montre sous son » Parmi les vérités importantes que les gouvernemens

volume paru, nous pouvons sans crainte prédire à ce beau ^ . de cette compagnic considérée comme » ont besoin d'accréditer, (pour les travestir, les défigurer,

travail un véritable succès. L. R. . . , . . ■• ^ , -,

_ corporation. C est à quoi je pourrais m en tenir ; mais pour » quand on ne peut plus les dissimuler entièrement,! il en

La Peinture décorative en France du XI0 au rendre sensible l'esprit général qui résulte de ces établis- » est qu'il importe de ne répandre que peu-à-peu, et

XVI" siècle, par P. Gélis-Didot et H. Laffillée (2). semens, j'observe que l'on peut, que l'on doit même » comme par transpiration insensible, (l'académie laissait

. ...... , , regarder comme un monument académique un ouvrage » peut transpirer.) Un pareil corps, également instruit et

La troisième livraison de cet ouvrage, dont nous avons „ , i*. . „ .

plusieurs fois déjà entretenu nos lecteurs, vient de parai- avoue &* 1 académie> et composé presque officiellement » sagè, (sage, Messieurs!) organe de la raison par devoir,

Ire. Elle comprend des études inédites sur les peintures par un de ses membres les plus célèbres, d'Alembert son » et de la prudence parafât, (quel état et quelle prudence'!)

décoratives de l'église de Saint-Mîchei-I'Aiguille, de la \ secrétaire perpétuel : je parle du recueil des éloges aca- » ne fera entrer de lumière dans les yeux des peuples que

cathédrale du Puy; des exemples curieux tirés des églises dômiques. » ce qu'il en faudra pour les éclairer peu-à-peu : (l'aca-

de Normandie et d'Angleterre; des églises de Saint-Hilairê, . Si l'on veut s'amuser, philosopher, s'affliger des ridicules » demie économisait la lumière;) l'auteur ajoute, il est vrai

d'Autry, de Nevers, de Cosne-sur-l'Œil, dans le Bour- attachés non pas aux lettres (que nous respectons), mais » sans blesser les yeux des peuples et l'on entend cette

bonnais; de l'église Saint-Julien de Brioude et de la calhé- aux s littéraires (que nous ne révérons pas); il faut >» tournure vraiment académique. » (A suivre.)

drale de Clermont: des églises de Notre-Dame du tertre . ,, • ,., „ ,. . , „,, , , » » „ » „ . . . - - - » . * . . » - - » . . . . . . , . * . A . A

. „ b. , , „,, , ... ire celte singulière collection, qui de lelogc des membres

et de Kermaria, en Bretagne; de la cathédrale d A- ' n .

miens, etc., etc. fait naîlre la Plus sanglante satyre de cette compagnie. LA CHINE A L'ORDRE DU JOUR

Parlant de la décoration de l'église de Chateloy, près c'esL Ia- c'cst dans ce recueil <Iu'on Peut en contempler, ] e R p Laurent dil dans ses récUs

Hérisson (Allier), M. Gélis-Didot en profite pour expliquer en déplorer les misères, et remarquer tous les effets sur la Chine :« La Liqueur de Foe-li

le procédé du pochoir, très communément employé, selon vicieux d'une vicieuse institution; la lutte des petils en usao.e depuis des siècles dans

lui, par les peintres décorateurs aux xv° et xvi» siècles. intérêts, le combat des [lassions haineuses, le manège des jeg c0ntrees cies monts Célestes- elle

Les planches de celle troisième livraison sont tirées rivalités mesquines, le jeu de toutes ces vanités disparates „ ; mA_„-:i|Aiia#» nrnnriiW H* nL„

avec une perfection rare; le texte explicatif est vraiment ct désassarties entre lettrés, titrés, mîtrés; enfin toutes les * ™TIZ^JS inMf ^i,Zl

intéressant et nous ne pouvons rien demander de plus aux . ,. , , /., '. , , . lel 1111 viciasse mcin suuil cipitb les

auteurs que de se maintenir au niveau qu'ils ont su atteindre évolutions de ces amours-propres hétérogènes s observant, y^ ^ ^ yjolenteS fatigues; elle

dès la première livraison, sans que nous ayons eu à signaler se caressant, se heurtant tour-à-tour, mais constamment donno ^ muscles une souplesgc et

une lacune ou une faiblesse. r*™s dans l'adoration d'un maître invisible et toujours me vigueur exceptionnelles ; elle faci-

— piésent. j.je ja respirat,io^ Les montagnards

Encyclopédie d'Architecture, paraissant tous les Tels sont> à 'a longue, les effets de cette dégradante ng manquent jamais d'en boire pour se préparer à

quinze jours, sous la direction de M. A. de Baudot. disposition, que si l'on veut chercher l'exemple de la plus ung agcension ou une marcae pénible; quand les

Livraison du 1- août 1889: vUe flatte,'ic °Ù des hon?mès Pu,88ent descendre- on la chasseurs parlent pour leurs rudes campagnes d'hiver,

„ trouvera, qui le croirait, non dans la cour de Louis XIV, . „„ ,,, . i„ i- ,_„( „„;

Texte. — L'architecture à l'Exposition de 1889, M. A. de . . ' '„ ,. . . _x , -, , la garde de la liqueur est condee au plus sobie qui

Baudot. - Exposition universelle de 1889: Pavillon des mals dans ' académie française. Témoin le fameux sujet go^e à chacun S9 ration journa^re. Le Foe-li, pris

téléphones. - L'hygiène et le confortable dans les lieux du Prix ProPosé Par ce C01'PS' laV'Me des vert"s du r0> après le repas, aide puissamment à la digestion el

habités : Toilettes et lavabos au lycée Lakanal, à Sceaux. — est laPlus d'Sne d'admiration? On sait que ce programme, fortifie l'cstomac ».

Étude sur les éléments d'architecture: le point oblique, présenté officiellement au monarque, lui fit baisser les Un flacori) franco^ 5 fr.; 10 flacons, franco, 45 fr.

M. Paul Gout. — Grand prix de Home, architecture : yeux ct couvrir son visage d'une rougeur subite et invo- Dépôt du Cordial Foe-li, pour le détail et le gros,

Résultat. lontaire. Ainsi, un roi que cinquante ans de règne, vingt

Planches. — Exposition universelle de 1889: ans de succès et la constante idolâtrie de sa cour avoienl

Pavillon des téléphones : Tourelle d'entrée, M. O. André, exercé et en quelque sorte aguerri à soutenir les plus

constructeur. grands excès de la louange, une fois du moins s'avoua

Pavillon du Chili : Plafonds el coupoles, M. Picq, archi- j vaincU) et c>est a y^démie française qu'était réservé

l'honneur de ce triomphe. Se flatterait-on que ce fût là le
dernier terme d'un coupable avilissement'.' On se trom- )

$f ^t^^-t^ff $f f f Perait H faut voir, après la mort de Louis XIV, la servi-___^13^ÎL

i tude obstinée de celte compagnie punir, dans un de ses Beurdeley, 32-34, rue Louis-le-Grand.

membres les plus distingués, le crime d'avoir osé juger /y^v^AA^VVVNA<VV^N^/VNAA^VVSA^VVNA^<VVV*)

CORPORATIONS SCIENTIFIQUES sur les principes de la justice et de la raison la gloire de J Appareils Photographiques

T . ,■ . ce règne fastueux; il faut voir l'académie, pour venger ce--;-;--

j prétendu outrage à la mémoire du roi, effacer de la liste GuillemÏÏîOt et C'e, 6, rue Choron,

académique le nom du seul écrivain patriote qu'elle y eût ^<AAA(V>A/VS'VVS/S/yW^V/SA'SA<VS^^AAA^A^AA

jamais placé, le respectable abbé de Saint-Pierre; lâcheté Articles de Campagne et Jardins

par S R N Chamfort ! gratuite, qui semble n'avoir eu d'autre objet que de pro-

de l'Académie française tester d'avance contre les tentatives futures ou possibles

_q_ de la liberté française, et de voter solemnellement pour j rv 'tttttttt v▼ ▼ ▼ ^'l^^^^A ^^^J^^j*

l'éternité de l'esclavage national. Assurances Incendie, Vie, Accidents

(Smte) Je sais (luo lc nouvel ordre de choses rcnd désormais Economies sur les assurances, rédaction de polices

Mais, dira-t-on, cette aumône, elle a pourtant été reçue impossibles de pareils scandales, et qu'il sauverait même poul, toutes les Compagnies. Vérifications et redresse

dans des séances publiques et solemnelles! eh! qui ne sait, à l'académie une partie de ses ridicules accoutumés. On ments, quand il y a lieu, sans honoraires ni engage

Messieurs, ce qui arrive en ces occasions? le pauvre a ne verrait plus l'avantage du rang tenir lieu de mérite, ni ments. — J. HEMARDINQUER, inspecteur d'assu

ses amis qui le servent à leur manière et non pas à la j 'a faveur de la cour influer, du moins au même degré, sur j rances. Ecrire, 3, place Saint-Michel, Paris.

tecle.

au Plateau de la Bonne-Dame, à Nevers (Nièvre).

Petites Annonces

Les Académies

Carrelage mosaïque, 109, boulevard Magenta.

sienne; qui, ne pouvant sans doute lui donner des secours,

les nominations. Non; ces abus et quelques autres ont ^^^^VWSAAAAAAAAA/VWsA/SAA/^AAAAA^

le conduisent où l'on en donne; et avant ces derniers disparu pour jamais; mais ce qui restera, ce qui est môme BroderiCS artistiques. - TraVailX

temps, qu'était-ce que l'honneur du pauvre? et puis on inévitable, c'est la perpétuité de l'esprit qui anime ces l'aiguille

lui parle d3 fêles, d'accueils, d'applaudissements. Etonné j compagnies. En vain tenteriez-vous d'organiser pour la _---_-

liberté des corps créés pour la servitude; toujours ils Mme JLerOUUier, 19, place Tholozan, à Lyon. Mé-

çhéreheront, par le renouvellement de leurs membres suc- daille d'or (Exposition d'Anvers); Médaille d'excellence

(1) Hachette et C-, éditeurs, Paru. cessifs, à conserver, à propager les principes auxquels ils à l'Exposition de l'Union Centrale des Arts décoratifs,

(2) Cinquante planches in-folio en chromolithographie, prè3 de ..... . . . , , . . \ Pnris -1887

5(10 motifs paraissant en cinq livraisons de 10 planches. Chaque , doivent leur existence, a prolonger les espérances insen- _^7? _

planche est accompagnée de deux pages de texte, même format, ; sécs du despotisme, en lui offrant sans cesse des auxi- j\|m° ToUlTlier, 4, place de la Miséricorde, à Lyon,

avec gravures intercalées. Prix de la livraison, 30 Irancs. L ouvrage , ,. . . , «• ,. n ■ • i '

complet, 180 francs. Librairie des Imprimeries réunies, ancienne 1,a,rcs et des aft,des- Devoucs Par lem' nature aux aSens Broderies sur satin, canevas, etc. Imitation et restau-
miison Morel, 13, rue Bonaparte, Paris. j de l'autorité, seuls arbitres et dispensateurs des petites i ration de tapisserie ancienne. Cabinet de dessin.
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