Philostratus, Flavius [Hrsg.]; Philostratus <Iunior>   [Hrsg.]; Callistratus <Sophista>   [Hrsg.]; Vigenère, Blaise de [Übers.]; Artus, Thomas   [Übers.]
Les Images Ov Tableavx De Platte Peintvre Des Deux Philostrates Sophistes Grecs Et Des Statves De Callistrate — Paris, 1629 [Cicognara Nr. 1933-2]

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ADVERTISSEMENT.

sadocîrine^ elegante manierede parler% quepourlesrichejses de fes inuend
tionsja naïsue beauté defes defcriptionsfa curieufe rechercbe des mots con-
uenablesjparmy vnefigrande diuerfité de matieres^approprieZj d toutes sor~
tes deprofefiions meftiers>auec eunefort particuliere insiruBionde toutes

les plus bellesfablesD Çssantaifies de l'antiquitê, qui peuuent conuenir efire
propres d la peinturesie laquelle il traiffie le principal poinéî^ cequife trou«
uedeplus recommandé exquissisçauoirîinuention, auec l’ordonnance
disiofitiue 3 que les Grecs appellentœconomie ou œcodomie, dontdependtout
lesçauoir3 lagrace,tsi accomplifiement de cefiart > nesiantpas donnédtom
dauoirladexteritéjïsi pratiquedefçauoirbienordonnerplufieurs perfonna-
ges enfemble„ engefies3 acîions conuenables Çsinonridicules, asind’expri-

mernettement, dïvne esficace quicontentel'œill 3espritdeshommesJa
ehofeqmjdoitefirereprefentée> auecle moinsdetraitsdontonfepuijfepaf
fer. N’ayant pas toutessoù efcritfeulementde la peinture, mais plusieurs au~
tresfubiets encore pour excercer laieunesse dfçauoir deuifer^ efcrire d pro-
pos d'infinies belles chofis, dont ilacurieufementrecherchélaproprietèdes
motSy aufquels ilfaitparoifireauoirefiêmerueilleufementbienverséin-
siruict, Lefquelleschofes toutesfois il couppe fort courtçne les difant qu'dde-
my-mot auec<vne telle briefueté 3 quUfaut esire merueilleufementatten-

tisd fa leffure pour la biencomprendre : car il s 3efiudie depropos deliberéd
se rendre obfcur.commesipar cette difficultéU en vouloitbannir le vulgatre^
de sorte quilefioitbiennecesfaired 3tvneaufii doffeplumequelafienne,pour
enfaciliter îintelligence au public.

Aîais quelle autre eufion peu rencontrerplm heurefement que celle dusieur
Blaise de Vigenere que les François ne peuuent nommer fans luy
rendre quelque honneur^pour les belles pieces toutes rances moyfies dîanti-
quitfque cetexcellent perfonnageafaitreuiure en la Francefioitparfes exa-
Bes mais fiuides elegantes traduéîions, ou par fes docîes (si neantmoins
intelligibles comentaires jsi annotationsjsiprincipalement fur cetautheur?
Ses eueilles(si fes labeurs îayantmaintenantrendufi facile^quilnyaesirit
figrofiier qui rîen puisse tirer de îinfirustion. JMais comme cela ne regarde
que îœil de ÎMme, lequel encore ne peut efirefipleinementfatisfait parle dif
cours^comme parîaStionoulareprefentatwnd ,evnechofe3dontlœilcorporel
luy donne njneparfaite connoissance, la pourtraiturefembloit bien esire requi-
sedce riche ouurage, pour le faire paroisire pluspompeux au public. Carne
plus ne moins quela beauté de îespritfemble du toutmutde ,si elle ne rayonne
en dehorsla splendeur des belles conceptions qui îillufirent enfoninterieur,
îsi par la parole oupar laplume ne se fait connoifire au public : Aufii femble
il dejsectueuxjde vouloirfimplement reduire en difcours ce qui desiend entie-
rement de la 'veuës (si •vouloir efcrire ouparler des tableaux fans peinture^
dautant quencore que îinuention despende de îesiritfê parconfequentelle
puifseefire communiquèe par le difcours :Si efi-ce qu'en ce qui concerneles
imaginations de ces idêes > elles nontautrefin que d'efire reprefentées parle
crayonjepinceau ^ ou le burin. Voila le d’efaut qui auoit peu esire iufques icy
encestableauxde platte-peinture. Carmefnesilyagrandeapparencequils
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