Philostratus, Flavius [Hrsg.]; Philostratus <Iunior> [Hrsg.]; Callistratus <Sophista> [Hrsg.]; Vigenère, Blaise de [Übers.]; Artus, Thomas [Übers.]
Les Images Ov Tableavx De Platte Peintvre Des Deux Philostrates Sophistes Grecs Et Des Statves De Callistrate — Paris, 1629 [Cicognara Nr. 1933-2]

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M E N E C E E.

Ilte\fant i mmolerce tiensls MenecéetfourleÇdutdeU ch&fepubliqiiajîaU moins tu vctix'woyenner quel-
que heureufe ijju'ede laguerreprefente. Etpuis apres encores. li eft besoin defocnstce au rcpaire oh
te dragon naturelhabitant dupays fut engendré, JurueiUant tresftoigneux dù cours de Dircê, & ejjandre
son mortel/angcomme vne oftrande à U terreycur apyaiser l’mdignation immèrée de Mars contre Cadmus,
V'oulant msnmêment ceDietrvençer le meurtre de Jon forpent*

T E l s que fnt cesclair-hrunsde teintoliuafire,queùrijèlesilsd'Arifion. II y a au Grec, oîoî/rb (jm-

Aiqgtcùv ^i'Ôoç.Pourlepremieriln’yapointdedoutequeparle liisd’Arïston il ne Vüdlleicy en-
tendre le Philosophe Platonjenfantd’Ariston, &de Perixioné , ou Potoné : appellédu com-
mencement Aristocles, &c depuis Platon,à cause de scs larges espaules; vn peu hautquant ô£
quant toutesfôis. Plutarque enlahuiftiesme question du huiTiesme liure des Sympoliaques,
dit que le Dieu Apollo s’apparut lanuidau pere, luydesendant bien expreiTém'ent dê ne tou-
cherde dix mois à ià femme. De quoy l’on presuppose qu il fut engendré deqüèlque intéllb-
gence diuine,6c non d’vn homme mortel. Quant à ce mot de ,<mAïfôooç, cela esl vers lasin du
cinquiesme liure de la Republique, où Platon parle en cette sorte. N’éftes-vompointainsi ajfè-
tJionnez, enuers lcs beaux ieunesgarçons ? L’vn qui fera carnm-, votts. le maintimdrez> esire de cela iant
plm agreable : Üautre a vn grand nez, aquilin , vom sappellerezj Royal: CeUy qui tiendra• le milieu des
dettx, vem ftmbira du tout bienpropornonné : Les bruns, vom les direz> virils & robuftes : ér lesblam
chescharnures,lesenfansdesDieux. Lequel lieu aesté allegué par Piutarquc, au traiâré' intitulé,
dea tS ccaosiv, de l’ouyr,G\\yommenttlsaut ouyr. oi yoiui ov copa 7îztvvzç fovyem ddzvncn tov ïpcosatov vj
A<ï6xoiç fijo, Qècàv Trdidetç ctva^Adv ,fo.XcLVctç q , avsoiKOiç , vs tvv qquftv, ÇaeiAotov , js tov oifov, 'shi-
yqeav,tvv stopgov smzoeaifogstoç (MX'ipgyv, acnruÇs&t J dytTra. Quelques-vns toutesfois veu-
lentlire,/^AaJ^A£<>e?ç,c’estàdire, verd-brun , &c non /uœAipgooç , qui signifîe couleur de miel,
lequclefl: aucunementpalle.Toutesfois cendlpasceque veutdireicy Philostrate,carilop-
pose ceteint icy à la charnure blanche : Parquoy iene sçay s’il faudroitpomtplustost lire (m-
Actygpoç. Ien endecideray rien : au lieu de cela adiousteray icy les carmes de Lucrece au
quatriesme liure, ou il a vsé de ce mesme mot.

Nigra /uaX'iygooç eft : immunda & fætida azoegsç *

Cdfia 7ru.ALd.di0v y neruofo , dr lignea, Aopfoçt
TaruGla, pumilio s vs^esmv''tu, tota merurn fol, &c.

Cequ Ouide aimité au secondde PArtd’aimer..

Ncminïbm mollire licetmala: fftca vocetur,

Nigrior Illyrica cui pice fonguis erit.

Si pxta efi, Venerï JimiHs : si ssaua ? Minerua i
Si graciles, macie ■âu.e mala vijà Jua cft.

Die agtlem quacumque breuis : qua turgida , plenam »

Et Uteat vitium proximitate boni.

Pius au second des Elegies.

Candida me capiet, capiet me ssatta pùeüa t
Eft enim in suftco grata colore Fenm.

Seu pendent muea pullt ceruice capilli,

Leda fuit nïgra confttcïenda coma.

Âu regard de ce mot àVSûç, il sembleque Phiîostratc ait voülu faire queîque alluhon au
pastàge dubanquet Platoniquejlàoù Agathon,sur lesloüangcsd’Amour, venantàparler de
la beauté d’iceîuy, dit quel’asiduelle conuerfotiondeceDieuparmy lesJleurs, laluy cause'-d’autant qu’en
tout ce qui efi defittué de fa flcur, ou esidesta sennéftsseftnftoitl’ejjrït, (oit le corps, ou autre chofte quelcon-
quesamais l’Amour nefaitfa dtmeure. CAIais quelquepart qu’vn lieufe trouue fieury & bicn odorant, ils’y
annichevolontiers. Dansle Phedrns, il parîe sous leriom de cheuaux, deladisposition de deux
adolescëri$,l’vri gaillard &: robuste ,tel presqüe quenostre autheür dépeint icy Menecée j SC
l’autre effeminé , Hacque &moh

O r tenant fin efpée auporng, &c. E u r i p i d e en la mesme tragedic, aAh eiiu, vs çcsi cfi \twjA~
^icovdzpôov,Scc. Maisàem’en vois,& duplm hautduparapettemedonneray dansiagorge,en me lançant U
has en l’obfiure &profonde cauerne duferpent >• fielon que le Prophete La annoncé,pour la dcliurance de cepays.
Pausanias és Bœotiques.^ Thebespres laporte Nctejon votd la sipulture de Menecéeftls de Creonsle~
qucl fuiuant l’oracle apportéde Delphes fetua volontaircment, lors que Pôlynices y amena iarmee d’Argos.
Toutcontre ce tombeau ejlcreu vngrenadier, dôntfivom prenez vnepomme,efiantparuenuè à maturité,&
en rompezj teftcorce,ce qui refie au dedans repreftente ie he siaj ijuci fang, combïen que Larbre ftoit verdpar
tout.En quoy Pausahias(cemesemble)nenousditpaS de grandes merueiiles. Carceiase void
bicn és meures, pesches,&en d’autres fruids, qui ontle suc auHi rouge que sang.

A c A v s E que les amesftont ordmairement amoureufcs de labeautédes corps ou ellcs reftdent. Platoil
auPhedon appelle les esprits,ou plustost fantosmes ombrageux,quiapparoisscnt quelquesfois
autour desscpulehres, fiufoç (ptAâoo/soTviç, corame qui diroit, Ames amoureuscs descorps :

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