Philostratus, Flavius [Hrsg.]; Philostratus <Iunior>   [Hrsg.]; Callistratus <Sophista>   [Hrsg.]; Vigenère, Blaise de [Übers.]; Artus, Thomas   [Übers.]
Les Images Ov Tableavx De Platte Peintvre Des Deux Philostrates Sophistes Grecs Et Des Statves De Callistrate — Paris, 1629 [Cicognara Nr. 1933-2]

Seite: 50
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l'rois degrcï
çn amour.

Âmiot a.
mieuxtraduit

aitlsi, DoU'X ejl

le fru't£li‘}U'And
point ny <e de
garie, Qni le
cuetlür Çecrete-
ment engarie.

L’amour rc-
cipro^ue.

P0RPHYR.E.

sortic : 6c encor d’vne chose ayant vie tres-propre à esmouuoir la sensualité en la personne.
PlinC audernier liurechap.6.a accouplédeuxdeces pierres ensemble. CUudim Cœsar 'imaraç-
dosmducbat,&Sardomchas. Mais le rubis n’a pas esté dedié icy à l’Amour, ne le diamant, ne lo
saphir, parce que ce sont pierres trop dures : toutainfi qu’vn cœur graue, seuere,& posé-rasiiSj,
n’efi: pas si apte à rcceuoir ne l’Amour,ne ses impresiions, comme vn bien gay,leger,mal-adui-
sé,& peu caut. Quant aux paniers efioffez de ces trois sortes de pierrcries ; esquels ces A mours
clb.iyent les pommes qu’ils cueilîét, il y a encores quelqu’autre sens mystique caché làdestous,
non des plus mal-aisezà dcschiffrer, tellement queie ferois tortà l’esprit & suffisance des Le-
£teurs, de leur descouurircclaqu’ils peuuent assez deuiner 6c comprendre d’eux-mesmes. Au
reste, l’or, dont il dit que sont leurs carquois, aissès &: paniers, a tousiours estê en fort grandc
reputation en Amour: TesmoinglapluyedeDanac,&: assez d’autresendroits. Dont Ouide
ne se contente pas gueres au second de l’Art d’aimer.
i_Aurea (imt verè mnc jkcula, plunmm auro
Vœnit honos > auro concilïatur amcrr.

C A r en njoîla quatre lesqlus excellens en heautéde tcm, qui se sont separez> de U trouppe, dont tes deux
fe comhattenta hellespowmes,&c. II y atrois degrez 6c dispositions en l’Amourjle commencemcnt
ÔC les approches,auant que battre à bon escient la place; Ce sont les baisers 6c autres telles mi-
gnardises 6c caresses, representées par des pommes, car cela n’cst qu’vn jeu d’enfans : Le pro-
grez puis-âpres, c’est à sçauoir la iouïssance, quand on vient aux prises, 6c que l’on s’enferro

l’vn l’autre : &laterminationquifine&:declinetousioursennoises,riottes,contentions&:de-

bats,representcz parla lutte, oùils le mordent &:e(gratignent:Le tout comprissousces trois
pasiionsfte desir, la iouissance;&: la repentance. Quantà ce jeu de pommes, à guise de cannes,
011 de carrouselles pratiquces en Espagne à la genette,ce licu de Pindare s’y rapporte fort bien
cn la seconde des Isthmies.

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(pceTèç, oavi ygvcrttsj7WKa)V

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'VOV j UAVld (pdpjutfy OWJCLVTO/Jjl&t 2

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OÇ vç idv U&ÏQÇ dip($V JSt<P&di%LÇ

dCQçjvH fjvdç^^-v dcsiçuv OTrdçatVt,

tes anckns(o Thrafjhule) tom ceuxentierement qui montoientAtt chariotdes Muses aux fcosons d sor,a!Uns
au dettant de leurs hien-aimez> auec leurtantrenommêe lyre, Unçoientpromptement des chanjons douces &
harmonieufeSy ensaueur de quiconque d’entreux, essant heauy auoit quelque agreahle pomme automnale, qui
leur renouueUsivnejguiîlon&flouuemrde Venm seantaubien-ouuréthrofne. A ce mesmepropos Plu-
tarque alieguanten son Amatoire vn vers de quelque ancien Poete; rAi>jt£ 07m<pv?&xoç eMs-
?§i7totoç. La gardemife arriere, illuy cueille fespommes. Car lapomme&la figureestoient lesdeux
fruids principaux de V enus, mais en opposites considerations 6c regards.

To v T cecy ricftautrechojèqu’amitié&dejirmutuel. Phornuteenlalpeculation des Dieux dit3
que l’Amour est appellée de lasoigneuse inquisition 6c encherchemet que font les amou-

reuses personnes de la chose qu’cllesaiment: car hdjvt\3 vaut autant àdirequ’inquisitioiij/ô’àü-
ra 8’ c'i7V7r>sç epiov. Va-t’en enquessede fes chcuaux. Ilest ausfi appellé î/uœ&ç, c’est à diredeflr, pourcc
qu’il se laiiïe aller 6c tràsporter pour iouïr de ce quiparoist beau à ses yeux>ou àsa pensée:Dont
Cholute au rauistementd’Helene,auroitchanté ces vers. 7mricdv{v èch!>x,djî r ifjjtodhùv ftacnAyicti
Pensott de voir le Roydes amoureux defin. Et Platon au Phedre, parie d’vne liqueur qui coule dc
cette fontaine, que lupiter esprisde l’amourde Ganymedenomme îjuaç^v, ouftuxionamou-
reuse. Les autres interprctent cet Îjjæ&ç , quasi \\fja^ç, comme rendant douces 6c appriuoisées
les plus sauuages 6cintraitables creatures.Parquoy quelques-vns lefont estrc frere de l’amour
ou des Cupidons, dont il y a (ce dit là dessus Phornute) tousiours vne grande bande autour de
Venus,en lieu de gardes 6c satellites: Et l’appellent aussi avTî^ç, amour mutuesfils de Mars 6C
Venus ( ainsique ditCiceronau ^.de lanature desDieux) lequelon representoitmystique-
ment auec deux ssambeaux allumez, ioints 6c liez ensemble. Pausanias és Eliaques, fait aussî
mentio d’vne figurede Cupidon 6c Anteros, lequels’efforce d’arracher vne branche dc palme
que l’autre tient en ses mains.Et Porphire le Philosophe en a forgé vn telapologue ou fidion.
Jjue Venm s’apperceuant comme le petit Cupidon eftant encores en ensance, ne prostoitpoint, s’en allapour
cette occafio au conjeil à la Decjfe Thcmù,qui luysit reJsonfe,quil auoit hefoin d’vnAnteros ou contrc-Amour»
pour luy correjsondre, à ce qu’ils peujfent s’entre-fecourir l’vnl’autre. quoy Venus obtemperant engendm
cAnterosi Jjuï m sutpasplussoss en lumïcre, que Cupidon conmença à croistn,à dÜater & eftendre fes
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