Philostratus, Flavius [Hrsg.]; Philostratus <Iunior> [Hrsg.]; Callistratus <Sophista> [Hrsg.]; Vigenère, Blaise de [Übers.]; Artus, Thomas [Übers.]
Les Images Ov Tableavx De Platte Peintvre Des Deux Philostrates Sophistes Grecs Et Des Statves De Callistrate — Paris, 1629 [Cicognara Nr. 1933-2]

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strnatiom Maisftir mtftaudes, tromperies & menfonges, dontilssontsomerains arcbitecîes. Au demeu-
rant, qu’il y ait quelque facultc ne puissance au lieure, propre à exciter ou attraire l’Amour, ie
ne le pense^ auoir leu nullepart,sidauenturePhiloftratc nevoulokdonner surcetEpigram-
me de Martial.

Si quando leporcm rnittis rnihi Gellia, mand&s->

Formof'is fiptem Marce diebm eris.

Si non derides ,fi 'verum Gellia mandasy
Edfti numquam Gellia tu leporem.

Et ce qui se souloit dire à ce mesme propos dé s Empereur Aîexandre Seuere,que le continuel
vsage de la chair de lieure,sauoit rendu ainst beau, graeieux 8c affable»

Venatus sacit & lepus comcfus,

De quo continuum capit leporem.

Ce que mesmeauoittouché auparauant Plineau io. chap. du iS. liure, en ces mots; mais iî hy
adjouste pointdefoy. Somnos sierilepore sumpto incibis, Catoarbitratur. Vulgus&gratiamcorporitn
nouemdies, fîiuoloquodamioco. Qne s’il prouoqueainsi le dormir,comnie le cuidoit Caton, cela
n’est gueres bien propre à s Amour. Mais s’il a le moyen d’embeilir la personne,&: que rien ne
se trouue de piüs grandeefticaceen EAmourqüe la beauté,ainsi que le deduit Piatondans
sAlcibiades premier, le Conuiue, &: le Phedre ; par conscquent aussi le lieure pouirroit auoir
quelque iieu en cet endroit. Ou bienjs’il pouuoit rendre shomme plus vertueux &: gaillard
pour bien contenter ses amours (si daduentureilvenoit aux prises de la iouissance) ainsique
Theophraste raconte de ie ne sçay quelleherbe ou racine, qui se trouuoit en Scythie, suffisan-
tc pour fairepasseriusquesàsoixante caîrrieresenvniournaturel ; comme fit Hercule enuers
les fiües de Theiste, en nombre de cinquante, lesquelles il depucela toutes en vne seule nui<ft,
qu’il estoit encores fort ieune, dont il en eut autant d’enfans; Qui fut le plus fort combat &: af-
Faire où il se trouua en iour de sa vie; Cela de vray seroit bien de plus grande efficace que tous
lesfards ny beautezde ce monde,car c’est cequi sert le plus à maintenir s Amour entre les
deux parties, selon que tesmoigne Ouide au z. liure de s Art d’aymer,

Sed lateri necparce tuo,pax omnis in illo esi:

Concuhitu grior eft infictenda Venus.

Et là dessiis en donne q\ielqués restaurens &: excitatifs,

Sunt qui prxcipiant herbas faturea nocentes
Sumere, iudiajs ifia rucnena meis.
x^Aut ptper vrttcæ mordacis fimine mistent?

Tritaque in annofio flaua pyretra mero.

Candidus Alcathoe qui mittitur njybe Eelasga
Bulbus, & ex horto quœ 'uenit herba fklax*

Oudque ficmantur, nec non bumentia mella $
jgudfquc tulit folio pinus acuta nuces.

A propos duquel Bulbe ou Eschallotte, Martial en a auiïî dit cccyt
Cum fitanus coniux, & fint tibi mortua mcmbra,

Nil aliud Bulbis quiim Jatur efse potes.

Ce qu’il a pris de la Comedie d’Aristophane, intitulée, lesprefchantes, là oû vn ieune homme
ayant esté pris aucollet par de'ux vieilles edentées, il leur demande comme illuy serapossible
toutenvn mesme tcmps de faire voguerdeuxbarques ainsi vermouiuës &:sur-années : l’vne
respond; apres que tu auras deuoré vne chauderonnce d’eschallottes. Car Varron ordonne de
les cuire ende l’eau pout cetvsage; &: Apicius y adjoüste des pignons,5cdelagrainedero»
quette,auec du poiure.

Voye Z-yous point ce rocber d’ou sortnjn gros bouïllon d’eau ? Sçachez, pour eurayqu'vne Venus esiLs,
Platon met vne Venus Celeste, aussi bien quvn Amour ; pure &: nette, ne se souciant d’autre
chose, ne cherchant rien quelconque qu’vne splendeur reluisante en la diuinité, où par vne
tres-feruente Amour qu’elie produit &:engendre, elle taschecontinuellementd’attirer nos
ames, &: les vnir à s essence de Dieu ; comme celle qui en est la propre marque &: image. Salo-
mon s appelle la Sapience, par laquelle, comme dit Hermes en s Asclepius, ihomme qui ess vrt
merueilleux miracle en Nature, vn animaltres-honorable, voire digne dJeftre adoré. pajse a vne condition du
tout diuine, & esi sait Dieu , defirïsiwt lapartie de ihumanité qui efi en luy, &si tenant a ce qui eftde diuina
Voila ceque ditHermès;dont rien ne se sçauroit trouuerde pius Chrestien, ny quiquadre
mieuxde touspoin&sauvrayfilsdu.Dieu Eternel, quia parfaitementeu en soy cesdeuxNa-
tures. Mais pource que les Amours dontparle icy Philostrate sont terriens,il leur adjoint aussî
vne Venusdemesme,charnelle &: voluptueuse,coustumierementretirée és grottes,cauernes,
&: semblableslieux ombrageux, obscurs, sçachant assez que ses maintenemens &a&ions ont
besoin de couuert,côme dit Pindare,4^ la nuidî&obsicurité ontlameilleurepart>&leplusdesaueur
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