Philostratus, Flavius [Hrsg.]; Philostratus <Iunior> [Hrsg.]; Callistratus <Sophista> [Hrsg.]; Vigenère, Blaise de [Übers.]; Artus, Thomas [Übers.]
Les Images Ov Tableavx De Platte Peintvre Des Deux Philostrates Sophistes Grecs Et Des Statves De Callistrate — Paris, 1629 [Cicognara Nr. 1933-2]

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A M P H I O N. 87

giaques a ausi Uippar efcrit, qtïAmphion dedia lepremier vn atitel a ce T)ieu-, & qidensatieur de ce} illuy
donna vne lyre. T ouchant cet arc musical dc Lydie, Pline zuy. liure^chap.jé.ditairtfî. Aeolm fils Pline.
d’ Helenesjrouua la confderatwn des 'vents-.AmphwnJa Mufique: Panje haut-bois: Mercurejaflutte d neus
trous:Midas en Phrygie,le cornetd bouquw.Marsias}deuxchalumeaux accordez, etfiemble:&aumefinepays
Arnpbionja mode Lydienne : la Donque,Tharniras de Thraceda Phrygienne le dejfusdit Marfias : la c. ithare
Amphion, ou Orphernfelonlesautres,ou Linüs cormne aucuns 'ueulentdire. Mais pour reuenir à ces por-
tes de Thebes3Hyginus au 69.chap.de ses Fables,en parle ainsi. Amphionquiferma Thebesdc mu-
railles, appellalesfiptportesdu norndejes silles, Thera, Cleodoxe, Afijnome,Afhcy\itia, chias, Oggygia,chlo-
ris. Ces sept portes sont encore nommées autrement (comme nous auons desia dit)'& mesrne
Pausanias enses Bœotiques, met que laNeite est ainsi appellée par Amphion} de la corde dice
Neté;cpdi\ inuentalàendroit ensaharpejou bicn deNeides son Nepueu,le hlsde Zethus.

Tovt avtant qudyade tons en la lyre. II dit qu’Amphion mit sept portes à sà nouuelle
closture deThebes,autantqu’ily auoit de tons ou de cordes en salyre.Lucianau traidé de l’A- Yc 1A
strologie monstre, que les Grecs n 3apprirent iamais rien que cefoitde cet art,ne des Ethwpiens,ne dcs Egy-
ptiens j mais que ce fut Orphée qui la leur enfeigna : non gueres appertement toutcsfois, ny au net, ains le tont
tmbromllé, & couuert d’enygmes & tnyfteres ; pource qu’il luy Jembla le deuoïr fatre ainfi: Car ayant mis en
point sa lyrejl insiitua les Orgyes, ou ilchantoit des facrcz, Cantiques. La lyre au refie n’ayant que fept cordes,
monfiroitpar cela l’harmonie & accords desplanettes. Etainfi Orphèe recherchant &pratiquat ces belles confi-
derations,amignotoit,gaigmit,& attiroit a luy toutes chofès,car cecy ne regardoitpas d vne lyre comune, dcnt
çn iouèpourpafse-tcmps snynefe foucioitpasgueres plm de toute autre efiece de mufiquesparce que la fienne
partii nliere esioit teile que njom venez, d’ouyr cy-defius. Ceque les Grccs voulans honorcr> luy afsignerent <vne
placeauciel, > !douquelquenombred'efioillescomprfisenfimbleJontappelléeslalyred’Orphée. Plutarque au pLVtarq3*
recueil qu’il a fait de îa Musique,dit que lepeu de cordes, & lafimplicitégraue, aecompagnée d’vnema-
ieftenonsardée, reuenoit phts augouft des anciens, que lesplus ajfeùîées & mignardes manieres : Parquoy ce
n''cftoitpoint vne ïgnorance, ne saute depratique qui les rangeoit d cela. Etnefautpaspenfir, qu’Olympus, ne
ceux qui l’imiterent depnis, eujfent retrancht iaplnralitéér 1varietédes cordes ,pour n’en jçauoir vfer, & s’en
preualoirs ains pource qu’ils iugeoient cda superjîu,& du tout inutile, voire pluspropre a corrompre & desbau-
cher lesperfonnes, qu’d rechercherlaperscïion de la mufique. Et de faiH, olympus ne s’aidant fèulement que
de trois cordes, a laijsé neantmoins derriere luy totts les autres, qui auecplusgrand nornbre se jont ejforccz de
jèsgaler &atteindre.Trop bien dit-il puis apres ; que Terpander Antisseien, y rechercha plus de
tons; n’y ayant eu iusques àson temps que sept cordes. Èt és Apophthegmes Laconiciens, que
Emerepesestant Ephore,couppadeuxcordesà Phrynis, lesquelles il auoitde nouueauadiou-
stées àsalyre^luy disant,ne corrompspointainstlamuiique: Qu’ils luypermirenttoutesfois
de choislrcellesqu’il voudroitque ce fustent,oud’enhaut, ou d’enbas. Quantàce poindl des
troiscordes quiestoient sansplusenlapremierelyre, Diodore au premierdesantiquitez, dit
cecy. OnfaitMercureauoirefiéautheurdelalyred troiscordessaitesde nerfs, d l’imitatumdestross faijôns
de i’année : carla vcix aiguè ou le dcfsus,represènte l’Esiét lagraue ou la bajfè-contre, l’Hyuen & la moyenne
qniefilataiile, le Printemps. Fulgentius au 3. liurede son Mythologique,examine le tout de plus FviGt
haut,disant ain si.Les Muficiens ont misdeux ordresen leur art: ie troisicfine iis l’y auroicnt adioufiéçomme * \ v s.
prefiquepar neafiité& contramte,amsique dit Hermes: 11 ddèvmsv, ri sttTEoySsm, v cwT^ftscùvftefid dire,ou
de ceux quï chantent, ou de ceux qui ioüent des infirumens, oii rien ne va que des doigts ; 011 des fonncurs de
fiuttes & corncts,& autrestels inftrumens d vent.Le premierdoncquespartde la viue voix, laquelle efiprom-
pte de fubuenird tout ce qui depend de la mufique: Peut aufii rehaufjerô* remplir ies seintes ou demy-tonsi ac-
cordèrvoixpareilles,&adoucirlesdftonnemtns', adoucirles tons& ics voixi &enrichirlesfiredons&pafsd-
ges de la gorge. La lyre fuit puis-apres au fecond lieu : & comblen qu’eiie satisface d iaplus grandipart de ces
chofes, ne peut pas toutesfois fournira toutce que la viue voix peutdefey : trop bien pourroü-elle accompltr le
ieu dessuttes,quiftont la dernierepartie de la mufique<, Caria lyre a cinq degrez, au chantera quatreparties,àin~
fique dït Pythagoras, apres auoir amenèles mesurèes cadences d vn accordde ia mufique : dontla premiere esi
le Viapasion ou ociauc, ce qu’on appelie en Arithmetique Diplafion, dsiçauoir laproportion d’vn d deux : la jè-
conde Diapente (quinte) Hcmioiion ès nombres, nous difèns deux d trois : la tierce Diatcjsaron, les Arithmeti-
ciens Epitritos, de trols a quatre: la quatriefme ftle tonfles Anthmetiques Epogdomft.e cinq enuers quatre. Et
pource que les reigles d’Arithmetique nepermettentpas de pasfèr outre, d caujède la bornc ou hmitc du noue-
naire,car le nombre de dix efl ie commencemc nt & premierdegré d’vn autre ordre, iifautpar confcque?it qu’il
y aitencore vne cinquiejme mode d’accord qui s’appelle Plarmonie, teiie qui eft de huici d neuf. Car outre ce
nombre,vom net rouuerez,point d’ autve conyoriHion ny ajfemblement. 11 s’ensuitdoncques que lamust-
que a sept parties,oumanieres; DiastemeSjSistemes^PhthongueSjTonSjDemy-tonSjMetabo-
les, ôc Melopces, dont Virgile au sixiesme a ainst parlé :

Necnon Tnïcim ionga cum vefte Sacerdos j

obloquitur numens siptem difcnmïna vocum.

M a 1 s stfinalement il m’cst perm’s de discourir &:al!egoriser làdestiis austî bien que les au-
treSjie diroi§ enpremier lieu^que la tortuë en la ly re denc le Ueu de l’vniuers: car la partie de la

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