Philostratus, Flavius [Hrsg.]; Philostratus <Iunior> [Hrsg.]; Callistratus <Sophista> [Hrsg.]; Vigenère, Blaise de [Übers.]; Artus, Thomas [Übers.]
Les Images Ov Tableavx De Platte Peintvre Des Deux Philostrates Sophistes Grecs Et Des Statves De Callistrate — Paris, 1629 [Cicognara Nr. 1933-2]

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ÜO

S E M E L E.

E ton nerre cii apparence sirude&impetueux,
&C lesclair enuoy ant vn tel estincellement à la veuê': le
feu aussi esprisde laE.oyalemaisonceieste: toutcela
bat (sidaduenture vousne lesçauez)survnetelleoc-
casion& propos. V ne grosse nuée de feu enueloppant
la cité de Thebes, s en va d’vne grande furie &C esclat,
donneràtrauers lecombleduPalaisdeCadmus. Iu-
piter,àlafaçondes amans,senallant selonlacoustu-
me visiter Semelé5kquelle (coramcie pense) est desia
expirée ; &C Dionysus (par lupiter) vient naistre emmy le feu5pendant que la
sembknce de Semelé5 ainsi quvne ombre obscure, monte là haut au ciel5 où
les Muses k celebreront. Mais Dionyius ayant fausse le ventre desa rnere,,
s’en jettedehors, &C plus clair luisant quVneestoille, rend par sasplendeur le
feutenebreux &C sombre. La ssammeauresteseseparant5luy façonnei'ene
sçay quelle apparence de grotte plus agreable que celle d’Assyrie, ne de Ly-
die:Car les lyerres5auecleurs bellesgnsppes, sontparcreuxà l’entQuriôC
les vignes desia3 ensemble les arbres du Thy rse, sortent si voiontairement de
k terre3qu’ily en a quclques-vncs mesmes emmy le feu: dont il ne se fautpas
esbahir, si en faueur de Dionysus elle couronne les ssammes, comme ccllc
qui doit d oresnauant rager auec luy 5 &C kissera puiser le vin à pleins seaux
dedans les fontaines : traire pareillement le ki£t 3 tant des mottes 3 que des
cailloux, tout ainsi que de deux mammeiles. Escoutez Pan, commeil grin-
gotte Diony sus sur la cime du mont Citheron; sàutant5 balk nt5 ce mot d’E-
* îamentera uion cn la bouche. Mais Citheron en forme humaine # lamentera bien tost
gvcc Cporte! e l es douloureux accidens qui y doiuent aduenir5 couronné pour cette heure
tT’defiaTer dVn chappeau de lyerre 3 qui luy panche nonchakmment sur la teste5 tout
maux futurs, prest^cheoir^ Catcest bienfortcontresoncœur5 dese voirainsiparépour
funpot Sstopov s amour de Dionysus. Et voiksenragéeMegere quipkntevn sapinpresde
iuy3&faitsourdre vnefontainedeau-viue5à cauièdu sangd’Adeon, &de
çTTjXÏÏ Pcntheus 3 qui s y doit respandre.

ainenir bien

toîL . ___*------—— —-— — --- ii ■■■"»

ANNOT ATION.

E B a c C H v s, il y auroit nrop de choses à dire, qui îes voudroit non resuiure
6c parcourir toutes, mais n’en toucher que iommairement vne bien petite par-
tie.Car îa Theologiedes EgyptienSj&ranciensGrecSjestpresquetouteassignée
sur cette puiisance ou emanationDiuine ,qu’ils appellent tantostdu nomds
Bacchus ouDionysus, tantostde celuy du monde, du Soieil,Phebus,Àpolîons
Pluton, Apis, Anubis,Osiris, 6c infinis autrestels titres&:qualitez;conteiiant
(ce dient-ils) destouscetteescorce, quiàlaverité deprimeface cst bienfortridicule, tous le$
pius grands mysteres 6c secrets deNature.On lefaitencore estre vnemesme chose auec lanus
6c ie S.PatriarcheNoé. Etqui plusest, onlerepresentepar vntriangle;laplushaute&: excei-
lente marque ou symbole de touces celles qu on attribuë àla Diuinité. Et Plutarquc cntre les
autres,s’esfbrce en ses Symposiaques,de verifierque c’est ie mesme Dieu des Hebrieux- 6c que
toutcs îes obseruations Iudaïquesnesont autre chosequeles propres ceremoniesdeBacchus.
Mais ie îairray reîs discours à part, comme de trop grand’ suire 6cimportance, & vn peu cha-
toüilieux, pour venir à des choses de pius de piaisir 6c contentement, 6c de moindre danger.
Lucian donçques en ses Diaiogucs des Dieux, parle ainside cette fantastiquc 6c bizarrena-
tiuité.

N E P x v N E
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